bristol, day 0

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C'est bien parce que c'est vous que je m'atele a la rédaction de ce billet, parce que le clavier anglais c'est super relou (en guise de préliminaires, mercredi soir j'ai envoyé le message destiné a André a une de mes responsables de secteur... rien que de tres sobre, mais tout de meme). Donc ne cherchez pas les accents, je les mettrais en rentrant*.
 
Adonc, day zero, le voyage, tout un poeme. André avait gentiment accepté de m'accompagner a la gare (oui, y en a c'est le dentiste ou les irm, moi c'est le train, qui m'angoisse), le TGV etait a l'heure et l'est resté, rien de notable pendant le trajet, la demi-douzaine d'enfants en bas age présents dans mon wagon s'étant exceptionnellement bien tenue. Le temps de faire quatre fois le tour de la gare de Lyon et j'étais dans le bon sens pour rejoindre la gare du Nord via Bastille, République, et le passage Brady. A Republique, je m'aventure dans une pharmacie (renouvellement inopiné de pilule, si vous voulez tout savoir), la vendeuse, chinoise, parle a la cliente, chinoise, en chinois, dépaysement garanti, surtout quand le vendeur qui allait me servir, tout ce qu'il y a de plus brun aux yeux bleus, répond lui aussi en chinois a la cliente - et oui, ici tout le monde parle chinois. Bon ben ni hao, alors, xe xe pour la pilule, tsai xe et a la prochaine. Chez Velan a Brady je renouvelle cette fois mon stock de dentifrices ayurvediques (on est snob ou on l'est pas, moi j'aime pas le menthol qui arrache la gueule, pas besoin de me flamber la bouche pour savoir que j'ai les dents propres). J'arrive gare du Nord, chope le RER pour Charles de Gaule, trouve le bon comptoir d'enregistrement, me fais confirmer que j'ai largement le temps de fumer une clope avant l'embarquement (juste trois quarts d'heure d'avance, stress oblige), passe la sécurité en flippant inutilement pour ma trousse de fille remplie d'objets potentiellement terroristes tels que pince a epiler, ciseaux pliants et aiguille a coudre, patiente un peu et finalement monte a bord ou, comme le placement est libre, les premiers arrivés s'installent bien évidemment coté couloir, dans l'espoir que personne ne tentera de leur passer par dessus les genoux pour aller s'installer devant le hublot (perdu, ca fait des années que j'ai plus volé et avec un peu de chance le temps sera dégagé et je pourrais savourer l'Angleterre vue du ciel). Le revetement des sieges est une spéciale dédicace aux sarouels pop art de Sido :) Rien de notoire pendant le vol, si ce n'est que seules mes longues heures de vol me permettent de comprendre les consignes de sécurité, dispensées en anglais par une hotesse a l'accent redoutablement hermétique. Ah, si, et un atterrissage d'une incomparable suavité - je me suis souvenue un peu tard que je risquais une double crevaison des tympans, mais en fait non, bravo le pilote. 
 
Arrivée a l'aéroport de Bristol, coup de bol inoui, comme l'avion est a l'heure et que ma flamboyante valise bleue a fleurs multicolores est la toute premiere sur le tapis a bagages, je chope la navette de 19h30, et descends a l'arret indiqué par Cécile avec trois quarts d'heure d'avance - je l'avais prévenue que je prendrais probablement celle de 20h10, et n'ayant pas moyen de l'appeler, je pars vadrouiller dans les rues autour de l'arret, me maudissant d'avoir betement oublié de noter son adresse, mais me promettant d'etre de retour a l'arret quand elle viendrait m'y récupérer. Je croise des gens souriants (ah le beau pays, ou tout le monde se contrefout de ce que vous avez sur le dos), des vitrines so girly, des enseignes polyglottement incorrectes, et tombe sur un panneau qui fait tilt, WhiteLadies Road. Bingo, la cousine habite par la, l'heure de notre rendez-vous initial approche, donc si je remonte la rue et qu'elle la descend a ma rencontre, on devrait pas tarder a se croiser. En fait non, donc je choisis prudemment de redescendre a l'arret, vu qu'il commence a etre tard, mais elle n'y est point. Au bout d'un quart d'heure, j'hésite entre utiliser ma carte bleue dans la cabine téléphonique (oui, rouge) ou demander charitablement a un passant (de préférence jeune et masculin pour mettre toutes les chances de mon coté) de me faire l'aumone de trente secondes de forfait pour lui demander ce qu'elle fout. Et la, paf, je l'apercois - pratique, les cheveux rouges - et ai le bon gout de me sentir péteuse de mes vadrouilles devant son pauvre minois tout anxieux. 
 
Bref, tout est bien qui finit bien, le fin mot de l'histoire de notre ratage étant qu'elle habite Alexandra Road, une perpendiculaire a WhiteLadies, et accessoirement une rue tout ce qu'il y a de plus bucolique et stratégiquement bien placée - rendez-vous compte, elle est en plein centre-ville et les renards viennent flirter dans son jardin. En tant que meufs, cousines et genre de plus proches amies du monde qui se sont pas vues depuis mars, on discute jusque vers deux heures, avant de sombrer dans un sommeil bienheureux en prévision de la visite pédestre qu'elle nous a concoctée pour le lendemain.
 
Sur ce j'arrete la, j'en peux plus de ce clavier, et la journée de jeudi mérite un billet a part entiere. Merci encore d'avoir lu jusqu'au bout, c'est fou comme c'est moins graphique, les paragraphes sans accents :)
*PS : Cécile vient de me montrer l'accent aigu, je m'empresse, je m'empresse !
PPS : Je mettrais les photos en ligne une fois rentrée, et vu que j'en suis a 200 en trois jours, ca prendra un peu de temps :)
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Publié dans balades_Bristol

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Y
<br /> <br /> Passe un bon séjour là bas :o)<br /> <br /> <br /> <br />
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