Ardèche #9_Kayak
Au mépris de la chronologie des faits, j'ai zappé de vous parler de la balade en kayak, damned. Après tout, c'est un des impératifs de nos excursions, avec les jolis villages et la caution historico-culturelle. L'Ardèche n'a rien de commun avec le Verdon, les gorges sont plus larges, plus ouvertes, quoique tout aussi fréquentées, si ce n'est plus. Pas mal d'abris sous roches, de curieuses formations rocheuses, un chateau perdu dans les arbres, des nudistes en goguette, des gamins qui plongent depuis les falaises, et des sauveteurs aux endroits stratégiques du parcours. L'eau est beaucoup moins profonde, moins verte aussi, et bien moins froide ! Au premier rapide un peu violent, André a versé, et je me suis précipitée à son secours - à pied... Il avait bien retenu la leçon du loueur du camping, et tentait vaille que vaille de se laisser porter au fil de l'eau, mais par cinquante centimètres de fond, le cul racle sur les graviers et c'est pas super efficace. Bref, je suis allée m'échouer, j'ai récupéré André, son canot et le bidon étanche contenant nos affaires, et on est repartis, non sans qu'il se soit félicité d'avoir des tatannes en plastique, et sa sauveteuse personnelle - pas la poitrine de Pamela, mais bien le maillot rouge ! En vrai, j'ai eu peur surtout des nombreux suiveurs, qui malgré toute leur bonne volonté et leur altruisme, n'ont pas toujours la maitrise nécessaire pour s'abstenir de vous rentrer dedans. Après, il a remis le couvert deux ou trois fois, mais j'ai arrêté de flipper et j'ai dévalé tous les rapides la pagaie en l'air en hurlant comme un cow-boy de série B, avec des pauses bisous quand il me rattrapait :). Il s'est vengé de mon adresse en établissant définitivement la tradition du coup de pagaie dans la figure (la mienne !), bien que j'ai imposé les kayaks séparés pour tenter de contrer le sort...
L'un dans l'autre, c'était sympa, mais moins que le Verdon - le paysage est à mes yeux moins grandiose, il y avait vraiment trop de monde, et comme on avait vingt-quatre bornes à faire en huit heures, on a du maintenir un rythme assez soutenu et j'ai pas trop lézardé à prendre des photos - mais les rapides, rien à dire, ça c'était du grand fun !!
Ci-dessous, la première pause, et vous pouvez constater que les berges sont bien moins escarpées que celles du Verdon, puisque j'ai pu partir à tataouine pour avoir l'intégralité de la falaise d'en face, et qu'André du coup est tout petit :). Ensuite, le coin de la pause pique-nique, où on a pataugé avec les poissons locaux (des chevesnes, d'après mon expert d'Ensuès), bien moins agressifs que leurs collègues verdonnais... J'en ai profité pour traverser à la nage et sans gilet, un petit challenge perso que j'ai presque regretté en constatant que de l'autre côté, pas moyen de se tenir aux rochers pour souffler un coup, les araignées sont monstrueuses, omniprésentes, et vu la taille de leurs proies, elles compensent largement l'altruisme des poiscailles ! Aucune idée de la longueur de la traversée, je dirais entre dix et quinze mètres, mais complètement au pif, et sans le retour. André n'a pas retrouvé le mode vidéo sur mon appareil, mais il a zoomé comme un sagouin pour immortaliser l'instant. J'ai réussi aussi à kidnapper le rocher de la Cathédrale, the repère monumental du trajet, là encore avec un bon coup de zoom pour éviter les touristes.
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Le gros regret, ça a été la fin de la balade. L'eau était vraiment super bonne, mais on n'a pas pu s'offrir la grosse baignade dont on rêvait, le loueur attendait avec son mini-bus et nous a tous un peu pressés pour qu'on y grimpe. Il a bombardé comme un malade sur les petites routes malgré la remorque avec les kayaks, et, basta pour le panorama, a esquivé une partie de la route des gorges pour mieux bombarder encore, à croire qu'une bonne vieille cystite des familles le tenaillait de retrouver les chiottes du camping. De retour au camping, donc, il y a eu l'habituel cliché du ciel au-dessus de la tente (ça ça ressemble au Verdon, oui), l'habituel portrait de l'inévitable chat du camping (un 'tit chaton mimi tout plein comme tous les chatons, mais bien moins sociable que l'inoubliable Flèche), et les non moins habituels, traditionnels mais nonobstant, atrocement douloureux, coups de soleil...
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La prochaine fois, je tenterais le kayak à plat ventre, histoire de varier les plaisirs :)