yes we did !!!
Et voilà ! Après une dernière journée d'environ dix heures, et une douche mémorable qui m'a débarrassée de la peinture rouge, de la peinture blanche, de l'ajax vitres, de l'ajax sol, du plâtre, de la poussière, des poils de chat, de l'huile de pizza, de la sueur et du suint, j'ai l'immense plaisir et l'insigne fierté d'annoncer que Fanny et moi avons terminé la rénovation de sa chambre !!
Après des mois de travaux harassants, qui nous ont vues décrocher les affiches, décrocher les rideaux, décrocher la tenture ; sortir les meubles, sortir les bibelots, sortir le chat ; mouiller la tapisserie, arracher la tapisserie, gratter la tapisserie, insulter la tapisserie ; lessiver les murs, poncer les murs, boucher les murs, re-poncer les murs, dépoussiérer les murs, insulter les murs ; gratter la peinture jaune sur la peinture blanche sur la peinture grise sur l'enduit sur le plafond, reboucher les fissures et les trous du plafond, poncer le plafond, repeindre le plafond, insulter le plafond ; ingérer, inhaler, respirer, avaler, tousser, moucher, pleurer et cracher du plâtre ; repeindre les plinthes, repeindre les fenêtres, repeindre la porte, insulter le chat qui s'y frotte ; trimballer une armoire de quinze tonnes dans tous les sens, arracher les fils électriques périmés, enlever les cavaliers qui les maintenaient en place, évacuer des kilos de gravats, nettoyer à la raclette les tâches de peinture et d'enduit sur le sol ; passer le balai, passer l'aspirateur, passer la serpillière ; l'endroit est désormais tout beau tout propre et tout réaménagé, jusqu'au lustre - oui, parce que le tripode à mémé avec chaine en faux cuivre et tulipes en verre fumé, son seul avantage, c'est de tenir dans une poubelle.
Le changement de lustre fut épique, d'ailleurs. Ignorant quel fusible correspond à la chambre, je les décapsule tous, je reviens grimper sur l'armoire, je décroche le lustre, je m'aperçois que le couteau suisse n'a pas de cruciforme adapté aux toutes petites vis du sucre, je raccroche le lustre, je descends de l'armoire, j'y remonte avec le bon tournevis, je dégage le lustre pour de bon (oups, j'ai fait tomber un des magnifiques abats-jour, qui s'écrase par terre, quel malheur), je dépoussière les câbles, très fière de réaliser que le troisième est en fait le raccord à la terre (pour un plafonnier ???), Fanny monte le lampion et me le passe, on décide de la bonne longueur de fil à laisser, je prie pour que le gros fil de cuivre des années trente soit compatible avec le faisceau de tout petits fils de cuivre actuel, je fais le raccord dans le sucre (trop simple, bravo Ikéa), je comble le cache avec tout le fil en trop, on accroche le lampion, ouais, trop classe, je retourne à la cuisine, je ré-enclenche tous les fusibles, on retient notre respiration pendant que j'appuie solennellement sur l'interrupteur, et là - rien, bien sûr. Une seconde d'échange de regards interloqués puis fou rire - forcément, sans l'ampoule...
A part ça, comme chaque bon dieu de jour où je suis de repos, le boulot m'a appelé, j'ai pas répondu, donc petit message de ma responsable pour savoir si je peux faire la journée complète demain au lieu de juste l'après-midi, et me rappeler qu'il faudra qu'on se voit pour le rendez-vous de fin de mois. Oui, ben je comptais passer justement demain matin, c'est ballot. Je rappelle, tombe sur la standardiste, et lui laisse pour consigne de dire à ma chef que 1) c'est ok pour demain de 8h à 21h, que 2) je passerais vendredi en fin de matinée pour le r-v et que 3) si je pouvais avoir mon planning par mail ça serait bien. La chef me rappelle une demi-heure plus tard (et tombe sur ma messagerie, faut pas déconner) et me sort tout à trac que, je cite, soit Marie (la standardiste) a mal noté, soit j'ai trop fumé (sic, je vous dis), parce que c'est 8h et pas 8h30 demain (??) et que si elle me demande de faire la journée complète je peux pas passer dans la journée pour mon r-v (????). J'avoue que j'ai un peu gravement halluciné sur l'incapacité de la Marie en question à faire passer un message, et sur l'opinion que ma chef a de moi. Ca fait jamais rien que 6 mois que je bosse chez ces patients, et même si j'y fais que les aprèm en temps normal, je connais les horaires, et suis de toute manière apte à comprendre, si on me dit 8h, que c'est pas 8h et demi. Quant à proposer de passer entre 9h et 17h au bureau alors que je vais enchainer treize heures de boulot à l'autre bout de la ville, faut vraiment qu'elle me croit conne pour envisager sérieusement que j'ai pu dire un truc pareil à la standardiste. Bref, j'ai rappelé la Marie, demandé à parlé à ma responsable, attendu vingt minutes qu'elle soit disponible (en vain), et finis par demander à la meuf de noter que je venais bien à 8h demain, et que je passerais bien vendredi. J'ai quand même envoyé un mail à ma responsable, histoire de lui rappeler qui a bac +5, dans l'histoire...
Après des mois de travaux harassants, qui nous ont vues décrocher les affiches, décrocher les rideaux, décrocher la tenture ; sortir les meubles, sortir les bibelots, sortir le chat ; mouiller la tapisserie, arracher la tapisserie, gratter la tapisserie, insulter la tapisserie ; lessiver les murs, poncer les murs, boucher les murs, re-poncer les murs, dépoussiérer les murs, insulter les murs ; gratter la peinture jaune sur la peinture blanche sur la peinture grise sur l'enduit sur le plafond, reboucher les fissures et les trous du plafond, poncer le plafond, repeindre le plafond, insulter le plafond ; ingérer, inhaler, respirer, avaler, tousser, moucher, pleurer et cracher du plâtre ; repeindre les plinthes, repeindre les fenêtres, repeindre la porte, insulter le chat qui s'y frotte ; trimballer une armoire de quinze tonnes dans tous les sens, arracher les fils électriques périmés, enlever les cavaliers qui les maintenaient en place, évacuer des kilos de gravats, nettoyer à la raclette les tâches de peinture et d'enduit sur le sol ; passer le balai, passer l'aspirateur, passer la serpillière ; l'endroit est désormais tout beau tout propre et tout réaménagé, jusqu'au lustre - oui, parce que le tripode à mémé avec chaine en faux cuivre et tulipes en verre fumé, son seul avantage, c'est de tenir dans une poubelle.
Le changement de lustre fut épique, d'ailleurs. Ignorant quel fusible correspond à la chambre, je les décapsule tous, je reviens grimper sur l'armoire, je décroche le lustre, je m'aperçois que le couteau suisse n'a pas de cruciforme adapté aux toutes petites vis du sucre, je raccroche le lustre, je descends de l'armoire, j'y remonte avec le bon tournevis, je dégage le lustre pour de bon (oups, j'ai fait tomber un des magnifiques abats-jour, qui s'écrase par terre, quel malheur), je dépoussière les câbles, très fière de réaliser que le troisième est en fait le raccord à la terre (pour un plafonnier ???), Fanny monte le lampion et me le passe, on décide de la bonne longueur de fil à laisser, je prie pour que le gros fil de cuivre des années trente soit compatible avec le faisceau de tout petits fils de cuivre actuel, je fais le raccord dans le sucre (trop simple, bravo Ikéa), je comble le cache avec tout le fil en trop, on accroche le lampion, ouais, trop classe, je retourne à la cuisine, je ré-enclenche tous les fusibles, on retient notre respiration pendant que j'appuie solennellement sur l'interrupteur, et là - rien, bien sûr. Une seconde d'échange de regards interloqués puis fou rire - forcément, sans l'ampoule...
A part ça, comme chaque bon dieu de jour où je suis de repos, le boulot m'a appelé, j'ai pas répondu, donc petit message de ma responsable pour savoir si je peux faire la journée complète demain au lieu de juste l'après-midi, et me rappeler qu'il faudra qu'on se voit pour le rendez-vous de fin de mois. Oui, ben je comptais passer justement demain matin, c'est ballot. Je rappelle, tombe sur la standardiste, et lui laisse pour consigne de dire à ma chef que 1) c'est ok pour demain de 8h à 21h, que 2) je passerais vendredi en fin de matinée pour le r-v et que 3) si je pouvais avoir mon planning par mail ça serait bien. La chef me rappelle une demi-heure plus tard (et tombe sur ma messagerie, faut pas déconner) et me sort tout à trac que, je cite, soit Marie (la standardiste) a mal noté, soit j'ai trop fumé (sic, je vous dis), parce que c'est 8h et pas 8h30 demain (??) et que si elle me demande de faire la journée complète je peux pas passer dans la journée pour mon r-v (????). J'avoue que j'ai un peu gravement halluciné sur l'incapacité de la Marie en question à faire passer un message, et sur l'opinion que ma chef a de moi. Ca fait jamais rien que 6 mois que je bosse chez ces patients, et même si j'y fais que les aprèm en temps normal, je connais les horaires, et suis de toute manière apte à comprendre, si on me dit 8h, que c'est pas 8h et demi. Quant à proposer de passer entre 9h et 17h au bureau alors que je vais enchainer treize heures de boulot à l'autre bout de la ville, faut vraiment qu'elle me croit conne pour envisager sérieusement que j'ai pu dire un truc pareil à la standardiste. Bref, j'ai rappelé la Marie, demandé à parlé à ma responsable, attendu vingt minutes qu'elle soit disponible (en vain), et finis par demander à la meuf de noter que je venais bien à 8h demain, et que je passerais bien vendredi. J'ai quand même envoyé un mail à ma responsable, histoire de lui rappeler qui a bac +5, dans l'histoire...
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