M.J. I love you
Non, je ne me prends pas pour un super-héros du genre qui sort régulièrement tisser et déclare sa flamme à sa copine d'école, rassurez-vous. J'ai juste un job en or (on le saura) et un bol inouï. Jugez plutôt : hier soir, j'accompagne Jess et sa copine Margot (ici petite aparté, j'espère, bien que cette demoiselle habite à Pelvoux, que vous aurez l'occasion de la rencontrer un jour, parce qu'elle a une batterie de rires à sa disposition, qui va du vélo rouillé à l'otarie, et sont tous hautement communicatifs, un vrai bonheur), donc, à Montpellier, pour le spectacle Mickael Jackson The Immortal World Tour, par le Cirque du Soleil. A 70 euros la place, j'ai prévu quelques bouquins pour patienter dans la voiture pendant qu'elles font les fans. Vous imaginez donc aisément la suite... On se pointe à l'entrée "PMR" (qui est à "fauteuil roulant" ce que "non-voyant" est à "aveugle"), elles font scanner leurs billets, je précise que je suis l'accompagnatrice, que je n'ai pas de billet, que je n'assiste pas au concert, le gars me dit de passer, et plus rien. Personne ne nous a plus rien demandé. J'ai assisté gratuitement à un spectacle EXTRAORDINAIRE. Et Jess n'a même pas eu besoin de baver :)
Sans être particulièrement fondue du monsieur, je connais la plupart de ses tubes, forcément, donc je n'étais pas larguée au niveau musical. Et alors, le show, mes aïeux... Epoustouflant. Grandiose. Enchanteur. Des danseurs survoltés, dont un unijambiste complètement bluffant. Des acrobates d'une souplesse renversante. Une démo de pole-dance à trois mètres du sol par une nénette qui m'a fait hurler comme le loup de Tex Avery. Des danseurs accrochés à des filins, une espèce de mélange entre contorsionisme, trapèze, foulard, trampoline, d'une sensualité frissonante pour le duo amoureux, et d'une énergie vertigineuse pour les autres. Un dispositif scénique impressionant : des écrans amovibles rigides ou en rideaux, des effets spéciaux sur les retransmissions en direct des acrobaties, un plateau qui monte ou qui s'enfonce dans la scène, des musiciens excellents, dont une bassiste à crête dinosauresque, et une joueuse de contrebasse électrique qui maniait son corps et son instrument comme des fouets de cow-boy, et des costumes, bah bah bah, de la paillette à en perdre la rétine, et surtout, des illuminations de diodes multicolores proprement féériques, surtout quand les danseurs sont suspendus aux filins et qu'on ne voit rien d'autre que des myriades d'étoiles qui clignotent, ondulent, tournoient, montent et descendent. Et à la fin, un feu d'artifice indoor... Bref, un bel hommage aux univers de l'inventeur du syndrome de Peter Pan, à son perfectionnisme, à son humanité, à son énergie. Un aperçu ici, pour ceux que ça tente :)
Ah, oui, et sinon, comme samedi dernier, au Salon du Chocolat, on est rentrés gratos avec Gilles, je pense à me faire faire un badge qui dirait un truc du genre "Bonjour, je suis accompagnatrice, c'est gratuit ?" :) Si ça marche à la Japan Expo ce samedi, je me lance !
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