amies touristes, on vous aura prévenues...

Publié le

Car après le froid, la neige et le mistral, c'est au tour de la pluie de nous honorer de sa visite - dont on se serait évidemment bien passé, même si la température est remontée de quinze degrés (donc il fait 9). Ce soir en rentrant de Fuveau, j'ai miséré ma race. C'est pas la première fois, certes, que je me paye une saucée monumentale entre Aix et Marseille, mais là y avait l'effet prime de fin d'année : en plus de la pluie torrentielle que les pauvres essuies-glace de merde que j'ai n'arrivaient pas à contrer même en mode puissance trois, des postillons des voitures devant et autour, et de l'absence toujours cruelle de chauffage qui m'a obligée à rouler fenêtre ouverte et le nez sur le volant pour tenter de voir quelque chose à travers la buée, y avait de la brume sur cinq mètres de haut. J'étais très contente d'être sur des routes à deux ou trois voies, parce que comme on n'en voyait pas les bords, si j'avais du croiser quelqu'un, j'aurais fini dans le fossé (ou dans son capot). En gros, on voyait les bandes de marquage au sol quand elles arrivaient devant les roues. Une fois sur l'autoroute, je me suis foutue vite fait sur la voie du milieu histoire d'éviter d'avoir les pneus qui glissent dans des flaques toutes les vingt secondes (m'l'a fait trois ou quatre fois quand même avant que je puisse me rabattre et c'est pas parce que j'ai appris à négocier la perte d'adhérence que j'avais envie de tester mes compétences en live une semaine après le stage), et en arrivant vers Marseille j'ai pris un tsunami en provenance de la voie de gauche, enfin celle d'en face - en gros la vague a survolé les lauriers-rose du terre-plein central et inondé deux voies et demi...
Donc avis à Cécile et Fanny : je vous promets un gueuleton mémorable mercredi soir (enfin, mémorable si vous aimez la tarte aux poireaux, et je veux pas entendre de trucs du style "Je suis en haut de la chaine alimentaire c'est pas pour bouffer des légumes"), mais prévoyez du lourd côté vestimentaire parce que ça charcle sauvage ces jours-ci.
A part ça, Etienne a répondu "cool, j'accepte volontiers", en même temps il avait juste une option "oui merci" et une option "non merci" donc je comprends pas qu'il ait pu se manger le front à ce point - enfin si, je conçois, étant une ancienne adepte de la prise de tête niveau douze, mais bon.
Pour ce qui est de comment tenir, ben un peu de café, beaucoup de nerfs, et puis pas trop le choix :) Ceci dit j'avoue que le 8-19 d'aujourd'hui m'a bien achevée, et je pense que je préfère avoir vécu les embouteillages du soir plutôt que le coucher des deux frangins, même si ça m'a fait un peu bizarre. Tiens d'ailleurs la dernière blagounette professionnelle en date c'est une responsable qui me laisse un message pendant la balnéo (marrant comme tous les lundis quand je rallume le portable en sortant de la piscine j'ai au moins un appel du bureau...), pour réclamer que je bosse lundi et mercredi de la semaine prochaine parce qu'elle n'a absolument personne et "que vous n'êtes pas tout à fait aux heures". Au début j'ai pensé que si c'était vrai j'allais juste faire péter le champagne vu que ça serait bien la première fois en trois ans que je ferais moins que mon contrat, après j'ai vérifié et perso j'en compte 160, donc je vais l'envoyer péter poliment, s'il leur manque du monde, c'est bien dommage mais c'est pas mon problème.
Encore à part ça, le marché dimanche s'est pas trop mal passé, même si force est de constater que 1) c'est toujours les mêmes créateurs qui squattent la pergola du Cours Ju donc les gens râlent que c'est toujours la même chose mais ne font pas l'effort de bouger leur cul jusqu'à la fontaine pour voir du nouveau, et 2) il vaut mieux prévoir plein de petits accessoires pas trop chers qui feront cadeaux, que des vêtements même superbes que personne n'a le courage d'essayer en plein mois de décembre. Sido était comme d'hab au trente-sixième dessous (et quand ça marche bien elle est au septième ciel, c'est un peu "les montagnes russes en bas d'chez vous" :) ), d'où la nécessité de développer cette année d'autres types de marchés (au sens marketing du terme), genre ventes privées, vente en ligne et dépôt-vente - et ça s'annonce pas mal, elle a eu plein de contacts pour.
Dimanche soir, histoire de continuer ma collec de nuits de cinq heures, j'ai fait un saut au Point de Bascule, rue Breteuil. Les Outch Men Orchestra y jouaient et Alex m'a eu une invite de dernière minute, mais comme le gars de l'accueil m'avait dit que c'était surbooké et que je ne me sentais pas de tenter le coup avec Sido et qu'elle se retrouve bloquée à l'entrée, j'ai juste décrété qu'on irait y boire un verre avec les potes après leur concert, donc on est parties vers neuf heures de la maison, mais elle a rebroussé chemin, trop crevée, trop froid, et trop d'affaires à empaqueter pour partir tôt ce matin. Finalement il s'est avéré que je suis rentrée comme dans du beurre (euh, j'ai jamais testé, en fait), personne à l'entrée, et Aude au bar qui me dit "Eh, y a la deuxième partie qui commence à peine, grouille !". Donc après m'être débarrassée de ma veste, mon écharpe, mon gros pull, mon moyen pull et mes deux petits pulls, j'ai eu droit au concert quand même, toujours génial - imaginez un big band avec piano à queue, deux saxos (dont un charmant grand blond à dreads avec costard noir et baskets blanches - et une gamine de neuf mois, fait chier), deux guitares (Cyrille et Alex), la contrebasse de Guillaume (qui fait aussi le chant), Sam à la batterie, une trompette, un tuba et un trombonne à coulisses (Emilie, qui fait aussi aussi le chant), bref un bon gros son qui met bien le feu :) Et après je me suis arsouillée au jus de pomme bio en papotant avec les copains et en prenant des infos pour Sido vu que le lieu fait aussi show-room et organise des ventes de créateurs. Une fin de soirée bien rentabilisée !
Et là je crois que je vais aller rejoindre mon lit (en regrettant un peu que y ait plus personne pour le préchauffer, parce que mine de rien c'est bien agréable !), j'ai les batteries un peu faibles :)
Publicité

Publié dans petites histoires

Commenter cet article