mal, très mal, bis
Et voilà, quand on se couche à huit heures et demi, vaincue par nos excès, on se réveille à quatre heures en pleurant... Rester assise à l'ordi n'est certes pas la meilleure solution mais je DOIS penser à autre chose. Le topo ? J'ai juste les lombaires en vrac. Même pas de description possible tellement j'ai mal, juste envie de m'amputer entre le milieu du dos et celui des fesses, à la hache, à l'ancienne. J'aurais préféré prendre 1500 mg de morphine plutôt que de doliprane, mais on fait avec ce qu'on a, hein. Même plus mal quand je tousse, tellement c'est coincé. Aucune position moins douloureuse, aucune, ni à plat ventre sur un coussin, ni roulée en boule sur le dos, ni sur le côté, ni sur l'aut'côté, ni debout, ni assise, rien, juste la douleur, aigue, lancinante, nauséeuse, en pointe, en tas, remarquez j'ai pas essayé la lévitation, pendue par les bras ça fait du bien, mais pas aux épaules. Certains diront qu'appeler sos médecin est de bon goût dans ces cas-là, mais à cette heure ultra-matinale, perso j'ai du mal (surtout pour un bête mal de dos). Encore heureux que je sois seule à la maison, et que je n'ai pas en plus à me taper les scrupules de réveiller quelqu'un. On n'est pas sexy quand on pleure en gémissant, tordue comme une limace bouillie.
Dans cinq heures, je vais faire les courses pour une mamie, un dépannage au pied levé accepté hier soir. Jetez les orties, ça suffit plus, là, je donne dans le grand masochisme comme d'autres dans le grand banditisme, on se refait pas. On a beau être dure au mal, je crois que je frôle l'inconscience. Ah, les cachets commencent à faire effet, toujours mal, mais plus de larmes (tant mieux, se moucher au pq à force ça irrite). On va pouvoir parler de choses plus gaies, genre l'anthologie de brèves jaillies à l'aniv d'André, samedi.
Alors que je vous explique, Yann et Ju. Pour l'anniversaire de Caro, qui s'est passé chez Fanny, elles avaient fait des schtroumpfs au gin, et ce qui n'est pas rentré dans les bacs à glaçon est resté dans la bouteille, au congélo chez Fanny. Comme c'est positivement infâme, ça aurait pu y rester, moi en tout cas ça m'aurait pas gêné. Mais voilà, Fanny est pleine de bons sentiments et s'est dit que jeter la mixture pourrait froisser Caro, donc elle nous l'a ressorti samedi, pour une dégustation exceptionnelle. On s'en est tous servi un fond de verre : Raphaëlle (une copine de Fanny), Guillaume, André, Florent (un compositeur très remonté contre notre chef de chorale, au point que Céline a déclaré le sujet non grata tellement elle en a plein le cul que ça ressorte à chaque fois), Céline, donc, moi, Thomas, Chloé et Seb (copains mi-chorale mi-gn), et Nico (du gn aussi et actuel copain de Lili). A l'unanimité, on a tous fait la grimace, des fois faut pas chercher, c'est atavique. Et donc les propositions d'explication ont fusé :
- C'est un mélange d'alodont et d'alcool à brûler, sauf que normalement on boit pas (Seb, pragmatique)
- C'est du jus de schtroumpfette après qu'elle ait fait des choses avec le grand schtroumpf et le schtroumpf pédé (Fanny, vicieuse)
- Il est pas pédé, il est coquet !! (Thomas, défend sa chapelle)
- T'as qu'à faire croire que c'est du curaçao (Céline, prête à tout)
Sur ce, Lise arrive et demande à goûter, donc on est tous choqué (petit rappel, c'est une Thebault, normalement sobre à l'excès, sauf que là elle commence sérieusement à se dévergonder, cf la soirée précédente). Et elle chope franco la bouteille, cette malheureuse !! Vas-y, tu peux la garder, c'est cadeau, lui sort Florent. Et Fanny de conclure par un péremptoire "Ca guérirait un lupus", qui génère des éclats de rire concernés chez tous les fans du Dr House.
Dans cinq heures, je vais faire les courses pour une mamie, un dépannage au pied levé accepté hier soir. Jetez les orties, ça suffit plus, là, je donne dans le grand masochisme comme d'autres dans le grand banditisme, on se refait pas. On a beau être dure au mal, je crois que je frôle l'inconscience. Ah, les cachets commencent à faire effet, toujours mal, mais plus de larmes (tant mieux, se moucher au pq à force ça irrite). On va pouvoir parler de choses plus gaies, genre l'anthologie de brèves jaillies à l'aniv d'André, samedi.
Alors que je vous explique, Yann et Ju. Pour l'anniversaire de Caro, qui s'est passé chez Fanny, elles avaient fait des schtroumpfs au gin, et ce qui n'est pas rentré dans les bacs à glaçon est resté dans la bouteille, au congélo chez Fanny. Comme c'est positivement infâme, ça aurait pu y rester, moi en tout cas ça m'aurait pas gêné. Mais voilà, Fanny est pleine de bons sentiments et s'est dit que jeter la mixture pourrait froisser Caro, donc elle nous l'a ressorti samedi, pour une dégustation exceptionnelle. On s'en est tous servi un fond de verre : Raphaëlle (une copine de Fanny), Guillaume, André, Florent (un compositeur très remonté contre notre chef de chorale, au point que Céline a déclaré le sujet non grata tellement elle en a plein le cul que ça ressorte à chaque fois), Céline, donc, moi, Thomas, Chloé et Seb (copains mi-chorale mi-gn), et Nico (du gn aussi et actuel copain de Lili). A l'unanimité, on a tous fait la grimace, des fois faut pas chercher, c'est atavique. Et donc les propositions d'explication ont fusé :
- C'est un mélange d'alodont et d'alcool à brûler, sauf que normalement on boit pas (Seb, pragmatique)
- C'est du jus de schtroumpfette après qu'elle ait fait des choses avec le grand schtroumpf et le schtroumpf pédé (Fanny, vicieuse)
- Il est pas pédé, il est coquet !! (Thomas, défend sa chapelle)
- T'as qu'à faire croire que c'est du curaçao (Céline, prête à tout)
Sur ce, Lise arrive et demande à goûter, donc on est tous choqué (petit rappel, c'est une Thebault, normalement sobre à l'excès, sauf que là elle commence sérieusement à se dévergonder, cf la soirée précédente). Et elle chope franco la bouteille, cette malheureuse !! Vas-y, tu peux la garder, c'est cadeau, lui sort Florent. Et Fanny de conclure par un péremptoire "Ca guérirait un lupus", qui génère des éclats de rire concernés chez tous les fans du Dr House.
Bon, ça va mieux, rien de tel que le souvenir d'une série de fous rires collectifs pour replacer les choses à leur niveau. Le seul inconvénient du doliprane, c'est que je suis limitée à 6 par jour (après c'est le risque d'arrêt cardiaque, mais oui, pas si innoffensif le machin).
Merci en tout cas de votre présence silencieuse (normal, on doit pas être nombreux debout vu qu'il est 5 heures).
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