à deux doigts du pétage de câble
Pour continuer dans la série "mes chefs me font chier", voici les dernières blagounettes en date.
D'abord, vendredi dernier, texto de Mme P, la responsable des véhicules : "Merci de me ramener impérativement la carte grise en rentrant de Fuveau". Je rappelle la madame pour lui dire que concrètement, ça fait un mois que j'y vais plus, à Fuveau, que là, je suis à Ensuès, que j'enchaine avec Allauch, et qu'il sera 21h30 quand je reviendrais dans le centre-ville, donc faut qu'elle oublie, là, vite. Me dit de la poser dans la boite aux lettres parce qu'il la lui faut impérativement lundi matin (tout est toujours impératif, avec elle, et surtout urgent de la veille), lui répond que je peux même la lui remettre en mains propres vu que je passe de toute façon pour mon rendez-vous de fin de mois, eh oui, me dit que comme il n'est pas planifié elle ne me l'a pas proposé, "Parce que moi je respecte les jours de repos", ben c'est bien aimable à vous, c'est pas comme si c'était du luxe.
Lundi matin, après un coucher pas raisonnable vers une heure et des brouettes pour cause de webmestrie sidoniesque intensive, réveil 6h30 par le garage d'à côté qui veut que je bouge ma voiture (comme je dis au gars "C'est pas plus mal que ça soit la mienne, au moins vous savez à qui demander", et il a été sympa comme tout, pas comme certains de ses connards de collègues). Rendez-vous de fin de mois, une heure et demi le temps de vérifier planning passé et planning à venir, plus les papiers de la voiture, photocopie de la carte grise, retour à la maison onze heures bien tassées. Et une matinée pourrie, une. Aprèm pillage de tissus chez Ikéa avec Fanny, besoin d'appeler Sido pour les mesures, ça capte pas, arrêt au bar, café au lait et jus d'airelles, et oh, un texto du boulot, "Contrôle technique demain à 10h" au garage juste à l'autre bout du centre-ville, dans un coin désert à part un méga-centre médical et un géant casino, voir le mail envoyé - de la part de la meuf qui m'a affirmé qu'elle au moins elle respectait les jours de repos. C'est une blague ?! Retour d'Ikéa, téléphone qui sonne dans la voiture, c'est marrant parce que j'ai qu'une seule sonnerie mais je devine toujours quand c'est le taf qui appelle, et bingo, "Bonjour c'est votre responsable, c'est pour savoir si vous avez bien reçu le message de Mme P pour le contrôle demain". Bah, je passe pas l'intégralité de mes jours de repos à attendre que le boulot m'appelle (quoique je serais pas déçue), mais à priori si on m'envoie un texto ET un mail, y a des chances que je m'en rende compte rapidement...
Donc mardi, après une nuit encore trop courte (mais ça m'apprendra), un nouveau réveil par le gars d'à côté (pas de bol, ce mois-ci ils ont eu plein de taf, d'habitude c'est tous les mille ans), et un départ pour le garage, j'étais censée me pointer à 9h30 pour un rendez-vous à 10h, donc pointage à 10h faut pas pousser non plus, dédicace à Coralie avec un horrible cri primal dans la voiture, et j'ai passé une heure à bouquiner devant le casino en attendant ma caisse. Retour, crevée, aprèm en ville avec mes cousines, crevée, diner lasagnes saumon-poireaux-poivre pour cinq (Fanny et André se sont greffés), coucher une heure encore, crevée.
Mercredi RAS à part une petite journée 9h30-21h, et un diner chez ma mère, qui a laissé sa baraque aux cousines pendant qu'elle est à la Réunion chez son chéri, bonne ambiance avec Seb (qui imite à s'y méprendre le cri guttural du chat mâle en chaleur), Chloé et Hélène, retour une heure, suis exténuée.
Jeudi, encore un réveil par le gars du garage, ça commence à bien faire, et je me gare où, moi, en rentrant après tout le monde ?! Ca tombait quand même bien sinon je serais encore en train de dormir. Accompagnement à Aix le matin, je reviens à la maison, un mail de Mme P qui n'aurait pas du m'arriver, dans lequel elle s'offusque que j'ai osé demandé mes samedis matins en plus de mes deux jours, "Il n'est pas admissible qu'une salariée à temps plein ait deux jours et demi de repos par semaine" - parce que des journées de treize heures, des semaines de cinquante et des mois de cent-quatre-vingt, ça l'est ?!!! J'ai répondu calmement que j'avais précisé que j'étais juste "susceptible" de ne pas être dispo pour cause de bénévolat Emmaüs, mais que si ça posait problème, je pouvais revoir à la baisse mon temps plein. Et une goutte d'eau de plus dans le vase... Ensuite, formation express à midi sur les respirateurs et les pompes à gastrostomie (j'ai gratté comme une malade pour la faire, ça concerne un peu les trois-quarts de mes patients et j'en ai marre de me faire zapper à chaque fois), départ avant la fin pour un accompagnement rajouté in extremis, dommage, je pensais profiter de la fin d'après-midi pour laver la voiture en prévision du contrôle par la chef ce matin, j'ai du déclarer forfait, ayant mangé en tout et pour tout une tablette de chocolat dans la journée (Lindt lait-noix caramélisées, excellent), coucher 8h.
Ce matin, lever 7h, départ pour la station-essence une heure après, et nettoyage de la voiture de fond en comble. J'ai fait l'intérieur des vitres au vinaigre, les joints de portières, le tableau de bord et les rails des sièges à la brosse à dents (Sido, merci de l'avoir oubliée en octobre !!), j'ai gratté les moucherons collés en bas des portières, frotté chaque centimètre carré de la carrosserie, utilisé six jetons à un euro pièce pour trois minutes d'aspirateur, salopé mes collants tout propres, bref, j'ai maudit cet engin de malheur pendant une heure et demi, et complètement oublié de regarder sous le capot - où la chef a pu ensuite constater qu'il y avait un mégot de clope en phase de décomposition (merci les fumeurs de l'autoroute), et qu'il n'y avait plus de liquide pour les essuie-glaces. Elle m'a quand même félicité pour la propreté du véhicule, mais je crois que je l'aurais crucifié à la première réflexion désagréable. Elle a aussi admis qu'elle s'en cogne de mon nombre de jours de repos, mais qu'il fallait que j'évite d'en parler aux collègues histoire de pas foutre la merde - en même temps, si mes collègues sont elles aussi aux heures, je ne vois pas en quoi c'est gênant qu'elles aient des jours de repos, mais de toute façon y a pas trop de raison de s'inquiéter, elles acceptent toutes de bosser comme des tarées, genre 24h d'affilée, cent heures en deux semaines et ce genre de trucs (non, l'esprit syndical et le respect du droit du travail ne sont pas vraiment à la mode, par chez nous).
Et ce matin, alors que j'attendais que ladite chef ait fini de traiter un énième problème gravissime et urgentissime (en gros, quatre accompagnatrices qui ont juste droppé le groupe de dix vieux de la maison de retraite, je vous avais raconté cette bonne blague ici), une responsable qui m'appelle : "Oui bonjour, vous savez pour le dossier à Ensuès, la fille du mardi n'est pas au point avec le geste d'aspiration et le patient ne se sent pas en confiance, vous pourriez y aller pour lui ré-expliquer ?". Donc là c'est très simple, c'est non. A un moment donné, faut juste arrêter, sinon je vais vraiment, mais alors vraiment, m'énerver, et ça va vous faire tout bizarre. Vous m'avez pourri mon week-end précédent, et si je suis de repos le lundi et le mardi, c'est pas pour le plaisir, c'est un peu parce que je fais quarante heures entre le mercredi et le dimanche, et moi je vous fais pas CHIER tous les week-ends à vous appeler toutes les dix minutes pour vous demander de faire des heures supp. La fille en question a suivi la même formation que moi, si elle est pas au point, c'est pas mon problème. Je vous jure, j'adore cette responsable, elle est au top même sans comparaison avec les autres, mais là, j'ai failli lui hurler dessus. Donc non, mardi prochain, et lundi aussi d'ailleurs, je suis à Montélimar, et le boulot pourra mailer, appeler, textoter et gratter tant qu'ils peuvent, je les emmerde. Merci d'avance pour votre soutien inconditionnel, les ami-e-s :)
A part ça, samedi soir, aniv de Caro chez Fanny, guinguette, pétards et whisky-caramel (un seul, je suis arrivée juste pour la fin de la bouteille), coucher tardif mais j'ai adoré le commentaire de Chloé au retour : "Putain mais elle va vite et elle est vachement stable sur ces chaussures !", et oui, les diablotines étant beaucoup moins hautes que les autres, j'avais presque l'impression d'être en pantoufles :) (façon de parler, la dernière fois que j'en ai mis je devais avoir six ans).
Chloé a d'ailleurs sorti pas mal de perles à cette soirée (cf la brève du jour), notamment lors de cet échange avec Raphaël. Petite mise en contexte : mes cousines sont arrivées tard, Cécile déjà en bustier et Marion qui s'atelle au serre-taille, que Cécile lui serre copieusement dans le dos, lui coupant quelque peu le souffle, et donc Raph dit, un peu sarcastique, "Franchement, c'est impressionnant ce que les filles sont capables de subir pour être belles", et Chloé qui lui répond "Mais est-ce que t'as déjà vu une seule fille habillée confortable ?... Et honnêtement, est-ce que t'as eu envie, comme ça, cash, de la baiser ?!". J'ai trouvé ça d'une remarquable profondeur...
Marion a aussi contribué à la rigolade générale en nous parlant de son chat : "Oui, j'ai un chat, un gros chat, je l'ai récupéré, il faisait la pute sur l'autoroute.", le tout avec son petit air naïf, c'était tordant. Et aussi, mardi soir, alors que Fanny et André nous expliquaient l'amoncellement de bordel dans le salon suite à la fin du déménagement de monsieur chez mademoiselle, et le nombre incroyable de planches en vrac, souvenirs d'étagères potentiellement réutilisables, Marion qui sort d'un air blasé "Mon mec, enfin, mon ex, il a une grande collection de planches. Toutes classées par taille..." - ça sonnait comme un psychopathe, en live.
Sur ce, j'ai encore zappé d'appeler Sido, il est tard, j'ai pas fini ma semaine, donc bonne nuit, et merci encore de lire ma prose, promis je vais me calmer sur le taf et revenir à du plus léger, futile, frais, ironique, etc...
D'abord, vendredi dernier, texto de Mme P, la responsable des véhicules : "Merci de me ramener impérativement la carte grise en rentrant de Fuveau". Je rappelle la madame pour lui dire que concrètement, ça fait un mois que j'y vais plus, à Fuveau, que là, je suis à Ensuès, que j'enchaine avec Allauch, et qu'il sera 21h30 quand je reviendrais dans le centre-ville, donc faut qu'elle oublie, là, vite. Me dit de la poser dans la boite aux lettres parce qu'il la lui faut impérativement lundi matin (tout est toujours impératif, avec elle, et surtout urgent de la veille), lui répond que je peux même la lui remettre en mains propres vu que je passe de toute façon pour mon rendez-vous de fin de mois, eh oui, me dit que comme il n'est pas planifié elle ne me l'a pas proposé, "Parce que moi je respecte les jours de repos", ben c'est bien aimable à vous, c'est pas comme si c'était du luxe.
Lundi matin, après un coucher pas raisonnable vers une heure et des brouettes pour cause de webmestrie sidoniesque intensive, réveil 6h30 par le garage d'à côté qui veut que je bouge ma voiture (comme je dis au gars "C'est pas plus mal que ça soit la mienne, au moins vous savez à qui demander", et il a été sympa comme tout, pas comme certains de ses connards de collègues). Rendez-vous de fin de mois, une heure et demi le temps de vérifier planning passé et planning à venir, plus les papiers de la voiture, photocopie de la carte grise, retour à la maison onze heures bien tassées. Et une matinée pourrie, une. Aprèm pillage de tissus chez Ikéa avec Fanny, besoin d'appeler Sido pour les mesures, ça capte pas, arrêt au bar, café au lait et jus d'airelles, et oh, un texto du boulot, "Contrôle technique demain à 10h" au garage juste à l'autre bout du centre-ville, dans un coin désert à part un méga-centre médical et un géant casino, voir le mail envoyé - de la part de la meuf qui m'a affirmé qu'elle au moins elle respectait les jours de repos. C'est une blague ?! Retour d'Ikéa, téléphone qui sonne dans la voiture, c'est marrant parce que j'ai qu'une seule sonnerie mais je devine toujours quand c'est le taf qui appelle, et bingo, "Bonjour c'est votre responsable, c'est pour savoir si vous avez bien reçu le message de Mme P pour le contrôle demain". Bah, je passe pas l'intégralité de mes jours de repos à attendre que le boulot m'appelle (quoique je serais pas déçue), mais à priori si on m'envoie un texto ET un mail, y a des chances que je m'en rende compte rapidement...
Donc mardi, après une nuit encore trop courte (mais ça m'apprendra), un nouveau réveil par le gars d'à côté (pas de bol, ce mois-ci ils ont eu plein de taf, d'habitude c'est tous les mille ans), et un départ pour le garage, j'étais censée me pointer à 9h30 pour un rendez-vous à 10h, donc pointage à 10h faut pas pousser non plus, dédicace à Coralie avec un horrible cri primal dans la voiture, et j'ai passé une heure à bouquiner devant le casino en attendant ma caisse. Retour, crevée, aprèm en ville avec mes cousines, crevée, diner lasagnes saumon-poireaux-poivre pour cinq (Fanny et André se sont greffés), coucher une heure encore, crevée.
Mercredi RAS à part une petite journée 9h30-21h, et un diner chez ma mère, qui a laissé sa baraque aux cousines pendant qu'elle est à la Réunion chez son chéri, bonne ambiance avec Seb (qui imite à s'y méprendre le cri guttural du chat mâle en chaleur), Chloé et Hélène, retour une heure, suis exténuée.
Jeudi, encore un réveil par le gars du garage, ça commence à bien faire, et je me gare où, moi, en rentrant après tout le monde ?! Ca tombait quand même bien sinon je serais encore en train de dormir. Accompagnement à Aix le matin, je reviens à la maison, un mail de Mme P qui n'aurait pas du m'arriver, dans lequel elle s'offusque que j'ai osé demandé mes samedis matins en plus de mes deux jours, "Il n'est pas admissible qu'une salariée à temps plein ait deux jours et demi de repos par semaine" - parce que des journées de treize heures, des semaines de cinquante et des mois de cent-quatre-vingt, ça l'est ?!!! J'ai répondu calmement que j'avais précisé que j'étais juste "susceptible" de ne pas être dispo pour cause de bénévolat Emmaüs, mais que si ça posait problème, je pouvais revoir à la baisse mon temps plein. Et une goutte d'eau de plus dans le vase... Ensuite, formation express à midi sur les respirateurs et les pompes à gastrostomie (j'ai gratté comme une malade pour la faire, ça concerne un peu les trois-quarts de mes patients et j'en ai marre de me faire zapper à chaque fois), départ avant la fin pour un accompagnement rajouté in extremis, dommage, je pensais profiter de la fin d'après-midi pour laver la voiture en prévision du contrôle par la chef ce matin, j'ai du déclarer forfait, ayant mangé en tout et pour tout une tablette de chocolat dans la journée (Lindt lait-noix caramélisées, excellent), coucher 8h.
Ce matin, lever 7h, départ pour la station-essence une heure après, et nettoyage de la voiture de fond en comble. J'ai fait l'intérieur des vitres au vinaigre, les joints de portières, le tableau de bord et les rails des sièges à la brosse à dents (Sido, merci de l'avoir oubliée en octobre !!), j'ai gratté les moucherons collés en bas des portières, frotté chaque centimètre carré de la carrosserie, utilisé six jetons à un euro pièce pour trois minutes d'aspirateur, salopé mes collants tout propres, bref, j'ai maudit cet engin de malheur pendant une heure et demi, et complètement oublié de regarder sous le capot - où la chef a pu ensuite constater qu'il y avait un mégot de clope en phase de décomposition (merci les fumeurs de l'autoroute), et qu'il n'y avait plus de liquide pour les essuie-glaces. Elle m'a quand même félicité pour la propreté du véhicule, mais je crois que je l'aurais crucifié à la première réflexion désagréable. Elle a aussi admis qu'elle s'en cogne de mon nombre de jours de repos, mais qu'il fallait que j'évite d'en parler aux collègues histoire de pas foutre la merde - en même temps, si mes collègues sont elles aussi aux heures, je ne vois pas en quoi c'est gênant qu'elles aient des jours de repos, mais de toute façon y a pas trop de raison de s'inquiéter, elles acceptent toutes de bosser comme des tarées, genre 24h d'affilée, cent heures en deux semaines et ce genre de trucs (non, l'esprit syndical et le respect du droit du travail ne sont pas vraiment à la mode, par chez nous).
Et ce matin, alors que j'attendais que ladite chef ait fini de traiter un énième problème gravissime et urgentissime (en gros, quatre accompagnatrices qui ont juste droppé le groupe de dix vieux de la maison de retraite, je vous avais raconté cette bonne blague ici), une responsable qui m'appelle : "Oui bonjour, vous savez pour le dossier à Ensuès, la fille du mardi n'est pas au point avec le geste d'aspiration et le patient ne se sent pas en confiance, vous pourriez y aller pour lui ré-expliquer ?". Donc là c'est très simple, c'est non. A un moment donné, faut juste arrêter, sinon je vais vraiment, mais alors vraiment, m'énerver, et ça va vous faire tout bizarre. Vous m'avez pourri mon week-end précédent, et si je suis de repos le lundi et le mardi, c'est pas pour le plaisir, c'est un peu parce que je fais quarante heures entre le mercredi et le dimanche, et moi je vous fais pas CHIER tous les week-ends à vous appeler toutes les dix minutes pour vous demander de faire des heures supp. La fille en question a suivi la même formation que moi, si elle est pas au point, c'est pas mon problème. Je vous jure, j'adore cette responsable, elle est au top même sans comparaison avec les autres, mais là, j'ai failli lui hurler dessus. Donc non, mardi prochain, et lundi aussi d'ailleurs, je suis à Montélimar, et le boulot pourra mailer, appeler, textoter et gratter tant qu'ils peuvent, je les emmerde. Merci d'avance pour votre soutien inconditionnel, les ami-e-s :)
A part ça, samedi soir, aniv de Caro chez Fanny, guinguette, pétards et whisky-caramel (un seul, je suis arrivée juste pour la fin de la bouteille), coucher tardif mais j'ai adoré le commentaire de Chloé au retour : "Putain mais elle va vite et elle est vachement stable sur ces chaussures !", et oui, les diablotines étant beaucoup moins hautes que les autres, j'avais presque l'impression d'être en pantoufles :) (façon de parler, la dernière fois que j'en ai mis je devais avoir six ans).
Chloé a d'ailleurs sorti pas mal de perles à cette soirée (cf la brève du jour), notamment lors de cet échange avec Raphaël. Petite mise en contexte : mes cousines sont arrivées tard, Cécile déjà en bustier et Marion qui s'atelle au serre-taille, que Cécile lui serre copieusement dans le dos, lui coupant quelque peu le souffle, et donc Raph dit, un peu sarcastique, "Franchement, c'est impressionnant ce que les filles sont capables de subir pour être belles", et Chloé qui lui répond "Mais est-ce que t'as déjà vu une seule fille habillée confortable ?... Et honnêtement, est-ce que t'as eu envie, comme ça, cash, de la baiser ?!". J'ai trouvé ça d'une remarquable profondeur...
Marion a aussi contribué à la rigolade générale en nous parlant de son chat : "Oui, j'ai un chat, un gros chat, je l'ai récupéré, il faisait la pute sur l'autoroute.", le tout avec son petit air naïf, c'était tordant. Et aussi, mardi soir, alors que Fanny et André nous expliquaient l'amoncellement de bordel dans le salon suite à la fin du déménagement de monsieur chez mademoiselle, et le nombre incroyable de planches en vrac, souvenirs d'étagères potentiellement réutilisables, Marion qui sort d'un air blasé "Mon mec, enfin, mon ex, il a une grande collection de planches. Toutes classées par taille..." - ça sonnait comme un psychopathe, en live.
Sur ce, j'ai encore zappé d'appeler Sido, il est tard, j'ai pas fini ma semaine, donc bonne nuit, et merci encore de lire ma prose, promis je vais me calmer sur le taf et revenir à du plus léger, futile, frais, ironique, etc...
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