deux pour le prix d'une

Publié le

Eh oui, deux soirées palpitantissimes dans un seul billet, faute de temps :)
Ca a commencé jeudi soir, avec la soirée filles-barbecue chez Lucile, vite rebaptisée "soirée nichons". Imaginez donc douze meufs assises en rond à une table basse, sur la terrasse d'un duplex en plein centre-ville, vue sur cour intérieure et Notre-Dame (de la Garde, voyons, y en a qu'une qui compte, à Marseille). Douze nénettes de vingt à trente ans (bon, de dix-neuf à trente et un, mais on va pas chipoter), dont trois blondes, une bi, deux cousines, une authentique pucelle, deux soeurs, une parisienne-parisienne, une parisienne-aixoise, une ex-parisienne, une anglaise d'adoption, une future argentine provisoire, une grande, plusieurs petites, et tous les tours de poitrine envisageables.
L'apéro était très classe, le riz au safran fameux, les grillades parfaites (on avait eu peur d'avoir malgré tout besoin d'un mec pour allumer le barbecue, mais il est électrique, AH AH), la salade de tomates rafraichissante à souhait, et j'vous parle même pas des boissons : bière bio artisanale, petit vin rouge pas piqué des hannetons, et puis des dijos en pagaille, get 27, rhum, crème de fraise, génépi, vin d'orange, dans les quinze bouteilles sur la table, et un truc complètement improbable écrit en cyrillique (sauf les degrés, 43, facile), un genre de vodka parfumée aux fruits, qui m'a bien intriguée (même si au bout du cinquième verre j'ai décidé d'arrêter les investigations, et de juste continuer à boire).
On a bien évidemment gloussé comme des pintades, ri comme des baleines, jacassé comme des pies, et je regrette très franchement de n'avoir pas retenu les trois quarts des brèves mémorables qui ont jailli de nos esprits survoltés. En vrac : Raffaele a traité Crapule (le chat de Lucile) de chat-teigne ; Céline nous a expliqué comment elle s'était pris la tête la moitié de l'après-midi à comprendre pourquoi juridiquement parlant 69 + 6 ne font pas 75 ; Louisa nous a raconté comment sa directrice de primaire avait décidé que Z'ohr c'était pas nationalement prononçable et l'avait rebaptisée plus classiquement, d'où ce charmant prénom devenu le sien, et qui s'avère signifier "verveine" en arabe donc dans le cul lulu ; et quand on a discuté des mérites comparés des mecs anglais et des marseillais, je me suis stupéfiée à sortir de je ne sais où un puissant "Oh oui, mets-moi ta sardine dans le Vieux-Port", qui nous a toutes fait mourir de rire.
On a aussi bien sûr parlé de boulot et de vacances, de mecs et de cul, de bouffe et de régimes, un peu aussi de fringues et de chats et de livres et de films, on a un fait un tour de table pour se montrer nos soutifs, on s'est fait une séquence confessions intimes où on s'est racontés notre première fois (mais y avait plus que les deux tiers de l'assemblée), bref, on a fait les filles dans toute leur splendeur et sans aucune honte, et on a conclu en se promettant de recommencer le plus vite possible :).

La deuxième soirée, c'était le concert de Poum Tchack au Délirium, à Avignon (oui, je trouve du snobisme le plus absolu de dire "en Avignon", alors qu'on dit "à Arles").
En sortant du boulot samedi, je suis allée aider Lucile à monter sa commode Ikéa, et pour une fois c'était pas du bricolage mais du sens propre, puisque le truc était emballé dans le coffre de sa voiture et qu'il fallait le grimper au troisième étage, à trois rues de là. C'était pas particulièrement encombrant, c'est juste les trente-huit kilos du machin qui compliquaient un peu les choses. Comme à deux dans la rue c'était vraiment trop galère, j'ai chargé le paquet sur mon dos pour aller jusqu'à son immeuble, ce qui m'a valu un "Oh, tu fais Obélix !". Ensuite on a bien transpiré nos races dans les escaliers, et je suis rentrée me doucher :)
Une heure de repassage plus tard, Fanny et moi décollons pour le bd Flammarion, où je gare ma voiture à moi sur la place de parking de la voiture de mon oncle, icelle nous conduisant pour la nuit (oui parce que 300 bornes aller-retour c'est un peu abusé comme kilométrage perso pour ma chtite clio de fonction). Au passage, timing exemplaire puisque Cécile (ma cousine) nous a rejoint pile au moment où on sortait du parking. Après l'étape à la station service (où j'ai vécu un grand moment de solitude à chercher comment ouvrir le bouchon du réservoir), en voiture Simone, direction Avignon. Toujours un peu flippée pour les grandes distances de nuit avec un véhicule que je ne connais pas bien - et qui en l'occurence s'avère être un putain de veau marin sans aucune reprise, avec un levier de vitesses tellement grippé qu'il faut les deux mains pour désenclencher la marche arrière, qui met environ deux kilomètres à passer du 70 au 75 à l'heure (et encore, en plat), et qui vibre de toute sa tôle dès qu'on dépasse le 110 - mais finalement on arrive nickel, le parking que je vise est même indiqué par des panneaux dès l'arrivée dans le centre, chapeau, ça nous change de Marseille où si tu sais pas où tu vas, ben t'y vas pas, c'est plus simple.
Une fois au parking, c'est le drame, comme j'ai oublié d'imprimer le plan d'accès, je sais pas vraiment comment rejoindre la salle. Il y a bien un plan en sortant du parking en question, faut juste mesurer deux mètres soixante-dix pour arriver à le lire. J'escalade tant bien que mal et repère que en gros faut faire gauche, tout droit, place de l'église, droite, droite. Après ça part en couille de suite puisque la première rue dans laquelle on est censées tomber (dix mètres après la porte du parking), ben c'est pas la bonne, et en plus c'est une place. On marche un peu, on tombe sur un autre plan, plus ergonomique, et tiens, on est pourtant parties du bon côté, c'est bizarre. En fait, non, c'est juste que sur le plan y a trois rues qui partent de là où on est, mais en vrai, y en a huit, et en plus, c'est des places... Avignon est donc un conglomérat de places dont les trois-quarts ne sont pas répertoriées sur le cadastre municipal, ce qui ne facilite pas le boulot des touristes. Bizarre, ils avaient l'air doués en signalétique... On demande à des gars attablés à un resto, qui nous envoient rue Saint Agricol (un pauvre gars, manifestement), où une fois au bout, en fait, ben on est perdues, donc on demande à une marchande de glace, et c'était assez génial, parce qu'on dit toujours que les meufs sont nulles question orientation, mais là les mecs nous ont dit "Ouais, vous allez tout droit par là" (oui mais tout droit la petite traverse, ou la vraie rue ??) "Et au bout de la rue ça sera par là" (vague geste de la main au milieu de leurs éclats de rire de pochetrons), alors que la nénette nous dit "Vous remontez la rue, au bout vous prenez à droite la rue de la République, et à la fontaine à côté du Macdo vous prenez à gauche", net et précis, et de fait, on a trouvé (bon, un peu par hasard, parce qu'on lui avait demandé l'église St-Didier, le repère le plus marquant des plans qu'on avait regardé, et que la rue Mignard, notre but, était en fait juste juste avant le Macdo).
Le Délirium est une grande salle, super super super chouette, avec couloirs peints en rouge et gris avec sur les murs, des dessins industriels, des meufs en bikini et des formules d'astrophysique, et dans la salle elle-même, une ambiance "club anglais-bar old school-chez mémé", avec des ventilateurs en cuivre qui font aussi office de lampes avec abat-jour tulipe, des gros fauteuils Louis-chose en tapisserie et des canapés en cuir défoncés, des contrebasses échouées dans les coins, des photos artistiques des serveuses (mais pas nues), un grand comptoir en bois sombre, de la moquette bleue et du parquet et des tapis repliés à côté de la scène, et même, même, des toilettes qui sont restées à peu près propres toute la nuit. Le concert était extra, un peu plus tzigane que les premières versions de l'année que j'ai écoutées ces derniers mois, une patate d'enfer, on a dansé pieds nus comme des tarées Fanny et moi pendant que Cécile prenait des photos (c'est son vrai travail, elle est photographe de musiciens, c'est un peu de famille, Sainte Cécile c'est la patronne des musiciens - un peu comme moi avec le rouge, si vous voulez), on a repéré pléthore de beaux mecs et plein de filles en talons hauts (ce qui ne les empêchait pas de danser aussi frénétiquement que nous), et j'ai même revu Etienne, qui sort manifestement avec Anoushka, une blonde frisée à cheveux longs et lunettes carrées, qui fait partie du PoumTchaKlan depuis pas mal de temps. Eh ben vous savez quoi ? Non seulement ça m'a rien fait de les voir ensemble (mais alors, néant, sérieux), mais en plus, du coup, il m'intimide beaucoup moins (même s'il est toujours charmant, faut pas déconner non plus). Bon, c'est pas ce que j'ai dit aux filles sur le coup, mais en fait, après réflexion, ben c'est vrai :)
On a un peu bu, un peu fumé, un peu mâché (de la coca), on a surtout perdu huit litres de sueur chacune, donc Fanny s'est retrouvé avec un taille-très-basse et moi la jupe bien sur les hanches aussi (Cécile s'en est bien sortie, mais elle était en robe), on a du se faire passer pour des lesbiennes pour repousser les (chars d') assauts d'un trio de blacks bien relou (ça c'était après le concert, quand on est sorties fumer une clope), on est retournées écouter le dj mixer le bon vieux son des années quarante (Rhum and coca-cola, Whisky and soda, Freedom, Celebration et autres vinyls en mode mono), et on a fini par s'arracher vers cinq heures. Fanny nous a ramené au parking en à peu près trois minutes, vu qu'elle s'était repéré à l'aller et qu'elle nous a fait passer tout droit et pas par des chemins à la con, et on est reparties sous un petit crachin et une grosse fatigue. Au péage de Lançon, la mère de Cécile m'envoie un texto "Vous êtes où ?" - ben, Cécile sera là d'ici une heure, désolée... J'ai posé ma cousine dégoûtée à l'idée de partir à Sisteron voir ses grands-parents alors qu'elle était d'équerre, ensuite on a refait le transfert de voitures, ensuite j'ai posé Fanny qui a maudit ses trois étages sans ascenseur, et je suis arrivée chez moi pile à l'heure pour voir l'extinction des lampadaires. De six trente à midi, dodo sur le chat, et cet aprèm, boulot : la vie, quoi...
Publicité

Publié dans petites histoires

Commenter cet article

G
je précise quand même pour pas choquer mon lectorat que fanny et moi "ensemble" c'est juste le running gag de l'été, hein :)
Répondre
F
coucou fideles lecteur du blog de garance!comme en ce moment garance et moi c'est un pei laurel et hardy en plus sexy (ou dutronc et hardy en moin enfumés) j'ai noté lors de la soiree nichon quelques breves: d'abord rafa qui nous a expliqué que le get 27 c'est de l'alcool caché derriere un sapin! (ouarff elle est bonne celle là!)et il y a eut aussi moi qui dans une conversation sur le resté en bon termes avec ses ex et les bisbilles que ca entraine ai sorti (attention accrochez vous!) :ben moi je sors avec l'ex (garance) du frere (raphael) de l'actuelle (helene) de mon ex (andré)! et là l'actuelle (julia) de l'ex (lies) de l'actuelle de mon ex (je vais pas vous les re faires ceux là!) a sortis tout de go : ben maintenant y faut boucher les troups! humm... aucune allusins sallace evidamment!bon c'est tout pour la mise a jour !
Répondre