vidange

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Ca fait longtemps que je ne me suis pas un peu vidangé les neurones, entre les petites trouvailles inutiles mais qui font passer le temps, les plantages répétés de maurice et le manque d'inspiration (oui, ma vie est positivement idyllique ces derniers temps). J'ai quand même réussi à accumuler quelques légers sujets d'énervement qui vont me permettre de rattraper cet oubli grossier, fidèles lecteurs, car ces récriminations ne sont pas si stériles qu'elles en ont l'air sous leurs dehors de râbachages égotiques, puisqu'elles me soulagent la vésicule et vont parfois jusqu'à vous faire rire.
D'abord une petite gueulante contre la nouvelle grille de programmation du Mouv' (un peu en retard vu qu'elle est entrée en fonction début septembre), qui a vu le duo matinal et délirantissime Maxime-McFly, belle paire de déconneurs à tout va, nantis d'une pêche incroyable pour des gens qui prennent l'antenne à 6 h du matin, inventeurs de la MaxBox introduite par une blonde digne de la minute blonde de Canal, j'en passe et des meilleures et surtout ces adieux absurdes à base de "je vous cataplasme de la brandade de morue sur la paupière inférieure", duo donc tout ce qu'il y a de plus réjouissant pour commencer la journée au milieu des embouteillages et arriver pleine de pep's au boulot, remplacé par l'improbable tandem McFly-Jean Zayd, prononcer Z, c'est même pas drôle, qui a lamentablement transformé la synergie spectaculaire d'un esprit rock qui prévalait incontestablement en espèce de sucé-copié-collé d'un mélange soporifique entre France Culture et Rmc. Jean, il est bien quand il parle de la météo, de la blogosphère ou des sorties ciné de la semaine, mais pour ce qui est de réveiller les auditeurs, pardon. Tellement ça en vaut même pas la peine, y a qu'une seule meuf qui a posté sur leur site pour râler comme je le fais présentement. A part ça, la musique est toujours bien, sauf les morceaux en quatorze exemplaires depuis huit mois, des fois ça lasse.
 Ensuite, je tiens à confirmer qu'on ne va pas chez Total par hasard, mais parce qu'on y est contraint, forcé, et qu'on a vraiment du temps à perdre. Eh oui, comme quoi l'expérience, faut se la faire rentrer dans le crâne à coup de pompe (subtilité du jeu de mot contenu dans ce champ lexical essenciel, ah ah, comme j'me frise), je suis retournée faire de l'essence à la station de Ste-Marguerite. Et comme la fois précédente, j'ai mis un bon gros quart d'heure d'énervement brutal et fort peu discret à faire un truc proche du plein avec cette putain de pompe qui crache mais alors vraiment à contrecoeur son putain de diesel. Mais comme je suis polie, bien élevée, magnanime, que j'bosse dans le social, je prends sur moi, et je me mets au niveau intellectuel de mes interlocuteurs, j'ai préféré m'abstenir d'un sonore "quand est-ce que vous allez changer vos pompes de MEEEEEERDE putain de bordel de chier" et choisi l'option  de sortir un délicat euphémisme à la caissière (pas Irina, aujourd'hui, plutôt Félicité, des îles) comme quoi leurs machines sont "un peu pénibles", à quoi elle a juste répondu par un petit rire bien peu gêné. Comme dirait un personnage de John Irving dans ce fabuleux bouquin qu'est L'Hôtel New Hampshire : "Un petit peu d'air dans les tuyaux ?! Un paquet de merde dans les cheveux, oui !!!".
Enfin je m'aperçois que je ne vous ai pas présenté mes voisins du dessus, à part monsieur qui trimballe des canapés à mains nues et les laisse généreusement sous mes fenêtres pour que les cloches du quartier puissent faire un coma éthylique plus confortablement installés que sur des cartons moisis enfouis sous des couvertures mitées. D'après mes calculs ils sont quatre, ce qui implique madame, une quadra relativement insignifiante, puis un gamin d'une dizaine d'années (Léonard, vous vous rendez compte, le pauvre...), et un chiard qui doit bien faire ses quatre ans (sachant que mes estimations sur l'âge des enfants se font en l'absence complète de toute donnée comparative et sont donc relativement hasardeuses). Comme monsieur avait eu l'obligeance de nous prévenir que s'il y avait dorénavant du bruit ça viendrait de chez lui, et que je n'ai pas eu le courage d'aller râler dès les premières salves, maintenant je suis dans la merde.
 D'abord monsieur a une voix de basse, profonde, porteuse, sans doute riche, et dont il n'hésite à se servir ni pour disserter sur la conjoncture économico-socio-politique actuelle dans de grands débats, toutes fenêtres ouvertes, avec les divers présentateurs télé, ni pour remettre ses mômes à leur place de mômes (et là je ne peux qu'applaudir, vu comme les parents modernes sont totalement largués vis-à-vis de la moindre notion d'autorité parentale). Bon, ça, à la limite, il n'y peut rien, le pauvre, la voix ça se travaille mais à la base on choisit pas, et puis il a un peu la stature qui va avec (pas gros, mais à côté Raphaël fait un peu chétif). Non, c'est surtout leurs activités qui sont bruyamment incompatibles avec la vie en communauté que représente l'occupation d'un immeuble.
Déjà, je pense qu'ils n'ont pas eu les moyens de fixer solidement leur parquet flottant, et sont donc obligés, les pauvres, de se laisser pesamment tomber sur le sol à chaque pas pour tenter de souder les planches au béton par la force de l'inertie répétitive. Je suppute par ailleurs que l'aîné s'entraîne dur pour passer pro au bowling, et pour se muscler en conséquence, qu'il travaille avec des quilles en fonte et des boules rebondissantes, ce qui présente en outre l'avantage de le faire courir, renforçant par là la fixation du parquet. Le plus jeune a probablement gagné, à force de bons récupérés sur de quelconques paquets de céréales, une rencontre avec une équipe de rugbymen haltérophiles, et pour faire les choses bien (après tout il a du se taper une sacrée indigestion de chocogrou), ses parents les ont royalement hébergés une semaine, en négociant pour prix de leur hospitalité une démonstration bi-quotidienne de placages, dont le mioche a manifestement très bien compris la technique, puiqu'il est à même de les reproduire tout seul, maintenant. Quant à la mère, je rends un hommage vibrant à ses talents de yogi, qui lui permettent de mettre tout son petit monde en lévitation pendant une heure ou deux, répit ô combien jouissif surtout si ce moment de grâce se produit quand j'ai la chance d'être à la maison, mais répit parfois hélas de courte durée si une de ses copines a la malencontreuse idée de lui téléphoner. Inévitablement, l'intrusion brutale et non prévue de la sonnerie dans la bulle mystico-méditative de madame interrompt promptement le charme, et tout le monde d'atterir violemment sur son séant... et sur mon plafond. Avant de retourner vaquer à l'entraînement vespéral de la troupe de morses savants, héritage du cirque de quartier tenu par le pépé, qui serait un peu à l'étroit dans sa caravane avec un tel entourage, troupe qu'il faut entretenir régulièrement malgré l'absence de représentations prévues, sinon ils deviennent hargneux. Et si un morse énervé du deuxième étage croise un des éléphants en tongs du troisième, j'vous raconte pas l'carnage dans la cage d'escalier.
Quand j'ai évoqué l'idée d'acheter un balai pour manifester mon mécontentement à grand renfort de décibels, Raph m'a gentiment répondu que même équipée de cet appendice, le plafond resterait trop haut pour mes courtes jambes...
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Y
Ouaihhhhhhhhhhhhhhhhh,Un message à la Garance-qui-se-lâche ! Trop bon ! En plus j'avoue que l'histoire des voisins-de-chez-Smith-d'en-haut est à se plier en 4. Où vas-tu chercher toute cette inspiration ?Ca doit être la pêche de novembre qui veut ça, je ne vois pas d'autre explication ^^
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L
Eh ben écoute tu peux pas savoir comment ça fait du bien d'entendre les autres râler !!!!!!<br /> Moi même je suis un peu au fond du trou après un long coup de fil d'une copine qui me dit que j'ai intérêt à passer à la fac de temps en temps (faut dire que je la visite pas souvent en ce moment) mais que c'est pas le truc à discuter avec ma mère (on a beau bien s'entendre maintenant ya des limites à tout...) et que Nico doit commencer à en avoir marre le pauvre.<br /> Avec ça j'ai donc la confirmation que la merde, chacun à sa part, et je suis désolée pour toi mais ça fait du bien à savoir !! Sinon pour les voisins bruyants... Ben écoute celles d'en face chez nous ont longtemps été assez horribles mais si ça peut te rassurer sur 18 ans qu'on vit en face d'elles ça doit faire 2 ans que ça va mieux !! Alors tu vois pas de soucis à se faire, ya qu'à prendre son mal en patience !! Dans 15 petites années avec un peu de chance les deux petits se seront barrés et le père se sera inspiré du caractère de sa femme !!<br /> Bon courage pour la suite ^^
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