changement de programme
Au menu aujourd'hui, virevoltes et imprévus.
D'abord, soft, ce matin, avec le départ en Corse vendredi de ma mémé Madrague, d'où expédition viande et courgettes par anticipation. On sait jamais, au cas où elle crèverait de fin entre le lundi matin où elle rentre et le lundi midi où je vais lui faire les courses. Et manger deux fois de la soupe le même jour, vu qu'il en a pour un régiment au congélateur ? Non, c'est pas envisageable. Enfin, j'en ai profité pour laisser un message au plombier, rapport à l'avancée des travaux et à son chat qui l'attend...
A midi, plus technique, visite au bureau pour récupérer la mission des quinze prochains jours. Un tétraplégique, marié à une Alzheimer, localisé aux Pennes-Mirabeau ("Mais vous avez le GPS, vous ?" - Bien sûr, oui oui, toujours au frais dans son emballage d'origine). Mon boulot ? Faire celui des infirmières, qui sinon appellent en larmes chez Arcade pour nous traiter d'incapables. Sic. Je devrais pouvoir échapper à la corvée de suppo, pas au brossage des dents, rasage et change de couches. Enfin, j'ai que lui à gérer et il aime les avions, on va s'entendre :).
Cet aprèm, j'arrive à la maison de repos de mr le baron, sise officiellement bd Pèbre, en vrai rue Raphaël Ponson, dans le prolongement de la rue Raphaël (était-ce bien la peine de changer le nom de la rue ???). Personne à l'accueil et bien sûr je n'ai pas son numéro de chambre (déjà que j'ai du préciser à ma chef que c'était pas bd Tèbre...). Je finis par dénicher un aide-soignant (?) viril comme un tube de mascara, qui propose quand même de m'accompagner (euh, franchement, quatrième étage à droite, je devrais trouver, merci), et je monte à la chambre en question, pour trouver mr tout étonné de me voir débarquer à 14 h au lieu de 15 h comme d'hab. Tiens, c'est curieux, jeudi dernier je vous ai demandé si le changement d'horaire était normal et vous m'avez dit que oui. Et le programme ? Ciné ? Ah, bien. Le jardin des Finzi-Contini ? Connait pas, mais pourquoi pas. A 15h50 ? Comme ça je finis vers, oh, 19h ? Aux Variétés ? Et vous comptez que je me gare dans les parages ? Bon... Je vais pas cracher sur une occasion de parfaire ma culture cinématographique en bossant une heure de plus que prévu, allez, c'est parti. Le problème de ce monsieur, c'est que s'il reste assis trop longtemps, il tient très mal debout ensuite - et qu'il ne veut pas le reconnaitre, donc il démarre au quart de tour. Mon problème à moi, c'est de réussir à gérer avec juste deux bras ma jupe longue, mon sac, et ses deux bras à lui, sans compter l'acuité visuelle destinée à repérer les aléas de la chaussée mais diminuée par les cheveux dans la gueule - forcément, pour mater le sol, je baisse la tête. Bon, il a failli se rointer à la sortie de la voiture et encore pire à la sortie du film, mais on a évité le pire. Le film en question, de Vittorio De Sica (plutôt connu pour des films de play-boy) démarre comme une comédie de moeurs kitsch, pour finir en drame poignant sur la déportation. Sortez vos kleenex... ah non, j'ai les deux mains prises.
Et pour finir, comme Lise est amoureuse et Raphaël tête en l'air, la soirée gnocchis prévue depuis dix jours s'est annulée comme un soufflé sorti trop tôt du four. Hélène était contente que je la tienne au courant, moi qui vois sa fratrie tous les jours quand elle n'en a des nouvelles que tous les six mois. Ma mère a bien proposé une pizza en ville après récupération de mon frangin à l'aéroport, mais quand elle a réalisé qu'on se retrouverait vers 22h, d'un coup ça lui a paru beaucoup moins jouable. Du coup, soirée repassage...
Ah, sinon, j'ai réussi un très beau créneau, catégorie mouchoir de poche - enfin, feuille de pq, plutôt. J'ai bien poussé un peu devant et derrière, mais ça leur apprendra à laisser la place d'une smart pour s'assurer une sortie facile !
D'abord, soft, ce matin, avec le départ en Corse vendredi de ma mémé Madrague, d'où expédition viande et courgettes par anticipation. On sait jamais, au cas où elle crèverait de fin entre le lundi matin où elle rentre et le lundi midi où je vais lui faire les courses. Et manger deux fois de la soupe le même jour, vu qu'il en a pour un régiment au congélateur ? Non, c'est pas envisageable. Enfin, j'en ai profité pour laisser un message au plombier, rapport à l'avancée des travaux et à son chat qui l'attend...
A midi, plus technique, visite au bureau pour récupérer la mission des quinze prochains jours. Un tétraplégique, marié à une Alzheimer, localisé aux Pennes-Mirabeau ("Mais vous avez le GPS, vous ?" - Bien sûr, oui oui, toujours au frais dans son emballage d'origine). Mon boulot ? Faire celui des infirmières, qui sinon appellent en larmes chez Arcade pour nous traiter d'incapables. Sic. Je devrais pouvoir échapper à la corvée de suppo, pas au brossage des dents, rasage et change de couches. Enfin, j'ai que lui à gérer et il aime les avions, on va s'entendre :).
Cet aprèm, j'arrive à la maison de repos de mr le baron, sise officiellement bd Pèbre, en vrai rue Raphaël Ponson, dans le prolongement de la rue Raphaël (était-ce bien la peine de changer le nom de la rue ???). Personne à l'accueil et bien sûr je n'ai pas son numéro de chambre (déjà que j'ai du préciser à ma chef que c'était pas bd Tèbre...). Je finis par dénicher un aide-soignant (?) viril comme un tube de mascara, qui propose quand même de m'accompagner (euh, franchement, quatrième étage à droite, je devrais trouver, merci), et je monte à la chambre en question, pour trouver mr tout étonné de me voir débarquer à 14 h au lieu de 15 h comme d'hab. Tiens, c'est curieux, jeudi dernier je vous ai demandé si le changement d'horaire était normal et vous m'avez dit que oui. Et le programme ? Ciné ? Ah, bien. Le jardin des Finzi-Contini ? Connait pas, mais pourquoi pas. A 15h50 ? Comme ça je finis vers, oh, 19h ? Aux Variétés ? Et vous comptez que je me gare dans les parages ? Bon... Je vais pas cracher sur une occasion de parfaire ma culture cinématographique en bossant une heure de plus que prévu, allez, c'est parti. Le problème de ce monsieur, c'est que s'il reste assis trop longtemps, il tient très mal debout ensuite - et qu'il ne veut pas le reconnaitre, donc il démarre au quart de tour. Mon problème à moi, c'est de réussir à gérer avec juste deux bras ma jupe longue, mon sac, et ses deux bras à lui, sans compter l'acuité visuelle destinée à repérer les aléas de la chaussée mais diminuée par les cheveux dans la gueule - forcément, pour mater le sol, je baisse la tête. Bon, il a failli se rointer à la sortie de la voiture et encore pire à la sortie du film, mais on a évité le pire. Le film en question, de Vittorio De Sica (plutôt connu pour des films de play-boy) démarre comme une comédie de moeurs kitsch, pour finir en drame poignant sur la déportation. Sortez vos kleenex... ah non, j'ai les deux mains prises.
Et pour finir, comme Lise est amoureuse et Raphaël tête en l'air, la soirée gnocchis prévue depuis dix jours s'est annulée comme un soufflé sorti trop tôt du four. Hélène était contente que je la tienne au courant, moi qui vois sa fratrie tous les jours quand elle n'en a des nouvelles que tous les six mois. Ma mère a bien proposé une pizza en ville après récupération de mon frangin à l'aéroport, mais quand elle a réalisé qu'on se retrouverait vers 22h, d'un coup ça lui a paru beaucoup moins jouable. Du coup, soirée repassage...
Ah, sinon, j'ai réussi un très beau créneau, catégorie mouchoir de poche - enfin, feuille de pq, plutôt. J'ai bien poussé un peu devant et derrière, mais ça leur apprendra à laisser la place d'une smart pour s'assurer une sortie facile !
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