à gauche toute
Le 13 août, saviez-vous, est la journée internationale des gauchers. Libé a recueilli quelques messages publiés sur le forum dédié à cette occasion, et bien sûr on y retrouve les petites anecdotes classiques, mais c'est surtout la dernière remarque, légèrement sarcastique quant à ces "journées mondiales de ceci" et "journées mondiales de cela", qui m'a fait mourir de rire...
C'est quand ?
La journée internationale de ceux qui se grattent le bout du nez avec l'ongle de l'index droit les jours pairs et avec une clé de 12 les jours impairs.
optimum30
A part ça, j'ai lu les 116 commentaires du forum en question, certains sont amusants, d'autres inutiles, et la fin part carrément en couilles, une page de posts en cascade sur le pourquoi du comment du malentendu des insultes à base de crottes de nez, de dentier et de mauvaise foi, le tout entre trois pauvres mecs qui ont manifestement confondu Libé et la vraie vie - ils auraient mieux fait d'aller s'expliquer frontalement, parce qu'à part prouver que les libénautes présentent le même pourcentage de connerie que le reste de la population, ils n'apportent pas grand chose à la question des gauchers. Du coup, je pensais mettre un mot sur ma démarche de droitière-devenue-gauchère-mais-en-fait-ambidextre, mais ça m'a un peu débectée.
Et puis toutes ces réactions sur le fait que les gauchers sont meilleurs que les droitiers parce qu'ils doivent sans cesse s'adapter à un environnement contrariant, c'est un peu communautariste ; après tout, à part les gabarits ultra-standardisés genre le mien (j'vais pas m'en plaindre), presque tout le monde a un handicap à un moment ou l'autre. Pas vrai, Fanny trop ronde, Raph trop grand, Sido trop petite ? Et je parle même pas des trop bronzés, trop révoltés, trop rock'n'roll, trop fauchés, trop diplômés, trop gentils, trop timides, trop grande gueule, trop naïfs, trop vilains ou trop beaux, etc. Vu mon boulot, je suis assez bien placée pour savoir que notre société a fait le choix d'être accessible à ceux qui rentrent dans la norme, plutôt qu'au plus grand nombre. C'est bien ou c'est mal, en tout cas c'est comme ça, et comme me l'a fait remarquer Jean-Paul (le père de Raph, pour les intimes), qu'est-ce qui vaut le mieux : demander à 60 millions de Français d'apprendre la langue des signes, ou demander à 4 millions de sourds d'apprendre à lire sur les lèvres ? L'idéal serait bien sûr que tout existe en exemplaires suffisants pour que chacun y trouve son compte, gauchers et droitiers, grands et petits, valides et fauteuils, sourds et aveugles, maigres et gros, mais c'est le profit financier de masse qui décide, pour l'instant.
Finalement, c'est en ça qu'on est supérieur à l'animal : tout ce qui est en prémices chez lui, on l'a poussé au paroxysme et subtilement complexifié : le langage, l'outil, le territorialisme, la sexualité, le groupe... Pas d'espèce au-dessus, parce que l'humain a potentiellement toute l'infinie diversité que la nature est capable de créer.
Bon, désolée, avant, à trois heures du mat', je me faisais des pâtes, maintenant je philosophe - ce que c'est que de vieillir, tout de même :)
Et puis toutes ces réactions sur le fait que les gauchers sont meilleurs que les droitiers parce qu'ils doivent sans cesse s'adapter à un environnement contrariant, c'est un peu communautariste ; après tout, à part les gabarits ultra-standardisés genre le mien (j'vais pas m'en plaindre), presque tout le monde a un handicap à un moment ou l'autre. Pas vrai, Fanny trop ronde, Raph trop grand, Sido trop petite ? Et je parle même pas des trop bronzés, trop révoltés, trop rock'n'roll, trop fauchés, trop diplômés, trop gentils, trop timides, trop grande gueule, trop naïfs, trop vilains ou trop beaux, etc. Vu mon boulot, je suis assez bien placée pour savoir que notre société a fait le choix d'être accessible à ceux qui rentrent dans la norme, plutôt qu'au plus grand nombre. C'est bien ou c'est mal, en tout cas c'est comme ça, et comme me l'a fait remarquer Jean-Paul (le père de Raph, pour les intimes), qu'est-ce qui vaut le mieux : demander à 60 millions de Français d'apprendre la langue des signes, ou demander à 4 millions de sourds d'apprendre à lire sur les lèvres ? L'idéal serait bien sûr que tout existe en exemplaires suffisants pour que chacun y trouve son compte, gauchers et droitiers, grands et petits, valides et fauteuils, sourds et aveugles, maigres et gros, mais c'est le profit financier de masse qui décide, pour l'instant.
Finalement, c'est en ça qu'on est supérieur à l'animal : tout ce qui est en prémices chez lui, on l'a poussé au paroxysme et subtilement complexifié : le langage, l'outil, le territorialisme, la sexualité, le groupe... Pas d'espèce au-dessus, parce que l'humain a potentiellement toute l'infinie diversité que la nature est capable de créer.
Bon, désolée, avant, à trois heures du mat', je me faisais des pâtes, maintenant je philosophe - ce que c'est que de vieillir, tout de même :)
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