Une nouvelle mission très girly pour Bricol'girl cet aprèm : l'atelier sous le lit - des perlouzes, des boites, des bijoux, et une tenue de circonstance : petit corsaire marron noué sous le genou et débardeur rose vif estampillé "Be nice to me, my hamster just die" (et oui Aurore, je peux pas trop le mettre pour aller bosser, alors je me rattrape comme je peux !). Le principe essentiel était d'installer des étagères dans le renfoncement du mur, sous le lit, et d'installer ensuite la planche et ses tréteaux, bref tout pareil qu'à l'ancien appart, pour ceux qui ont connu. Sans entrer dans les détails de l'opération, il faut savoir que comme dans tout vieil immeuble qui se respecte, les murs ne sont pas droits, et le sol non plus, donc le lit n'est pas complètement plaqué contre les murs (malgré une petite équerre de soutien installée récemment pour éviter les bom-bom dans le mur à chaque partie de ahem je garde le reste pour moi), et j'ai réalisé à cette occasion que le pied côté échelle lévite à quelques millimètres du sol, c'est guinguette.
Bref tout ça pour dire que c'est du pur sur-mesure, les tasseaux qui soutiennent les étagères ont tous une longueur personnalisée, et les étagères elles-mêmes ont l'air normal, mais sont, ah ah, savament rabotées dans les coins, et de largeurs différentes d'un bout à l'autre (oui donc en fait je les ai sciées en biais, et là, merci Anouk pour l'énorme carton d'ordi, ça fait un établi parfait au milieu du salon), puisqu'il fallait qu'elles arrivent bien proprement le long de la traverse du lit, en intégrant la grande variété d'espaces entre icelle et le mur. Ma perceuse a bien fait genre "Et si j'te faisais le coup d'avoir les deux batteries vides juste quand il faut faire le dernier trou", mais j'l'ai niquée en faisant mumuse avec la scie sauteuse pendant qu'elle rechargeait, et au final c'est moi qui ai gagné. Y a eu aussi la blagounette de tiens, c'est ballot, mon casier à perles rentrerait presque sur l'étagère du dessous, si celle du dessus était deux centimètres plus haut, mais bon, ce sont les aléas du bricolage expérimental :)
Après quelques heures d'amusement avec, outre la perceuse et la sauteuse, le rabot, la scie à bois, le tournevis, le marteau, le papier de verre, l'aspirateur et le chiffon à poussière, je peux saluer par son prénom chacune des fibres musculaires de mes bras, mais je dois avouer que le résultat est assez coquet... Bien sûr il reste un peu de bordel, mais avouez que ça change :) Ci-dessous, le détail de l'atelier, et la treille à colliers en gros plan, parce que ça claque - comme elle est plus resserrée qu'avant, j'ai fait une petite sélection plutôt que de mettre tous les colliers en vrac.
J'en profite pour mettre quelques photos du reste de l'appart, très vite fait, pour Cilou et Juliette. C'était un peu trop le chantier tout à l'heure pour que je prenne d'autres vues, mais ça viendra !
D'abord le balcon, avec la coccinelle qu'André m'a offert à Moustiers, le ficus sauvé de la poubelle, les fausses fleurs de ma mère que tout le monde trouve ça trop bien comme ça (merci !), et le pouf en reste de moquette (qu'en fait depuis l'orage si on s'y assied il plie, c'est con).
Puis le coin cosy spécial recyclage - alors, le poster, c'est Jam le frère d'André, l'étagère à bibelots, c'est la poubelle devant l'immeuble, le canapé, c'est parce que ma soeur avait la flemme de le remonter à Paris, les tables de chevet, c'est feu ma grand-mère maternelle, les lampes à droite et à gauche, c'est les poubelles de mon ancien quartier, et en fait, à part le téléphone et le poste radio, y a à peu près rien de neuf - ah, si, le cendrier, la boite à meuh et la boite à bonbon, près du téléphone. Pour la petite histoire, le nounours s'appelle Cajoline et il a le même âge que moi - sans cet excellent pedigree, il serait dans un coffre, en compagnie du reste de mes peluches, parce que le délire kidulte c'est pas trop mon truc.
Last but not least, en vidant les cartons de l'atelier, j'ai remis la main sur ma collec de boites médicales old school, qui ont donc rejoint fissa l'emplacement qui leur était réservé - leur disposition est susceptible de changer, leur place aussi, d'ailleurs, mais en attendant, je biche :)
Bon, j'avoue, ça manque de tableau...
Après toute cette agitation, et alors qu'il me restait un quart d'heure avant d'aller bosser, j'ai eu droit à une magnifique crise d'angoisse, avec larmes qui dégoulinent, palpitant à deux cent, course dans tout l'appart et hurlements par desssus la rambarde du balcon, tout ça parce que Lumi était introuvable et silencieuse (d'habitude elle répond, quand même, au bout d'un moment), et j'ai vraiment cru qu'elle était passée par dessus bord, alors qu'en fait, sur un coup d'inspiration, je l'ai trouvée en train de pioncer dans le panier à linge sale, dans la penderie de la salle de bain. Sale bête... Du coup, mon patient m'a trouvé les paupières gonflées à mon arrivée - ben, entre le chat et la sciure, j'ai un peu pris cher, peut-être :)