de retour sur les ondes

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Enfin ! Après bientôt trois semaines à ne faire que de brefs sauts sur yahoo et la banque depuis l'ordi d'André, me voici de nouveau connectée au monde merveilleux des vidéos débiles et des spams pourris. Il s'est passé bien trop de choses pour que j'en fasse un compte-rendu exhaustif, mais voici tout de même quelques extraits de mes dernières aventures.
 
Il y eu bien évidemment le déménagement, et ses petits à-côtés si impromptus et si sympathiques : les déambulations forcées de Sido à travers la ville encombrée de défilé du premier mai, course à pied du Conseil Général du premier mai, manifestation du premier mai, connards badauds du premier mai ; le magnifique coup de boule de Fanny contre un tendeur brutalement évadé des mains de ma mère (qui croyait bien faire en fixant une étagère sur la galerie de sa voiture alors que je lui avais DIT d'attendre le camion de Sido...), et son accompagnement subséquent par Anouk aux urgences de la Timone pour se faire recoudre - un tout petit point de rien du tout qui lui a valu une belle défonce au sous-produit de morphine et lui a servi de prétexte pour l'achat d'un chouette galure chez H&M (eh eh, je sais qu'elle va pester en lisant ça, mais c'est pas vrai ma belle, t'es pas défigurée :) ) ; la déconfiture de mon père en constatant que non, la cage d'escalier n'était pas large, en vrai, et que trois étages dans du vieux marseillais ça fait trois mètres et quelques de haut par étage ; les ahannements des malheureux qui se sont coltiné la machine à laver (heureusement à l'aide des sangles d'Aurélien, un sauveur !) ; et bien sûr, une stupéfaction générale devant l'invraissemblable quantité de choses que j'avais réussi à faire tenir dans mon trente-cinq mètres carrés - de quoi remplir deux camions, un monospace, une fourgonnette et deux voitures, et de quoi constituer une splendide chaine humaine dans les escaliers, assortie de bouteilles d'eau à chaque palier (bravo André), et saupoudrée, au milieu des avertissements du style "fragile !", "dans la chambre !", "à porter droit !", de tranches de téléphone arabe du style "Faites passer, Tooka demande s'il en reste beaucoup à monter - Tooka est un tire-au-flanc, faites passer - Tooka est un branleur, faites passer, et voilà une étagère pour la peine, et y a encore une voiture à décharger"... Bref, un très grand merci à toute l'équipe de choc : la préposée au ravitaillement en boissons fraiches (Maman, qui toute honteuse d'avoir blessé Fanny n'a plus rien osé touché ensuite), la préposée à la répartition des cartons (Hélène, qui a super assuré en mode panneau indicateur bien qu'elle se soit pris la veille trente kilos d'étagère en acier sur le pied), et les gros bras qui ont chargé, déchargé, porté, monté, empilé tout mon bordel : Papa, André, Sido, Aurélien, Tooka, et Jérôme. Et merci à Cécile et Jean-Marc pour leur coup de main virtuel, même si je suis la seule à avoir pu l'apprécier !
 
Au deuxième rang des amusements, il y a eu ex-aequo la remise en état de l'ancien appart (toujours un outil manquant quand je m'y pointais), et les inévitables démarches administratives, la palme revenant à GDF, qui après ma déclaration de déménagement en ligne me renvoie un courrier réclamant tout un tas de précisions incluant ma consommation électrique (et pourquoi pas la marque de mes culottes ?!), puis me remerciant de mes réponses en me renvoyant une proposition de mensualisation concernant la fourniture de gaz de... mon ancien appart, à quoi j'ai répondu que "quelque chose vous a manifestement échappé", peut-être que j'aurais pas du, depuis j'ai plus de nouvelles :) (mais toujours du gaz, ouf). Le monsieur de France Télécom, lui, a été très aimable, même s'il a halluciné que je n'ai pas la télé : "Et vous vous ennuyez pas ? Ben non, j'ai des bouquins, internet, un chat et un chéri, ça occupe - Et le chéri, ça lui manque pas ? - Ben non, il s'en fout des matchs."
 
Quant au nouvel appart, ah... J'ai calculé que le salon est deux fois plus grand que l'ancien (mais la déco ne dépaysera pas les connaisseurs), j'ai repeint (en rouge, bien sûr) les rayures oranges et vertes du carrelage mural de la cuisine qui bougeaient toutes seules quand on les regardait en coin, je savoure la baignoire qui a remplacé le chiotte dans la salle de bain, j'ai moquetté de fausse pelouse le balcon pour qu'on ait les pieds au chaud quand on admire les acrobaties des chauve-souris au crépuscule (un niveau en dessous des hirondelles, elles-mêmes un étage en dessous des gabians), je vais pouvoir mettre deux meubles supplémentaires dans la chambre, bref, c'est le paradis. Lumi est tellement silencieuse depuis qu'on est là que je l'ai cru malade, mais c'est juste qu'elle est trop occupée à tester tous les coins favorables à la sieste pour penser à râler qu'elle est à l'étroit. Le mercredi suivant le déménagement, alors qu'on était tranquillement en train de digérer sur le canapé, elle a même eu droit à une livraison de poulet express à domicile, quand un pigeon s'est presque encastré dans le mur de l'entrée en arrivant comme un bombardier par la fenêtre du salon. En vrai, André a réussi à le choper sous un torchon pour le jeter dehors, après qu'on ait du déplacer les quatorze cartons sous lesquels il s'était réfugié - coup de bol, il s'est généreusement abstenu de chier partout sur son trajet. Et Lumi est restée au régime croquettes, faut pas déconner.
 
Côté boulot, c'est tellement toujours les mêmes merdes de planning que c'est pas la peine d'en parler, à part la blague du genre "Ah, Garance, vous voudriez pas aller à Mimet le matin ?" Ben non, pas trop, j'y vais déjà le mercredi et le samedi soir, et le vendredi de midi à vingt-et-une heure, ça va aller comme ça, surtout que ça fait bien quinze jours qu'on vous prévient que la fille qui fait les matinées va enchainer les arrêts maladie jusqu'à la date de sa démission donc qu'il faut former quelqu'un pour la remplacer, qu'accessoirement, ça fait un an que j'ai des patients trachéotomisés le matin, et que vous allez pas trop aimer mes frais d'essence si vous m'envoyez à trente-cinq bornes de chez moi tous les jours. Et sinon, j'ai passé l'oral du concours infirmier de la Blancarde, super méga stressée mais du coup j'ai bien dit tout ce que j'avais prévu de dire, ce qui n'a pas du tout été le cas ce matin en passant celui de la Croix-Rouge, où on m'a reproché de trop parler de soins et de techniques, et pas assez de rapports humains - ben, je mets l'accent là où j'ai des lacunes, en fait, mais c'est vrai que c'est peut-être pas super stratégique :(
 
On a eu aussi le troc de fringues dimanche dernier, huit meufs déchainées qui hurlent de rire devant ce qui sort des cartons, Hélène qui commence par un troc pour mec à destination d'André (que j'ai failli lui faire un attentat à la pudeur quand il a essayé une superbe veste adorablement cintrée et majesteusement grise), Elise qui fait l'article comme une vraie pro ("une jupe, motif fleuri idéal pour l'été, longueur au genou, ouverture latérale par fermeture éclair"), Sido qui se dévoue pour défiler avec la tenue rose vif qui pue tue et se plante en enfilant le haut, puis remet ça avec les fausses santiags jaunes (mais Elise mais c'est pas vrai, t'as pas porté ça ??!!!), Chloé qui nous sort des fringues de mec et des trucs vraiment tout pourris parce que son chéri a malencontreusement jeté le sac initialement prévu pour le troc (en même temps c'est le danger quand on stocke ça dans des sacs poubelle !), Fanny qui bazarde des fringues devenues trop grandes pour elle (bravo !!!), Anouk qui se la joue blasée de repartir avec trois manteaux, et la petite nouvelle, Laure-Anne (du blog Street Mood from Massilia, allez-y, vous devriez reconnaitre certaines des modèles...), qui n'ose pas crier fort mais repart rassurée que certaines de ses fringues aient trouvé preneuse (c'est toujours le cas, mais y en a qui doutent encore).
 
Pour finir, il y eu un excellentissime concert de Poum Tchak au Cabaret Aléatoire, où l'on a pu constater que leur petit séjour à New-York leur a permis d'enrichir leur jeu de scène de groupe, pour un spectacle aussi péchu musicalement que bondissant visuellement - à ne surtout pas rater la prochaine fois qu'ils passent dans le coin !
 
Voilà tout pour l'instant, et sur ce, je vous laisse, le diner m'appelle :)
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Publié dans petites histoires

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C
<br /> <br /> C'était la moindre des choses que de vous donner un coup de main virtuel, même s'il n'y a que toi qui a pu en profiter !!!<br /> <br /> <br /> On veut voir des photos de l'appart !!!<br /> <br /> <br /> Plein de bisous de nous 2<br /> <br /> <br /> <br />
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