bristol, le week-end

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Vendredi matin, départ pour la visite du Southwest que Cécile propose a tous ses invités, vu que le billet de car coute la modique somme de 7£10 et est valable pour toute la journée et tous les bus et cars du coin. Les bus bristoliens sont girly a souhait, dans les tons roses et violets, avec des étoiles sur le pare-brise, et les barres a l'intérieur sont d'un suave bleu-vert turquoise. Le pire, c'est quand les passagères (les quatre !!) se mettent au diapason...
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bristol, le week-end
En fait c'est un savant mélange de bus, avec des arrets réguliers, et de car, qui dessert tous les petits bleds. Les routes de campagne sont bordées d'arbres, de champs pleins de vaches superbes, noires et blanches, et fines, pas nos gros machins dont le ventre déborde de tous les cotés, et puis des moutons, des chevaux, des chevres, des porcs, bref toute la panoplie de la contrée rurale et verdoyante. Elles sont a peine assez larges pour que deux voitures se croisent, alors imaginez deux bus...
 
A Glastonbury, je constate que Cécile n'a pas exagéré : les hippies, goths, babacools, adeptes de med-fan, magie blanche, chamanisme, ésoterisme et tutti quanti sont ici chez eux, et je mitraille les vitrines, toutes plus extravagantes les unes que les autres. J'en profite aussi pour poster les cartes que j'ai acheté la veille a Bristol, ca fait une jolie photo pour le site de Sido :)
bristol, le week-end
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On pique-nique devant une église dont le jardin est parsemé de tombes, et un vieux fait une insolation - faut dire que les Anglais n'ont pas bien l'habitude des températures supérieures a 25 degrés, et il en fait bien deux ou trois de plus :) Du coup, on renonce a monter voir la Tor, une tour perchée sur un mamelon, visible a des kilometres a la ronde, d'ou son nom, puisque contrairement aux apparences linguistiques, tor signifie colline. A defaut de l'avoir vue de pres, j'en garde un souvenir sur la bouteille d'eau prise au supermarché (aucun souvenir par contre du gout de l'eau elle-meme, qui sort de la colline, d'apres l'étiquette). Apres une bonne grosse balade dans la ville, pause au pub pour un cidre en terrasse, et re-bus pour Wells, qu'on a traversé a l'aller. Outre une palanquée de charity shops, comme partout, Wells est nanti d'une gigantesque cathédrale, ce qui en fait la plus petite "city" d'Angleterre. Les églises ici ont le plafond peint et sculpté, histoire de compenser les vitraux, pour la plupart tres sobres suite a des démolitions massives a l'époque de la Réforme - certains ont ensuite été recréés a partir des débris, et sont donc joliment colorés bien que totalement abstraits. Cécile m'apprend aussi que le film Hot Fuzz a été tourné ici, le réalisateur ayant réussi la prouesse de filmer le centre-ville sans qu'on apercoive une seule fois la cathédrale... 
 
Et puis comme on a le temps, le billet, et le soleil, on décide de pousser jusqu'a Bath, la ville thermale upper-chic jumelée avec Aix :) Le chauffeur a plus d'un quart d'heure de retard, parce qu'a la gare routiere de Bath, d'ou il arrive, une mamie s'est fait coincer sous le soufflet d'un bus a rallonge. De fait quand on y arrive, les flics sont la, cordon de sécurité, bache au sol pour masquer le sang, bref un épisode des Experts gratos en live. Bath est effectivement tres Aix-like, les batiments sont d'une belle pierre crémeuse, et il y a des lions peinturlurés un peu partout, comme on a eu nos vaches. Malheureusement mon appareil photo decide que sa batterie est vide, et celui que me prete Cécile fait la meme chose un peu plus tard, how frustrant. De notoire a Bath, outre les thermes romains, il y a le Circus, une place évidemment circulaire entourée de petits immeubles ornés d'une frise de symboles tous différents - enfin certains reviennent régulierement mais mis en scene de maniere unique sur chaque blason. Signalons également un autre crescent, somptueux, qui surplombe une pelouse mi-réservée aux habitants du crescent, mi-publique, sur laquelle on croise des familles en plein barbecue, des jeunes en pleine partie de foot sauvage, et des trentenaires qui sortent apparemment d'un mariage et sirotent leur "pimms" : un cocktail a base d'un alcool dont Cécile a oublié le nom, mélangé a de la limonade et des bouts de fruits (concombre, menthe, orange, pomme, fraise, citron), parait-il typique et rafraichissant. Il y a également l'Assembly Room, ou il était de bon ton de venir se montrer et chercher mari au temps de Jane Austen (qui n'aimait pas la ville mais en a fait le cadre de son roman Northanger Abbey, et il y a maintenant un centre dédié), et un pont de pierre qu'on prend pour une rue tout ce qu'il y a de plus normal jusqu'a ce qu'on le voit coté riviere. En sortant d'un supermarché ou Cécile achete a grignoter, je trouve un genre de couronne des rois en plastique, que je me cale sur la tete, ce qui me vaut un "ow, you're a princess !" de la part d'une nénette dans la rue, et un petit salut de la main compliqué et complice de la part du chauffeur qui nous ramene a Bristol - a Marseille, j'aurais probablement eu droit a un "peuchere, c'est carnaval, aujourd'hui ?!", plus moqueur que sympathique...
 
Bref, deux jours de crapahutage intense, du coup samedi on s'est tapé une flemme intersidérale, impliquant un croulage sur les canapés du salon, a faire vaguement la sieste devant deux ou trois épisodes d'Hercule Poirot (vachement chouette en version anglaise !). Je vous raconte la suite du week-end en rentrant de la tournée des charity shops qu'on s'apprete a faire - j'ai trouvé une seule chemise pour André, c'est pas possible :)

Publié dans balades_Bristol

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