moral(es)
Aujourd'hui, moral dans les chaussettes - un comble pour une fille en tongs depuis six mois.
Pour commencer, je me suis bel et bien faite flasher l'autre soir en rentrant d'Aix. Le comptable m'a pris à part hier midi pour me demander (très gentiment, d'ailleurs) si je reconnaissais les faits. Que j'aurais eu du mal à nier : une bagnole de mon immatriculation, à onze heures du soir, hors Marseille... Bilan, après marge d'erreur technique, je vais me faire sucrer 45 euros sur le salaire et un point sur le permis pour un excès de vitesse de... un kilomètre-heure. Après, on s'étonne qu'il en ait pour bourrer les radars à coup de casque...
Morale 1 : retenir que ça m'aurait coûté moins cher de me faire choper à 110.
Ensuite, grâce aux conseils avisés d'un ami du genre qui vous veut du bien, et puisque j'avais le comptable sous la main, je lui ai demandé (moi aussi très gentiment) pourquoi il y avait systématiquement une différence entre les heures que je fais réellement et les heures qui me sont payées, et surtout pourquoi cette différence est toujours à mon désavantage. Alors, pour janvier et février il n'en sait rien, pour avril et mai j'ai pas mon planning complet donc dur d'argumenter, par contre pour mars y a 10 heures d'écart. Ah tiens, c'est bizarre, faut que je vérifie si j'ai bien enregistré les factures parce que y en a certaines une fois le délai passé on peut plus les envoyer aux personnes qui doivent payer. Mmh, intéressant, donc en gros j'aurais bossé deux jours gratos dans le mois. Et pour juin, les six heures d'écart, c'est quoi ? Ah tiens, vous avez signé la feuille d'émargement pour la formation prévention des risques mais je vous l'ai pas comptée. Et t'en as beaucoup d'autres, des comme ça ? Pour l'avoir pratiquée en amateur, je sais que la compta est un sport de haut niveau, mais là c'est un peu le métier pour lequel t'es payé, monsieur. Résultat, même avec le pv j'vais récupérer un peu de thunes.
Morale 2 : ne faites jamais confiance à votre employeur.
Un truc pas mal aussi c'est la technique imparable de Félix pour m'obliger à me lever le matin. Il a découvert qu'il peut approximativement tenir en équilibre sur la porte du placard de la cuisine, ce qui lui permet de venir me miauler désespérement dans les oreilles, de préférence à 6 heures du matin. Comme d'une part ce bruitage n'est pas le plus doux des réveils qu'on puisse souhaiter et que d'autre part, s'il se casse la gueule de la porte il atterrit sur l'étagère de vaisselle fragile et précieuse, ça fait une semaine que je me lève en furie, avec comme une envie de l'encastrer dans le mur. Et puis, c'est pendant les vingt secondes où sa litière était pleine de javel pour une désinfection express que monsieur a eu envie de pisser, là de suite maintenant. Contrairement à son père, il n'utilise pas le bac de douche pour se vidanger [en même temps présentement ça m'arrange, vu l'état de l'évacuation...]. Par contre, ma caisse à recyclage papier c'est bien, même si on peut pas gratter frénétiquement ensuite. Bien, au moins ça me change de sa mère qui gerbe au milieu du salon ou devant la porte d'entrée. Moins bien, y a la colonne de l'ordi à trois centimètres.
Morale 3 : si un chaton est sevré à deux mois, c'est pas pour rien...
Ce week-end, cf billet précédent, je me suis rointé le dos à monter une étagère et une table, qui m'ont en échange offert la satisfaction d'avoir attaqué pour de bon le rangement du capharnaüm qui me servait jusqu'à présent de chambre. Las... avec le stockage du matos de Sido, c'est belote et rebelote, et j'ai même pas la consolation de me dire que c'est provisoire vu que y en a au bas mot jusqu'à fin août (ce qui signifie plus probablement mi-octobre).
Morale 4 : ne pas confondre immense mansuétude et connerie intégrale.
Tout à l'heure je vais faire les courses pour ma mémé du David, au Casino du même coin. J'attaque la queue en maugréant contre les deux pauvres caisses ouvertes et le demi-million de vacanciers qui viennent se chercher un coca entre deux baignades. Piétine, piétine, prends-le zen t'as tout ton temps, ricane intérieurement en constatant les coupes et couleurs improbables des kékés en short hawaïen, bref, ça avance doucement. Au moment où je vais déballer le bordel sur le tapis, y a pas un mariole qui me dit "j'ai que ça, je peux passer devant ?". Mmh, comment te dire... Habituellement je suis de nature conciliante et compréhensive, mais aujourd'hui, d'abord je suis de mauvaise humeur, ensuite les trois-quart du magasin en ont encore moins que toi à payer, et enfin, ça se voit peut-être pas mais là je taffe. Donc, non.
Morale 5 : bien tourné, c'est jubilatoire et pas du tout culpabilisant.
Sur ce je vous laisse. Ce petit billet dépressivo-vengeur ne m'a fait aucun bien, mais peut-être que le bouquin acheté cet aprèm me changera les idées.
Pour commencer, je me suis bel et bien faite flasher l'autre soir en rentrant d'Aix. Le comptable m'a pris à part hier midi pour me demander (très gentiment, d'ailleurs) si je reconnaissais les faits. Que j'aurais eu du mal à nier : une bagnole de mon immatriculation, à onze heures du soir, hors Marseille... Bilan, après marge d'erreur technique, je vais me faire sucrer 45 euros sur le salaire et un point sur le permis pour un excès de vitesse de... un kilomètre-heure. Après, on s'étonne qu'il en ait pour bourrer les radars à coup de casque...
Morale 1 : retenir que ça m'aurait coûté moins cher de me faire choper à 110.
Ensuite, grâce aux conseils avisés d'un ami du genre qui vous veut du bien, et puisque j'avais le comptable sous la main, je lui ai demandé (moi aussi très gentiment) pourquoi il y avait systématiquement une différence entre les heures que je fais réellement et les heures qui me sont payées, et surtout pourquoi cette différence est toujours à mon désavantage. Alors, pour janvier et février il n'en sait rien, pour avril et mai j'ai pas mon planning complet donc dur d'argumenter, par contre pour mars y a 10 heures d'écart. Ah tiens, c'est bizarre, faut que je vérifie si j'ai bien enregistré les factures parce que y en a certaines une fois le délai passé on peut plus les envoyer aux personnes qui doivent payer. Mmh, intéressant, donc en gros j'aurais bossé deux jours gratos dans le mois. Et pour juin, les six heures d'écart, c'est quoi ? Ah tiens, vous avez signé la feuille d'émargement pour la formation prévention des risques mais je vous l'ai pas comptée. Et t'en as beaucoup d'autres, des comme ça ? Pour l'avoir pratiquée en amateur, je sais que la compta est un sport de haut niveau, mais là c'est un peu le métier pour lequel t'es payé, monsieur. Résultat, même avec le pv j'vais récupérer un peu de thunes.
Morale 2 : ne faites jamais confiance à votre employeur.
Un truc pas mal aussi c'est la technique imparable de Félix pour m'obliger à me lever le matin. Il a découvert qu'il peut approximativement tenir en équilibre sur la porte du placard de la cuisine, ce qui lui permet de venir me miauler désespérement dans les oreilles, de préférence à 6 heures du matin. Comme d'une part ce bruitage n'est pas le plus doux des réveils qu'on puisse souhaiter et que d'autre part, s'il se casse la gueule de la porte il atterrit sur l'étagère de vaisselle fragile et précieuse, ça fait une semaine que je me lève en furie, avec comme une envie de l'encastrer dans le mur. Et puis, c'est pendant les vingt secondes où sa litière était pleine de javel pour une désinfection express que monsieur a eu envie de pisser, là de suite maintenant. Contrairement à son père, il n'utilise pas le bac de douche pour se vidanger [en même temps présentement ça m'arrange, vu l'état de l'évacuation...]. Par contre, ma caisse à recyclage papier c'est bien, même si on peut pas gratter frénétiquement ensuite. Bien, au moins ça me change de sa mère qui gerbe au milieu du salon ou devant la porte d'entrée. Moins bien, y a la colonne de l'ordi à trois centimètres.
Morale 3 : si un chaton est sevré à deux mois, c'est pas pour rien...
Ce week-end, cf billet précédent, je me suis rointé le dos à monter une étagère et une table, qui m'ont en échange offert la satisfaction d'avoir attaqué pour de bon le rangement du capharnaüm qui me servait jusqu'à présent de chambre. Las... avec le stockage du matos de Sido, c'est belote et rebelote, et j'ai même pas la consolation de me dire que c'est provisoire vu que y en a au bas mot jusqu'à fin août (ce qui signifie plus probablement mi-octobre).
Morale 4 : ne pas confondre immense mansuétude et connerie intégrale.
Tout à l'heure je vais faire les courses pour ma mémé du David, au Casino du même coin. J'attaque la queue en maugréant contre les deux pauvres caisses ouvertes et le demi-million de vacanciers qui viennent se chercher un coca entre deux baignades. Piétine, piétine, prends-le zen t'as tout ton temps, ricane intérieurement en constatant les coupes et couleurs improbables des kékés en short hawaïen, bref, ça avance doucement. Au moment où je vais déballer le bordel sur le tapis, y a pas un mariole qui me dit "j'ai que ça, je peux passer devant ?". Mmh, comment te dire... Habituellement je suis de nature conciliante et compréhensive, mais aujourd'hui, d'abord je suis de mauvaise humeur, ensuite les trois-quart du magasin en ont encore moins que toi à payer, et enfin, ça se voit peut-être pas mais là je taffe. Donc, non.
Morale 5 : bien tourné, c'est jubilatoire et pas du tout culpabilisant.
Sur ce je vous laisse. Ce petit billet dépressivo-vengeur ne m'a fait aucun bien, mais peut-être que le bouquin acheté cet aprèm me changera les idées.
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