je prends de la drogue et j'aime ça

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Le doliprane ayant fini par faire effet, je me suis donc recouchée vers 5 h, sans trop y croire. Je devais pourtant avoir plus de sommeil en retard que prévu, parce que j'ai nonchalamment éteint le réveil à 7h1/2, pour replonger jusqu'à 8h1/4 - sachant que c'est l'heure à laquelle j'aurais du partir pour être à l'heure chez la mamie. Dégage le chat, zappe la douche, prends le café en méditant sur la justificationabilité d'appeler la mamie pour annuler (alors qu'elle s'est déjà fait poser un lapin hier, sinon on ne m'aurait pas demandé d'y aller), prends la voiture en pleurant (toujours mal, même si ça n'est ni un lupus ni un lumbago, bien tenté Fanny !), perds-toi en cherchant l'immeuble de la mamie (évidemment, quand on habite une des plus grandes cités de Marseille), attends son infirmière, vas faire trois courses au bloc d'à côté, et brise-lui le coeur en la prévenant que non, chez elle non plus je ne pourrais pas revenir, jamais, au revoir. Trop mal pour rester jusqu'à midi, en plus, je me casse à onze heures et demi - et je profite du retour pour inaugurer mes lunettes de soleil de vue, une classe à la Matrix, j'vous dis que ça.
Déjeuner rapide avec Guillaume à l'Authentique, et arrivée à Allauch toujours un peu fracas. Annie (ma patiente, autant vous dire les noms ça va plus vite) me dit "Mais prends donc un peu de diantalvic et quelques myolastan, voyons". Ah, tu me sauves, madame, merci !!! Deux cachetons plus tard, je regambade comme un cabri, et suis toujours opérationnelle à l'heure où j'écris (vingt-deux heures bien tassées). Du coup je lui ai lâchement braqué deux plaquettes de chaque, histoire d'avoir de quoi me traiter pour les jours à venir (mine de rien j'ai un plafond qui m'attend...). Enfin ça va pas m'empêcher de me coucher tôt, j'ai deux milliards de trucs à faire demain. Mais comme dirait Fanny, pompideup !!!
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Publié dans petites histoires

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