de l'intérêt (ou non) des changements de planning
Ayant lamentablement renoncé samedi à aller écouter pour de bon les sélections pour le championnat de air guitar pour cause d'outrepassement de mes capacités motivationnelles par abus de pétards, j'étais bien décidée hier soir à ce qu'on aille voir Soul Kitchen en V.O au César, histoire de dire qu'on fait un peu des genres d'activités sympas ailleurs que dans un lit - pas qu'on se lasse, hein, mais sortir c'est pas mal non plus. En prévision, et en rattrapage aussi du sommeil en retard du mois dernier, j'ai écrasé l'oreiller jusque vers onze heures et demi, pour un résultat plus qu'hasardeux. André, comme toujours attentionné : "T'es toute crevée, tu devrais te recoucher" - moi, écroulée sur le fauteuil du salon et tentant vaillament de ne lâcher ni ma clope ni mon café : "Naaaan, j'ai des choses à faire, faut que je me lève" - "Mais t'es déjà levée !"... Bref, c'était pas gagné. Je réussis à m'activer assez pour rejoindre André à la librairie histoire de déjeuner, retour à l'appart, paperasses, passage au bureau pour récupérer des feuilles de mission, crochet par Humana où je dégote un haut kitchos mais champignoné à deux euros, retour à l'appart, et là, force m'est de reconnaitre l'échec total de ma stratégie de réveil à base de café-guarana-tentative de motivation, je sombre dans le lit, le chat sur le dos. Réveil deux heures plus tard, coup de fil d'André "Euh, y a Raphaël (pas le nôtre, un client) qui est déprimé et qui vient combattre ça avec nous et du Cardhu douze ans d'âge, tu nous rejoins ?". Mais bien sûr, rien de tel qu'un bon whisky pour se sortir la tête du cul. Donc la soirée ciné en amoureux s'est transformée en soirée pizza-beuverie-fous rires à la librairie, avec Fanny et Alexis, un pote de Raphaël dont le boulot c'est de mater les seins des meufs à l'entrée du tribunal de commerce. Fanny a encore produit quelques brèves du plus bel effet, on s'est offusqué de ce que Topolino ne livre plus après dix heures, et on a fini par partir tous éclatés vers une heure du matin. Raphaël, tu reviens quand tu veux déprimer comme ça, moi je vote pour le soutien psychologique actif.
Ce matin, récupération d'un petit merdeux du côté du Prado, pour l'emmener en cours du côté de Lieutaud (bah oui, seize ans c'est trop jeune pour le scooter et trop huppé pour le bus), en fait il allait passer un scanner de la main à St-Jo, et m'a fait poireauter 25 minutes devant le portail avant de daigner se montrer, petit con. Je file ensuite nettoyer la voiture, toujours aussi crasseuse que quand je l'ai récupérée, et m'apprête à monter du côté de Chateau-Gombert pour amener une mamie chez le médecin ("au rond-point de Plan de Cuques", super la précision, j'espère qu'elle sait lequel), et là, texto du bureau, mission annulée. C'est bien, j'ai une voiture propre et toute la matinée de libre, mais j'aurais préféré être prévenue un tout petit peu avant d'être au coeur des embouteillages...
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