j'emmerde les musiciens en herbe

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Mon voisin (forcément du dessus) joue de la basse. Enfin, il essaye d'apprendre. Tous les matins - question assiduité et motivation, y a pas, il en veut. A force, il maitrise super-bien les trois notes de base de l'accord de base. Comme c'est des sons graves, ça voyage très bien à travers les étages - et comme c'est un pervers fini, en plus d'avoir choisi l'instrument le moins mélodieux de la planète, il s'arrête pile quand je décide que je ne peux pas poursuivre ma grasse mat' pour cause d'incompatibilité entre repos délassant et envie de meurtre à la petite cuillère. Salaud !!! Alors moi, d'abord, quand je serais grande, j'aurais une petite maison avec un GRAND jardin, personne autour, personne au-dessus, et un lit king size sous les arbres pour faire la sieste au frais - et au calme, bordel. Et si elle vire crapuleuse, y aura pas de voisins pour se rincer l'oreille :)
En attendant, j'ai décidé que demain, c'était day off pour de bon. D'abord j'ai des trucs pas sympa à faire, genre écrire aux impots pour réclamer de l'argent,  et appeler mon centre financier pour savoir quel connard a fait débiter un chèque de 33 virgule 11 euros il y a deux jours alors que techniquement je l'ai fait en février. Ensuite il faut que je m'épile et vous avez bien compris que c'est une opération de longue haleine qui s'apparente à la spéléologie et requiert tact, doigté et abnégation dans la douleur (nan, je rigole - vous pensez bien qu'à force, j'ai l'habitude - quoique je n'ai compris qu'il y a une semaine que la crème dépilatoire est juste le pire moyen inventé par un cerveau dégénéré pour s'épiler à la dernière minute - et obtenir ainsi des rogatons de poils frisés à l'acide, totalement pas glamour). Encore heureux que j'ai pas de ménage, sinon ça serait juste un programme de merde :)
Et sinon le top du top ça serait quand même que je me décide à racheter une lampe pour attaquer pour de bon le rangement de mon "atelier". Va vraiment falloir que je m'y remette, j'ai l'envie, la motiv, l'inspi, les commandes et les perles, ça commence à être dur de tergiverser tous les deux jours simplement parce que c'est Beyrouth sous la mezzanine.
A part ça, réjouissons-nous, les amis, car comme le dit Sido : "Au menu de midi chez les chtis : un petit 12 degrés accompagné de sa pluie et de son incontournable vent du nord. Yeah...". J'ai pensé que ça serait indécent de lui répondre que je m'apprêtais à aller me rincer de ma sueur de méridionnale en plongeant pendant une heure et demi dans une eau à 33 degrés, balnéo oblige. Désolée ma poussine... et vivement septembre qu'on revoit ta frimousse :)
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Publié dans petites histoires

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