des péripéties inhérentes au voyage spatio-temporel

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Adonc, nous avions prévu depuis un moment de nous offrir un week-end médiéval-fantastique aux Médiévales aux Fleurs de Méounes, là, les 22 et 23 mai. Dans l'idée de jouer le jeu à fond, André avait même déniché de splendides mocassins en cuir, manifestement faits main (pas de semelle...), ainsi qu'une blouse en gros coton tout à fait adéquate pour un visiteur lambda du pays de Tolkien, surtout combinée à l'universel pantalon thai, qui se rit des modes et des cultures.
 
Deux jours avant, on n'a toujours ni moyen de locomotion pour monter à Méounes, ni matériel de camping pour y dormir. Samedi matin, nous partons donc gaiement acheter une tente et deux duvets, mais comme au Vieux Campeur ils sont sérieux, ils n'ont pas grand chose pour deux novices pas du tout désireux de passer trois heures à déplier de la bâche et planter du piquet. A notre grand dam, il n'y a pas de Décathlon à la Valentine, et c'est regrettable, parce qu'au lieu de vingt minutes d'autoroute en bus, on a mis deux heures à faire l'aller-retour jusqu'à celui de Sormiou (qui s'appelle hypocritement Bonneveine, pour faire genre). Retour à la maison, et comme quand j'avais douze ans, c'est maman et son chéri qui nous amènent là-haut, en échange d'une tournée de cidre sur place, et d'une grosse hallu sur la foule costumée.
 
Arrivés au camping, force est de constater que l'option "montage en deux secondes" de la tente n'est pas une exagération de publiciste, mais juste l'invention du siècle pour les campeurs à la petite semaine que nous sommes. Le couple de néerlandais d'à côté a du partir pour plus longtemps que nous : en plus du réchaud version banquet pour douze et des sièges pliants spécial glande dans l'herbe, ils ont emporté leur plante verte. Nous, dans le speed du manque de préparation, on a oublié les mocassins d'André, damned.
 
Une fois en tenue, on profite quand même du samedi, donc balade et beuverie (moins d'une heure pour être bourrée à l'hydromel, je me rappelais pas que c'était aussi fourbe), déambulations, concerts, stands, petit resto, retour tardif à la tente, et là, tiens, André a oublié les deux lampes d'appoint, nan, ça devient vraiment ballot, cette histoire. Bon ben on s'éclairera au portable, et vive le nucléaire bordel, comme dirait la miss Sido, qui a du, le coeur gros, renoncer à venir faute de sous. On les retrouvera le lendemain matin, en cherchant le gel douche...
 
La nuit à même la pelouse nous enseigne que les tapis de sol, certes, c'est encombrant, mais ça évite de se piner le dos entre deux mottes et un caillou. Pas très grave, ceci dit, il ne fait pas froid et on est bercés par le son de la rivière qui coule à dix mètres. Au petit matin, réveil par les chants d'oiseaux, et calcul du score : c'est moins strident qu'un réveil et plus agréable que les ronflements de scooters qu'on a en ville, mais 1) ça commence au lever du soleil (6h et des brouettes, en ce moment) et 2) on peut pas régler le volume, donc au final, on rêve d'un méchoui de tourterelles et sa purée de pies pour aller avec le café du petit-dèj.
 
Moins de monde, moins d'animations le dimanche, à part des danseuses orientales dont la meneuse est assez fascinante dans sa maitrise des mouvements, bien qu'un peu figée de visage. En milieu de journée, Chloé qui appelle "En fait je vais pas pouvoir venir, je suis trop en pleines révisions, mais si vous avez pas trouvé d'amis pour vous redescendre, y a un bus qui part à 18h". Eh ben voilà, on fait comme ça. La fin de la journée est un peu gâchée par certaines rencontres, mais compensée par les balades à flanc de colline, vu que le bled n'est pas grand et qu'on a vite fait le tour des différents stands. Le retour, lui, est palpitant comme un trajet multimodal, vu qu'on enchaine le car pour Toulon, le TGV pour Marseille, le métro et le tram avant, enfin, de poser la tente, les deux duvets, le sac à dos, le sac de sport, les sacs à main et les bouteilles d'eau au milieu des chats.
 
Et ce matin, Morticia, lasse de miauler pour qu'on joue avec elle, a choisi en représailles de trimballer un par un tous les canards en plastique, du bord de la baignoire au milieu du salon...
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Y
<br /> <br /> Tout ce que je retiens de l'histoire, c'est qu'à partir de maintenant je vais me moquer de vous et de vos canards de bain ! :o)<br /> <br /> <br /> <br />
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