allez titine !
Hier c'était l'anniversaire de Seb, le copain de Chloé, de la tribu des rôlistes-choristes-copains-de-la-famille-et-des-potes. Fanny, Raphaël, son pote Thomas et moi, on est donc allés dans la maison de son grand-papa, à St-Cyr-sur-Mer. Très bucolique. Mais alors, vraiment très.
Au début, tu prends l'autoroute, ça va, normal. Après, tu as le péage et le tronçon à 130, et là déjà tu sens que tu vas vivre l'aventure (je me contente modestement des autoroutes interurbaines limitées à 110, au quotidien, donc je n'ai qu'une confiance relative dans mes réflexes au-delà de cette vitesse - et aussi, avouons-le, dans le comportement de ma voiture, parfois facétieuse). Après, tu sors à St-Cyr, tu cherches la direction Aqualand, quatre tours de rond-points plus tard tu arrives sur le parking de Maison et Loisirs et là Seb t'attend, façon de signifier que de toute manière, s'il est pas là tu t'en sortiras ja-mais. Et c'est vrai.
Au bout de 20 mètres dans la zone commerciale, tu passes sous le petit pont de chemin de fer, et tu entres en Pré-Moldavie inférieure. Des grandes baraques, des champs de vigne, une* route à qu'une voie sans lignes blanches, le chant des oiseaux, l'absence de panneaux indicateurs (à part les grands vignobles du coin). Thomas est marrant, il trouve qu'on est passé dans une autre dimension. Il a encore rien vu...
Au bout d'un moment où quand même tu as croisé un 4x4 (et il est vingt-deux heures), la route s'arrête, si si, plus de macadam, juste des chemins de terre qui partent en biais. Donc, tu gares ta voiture, parce que faudrait pas croire qu'à part un tracteur y a des véhicules qui peuvent encore circuler après ce point, et tu t'entasses dans le coffre de la 4L de Seb, ça tombe bien qu'y ait pas les sièges, tiens, dans sa voiture. En même temps y a pas non plus de plaque d'immatriculation, et y a écrit "just fucked" sur le rabat du coffre. Et elle est rouge avec une tête de Jack Squellington sur le capot, mmh, un présage ? On rigole un peu parce que Raphaël + Thomas + moi à l'arrière, ça oblige à s'assoir en quinconce (sinon j'ai une fesse dehors et franchement, vu le trajet, j'aime mieux pas). Fanny s'accroche à la vitre (Fanny est toujours à l'avant, sinon elle dégueule), Seb démarre, et accroche-toi à ton slip.
Au taquet à 40 à l'heure, paye ta route de caillasses avec vaguement de la terre dessous et très concrètement des arbres de chaque côté, en montée sinon c'est pas drôle, et avec des trous et des ornières sinon c'est pas drôle non plus, et puis des virages parce que bon. On est secoués comme des haricots secs dans une boite de conserve, on est mort de rire à chaque bosse (tout le long, donc), on hurle pour s'entendre, bref, c'est que du bonheur. Force est de reconnaitre que les soirées chez Seb valent le détour rien que pour ce road-trip hystérique. Extrait du constat de Thomas et Raphaël :
- C'est bien, en même temps tu fais travailler tes muscles : les abdos, les cuisses, les fessiers...
- Les pneus, les amortisseurs...
La 4L n'a pas de pot d'échappement, et vu la conduite de Seb, c'est aussi bien qu'on nous entende arriver de loin. Après un dernier virage-en-côte-sur-les-cailloux-entre-les-arbres, c'est l'arrivée à la maison, toute en pierres plates empilées façon restanques mais en plus haut, avec terrasse, four à pizza, matelas pour tout le monde, mais pas de chiotte. Une authentique carte postale provençale, avec le mini-champ de lavande le long de la façade et l'olivier pour marquer l'angle du champ (par contre le reste de la végétation est hautement aggressif, à base d'épines, de pointes, de piques, genre les chardons c'est le plus soft, quoi).
Sinon, la soirée était bien, on s'est goinfrés de pizzas maison réalisées par une pizzaïola diplômée (merci Peggy !!), on a tombé la vodka tagada, on a papoté et fumé, Thomas (l'autre, le schtroumpf coquet) a passé la nuit à éternuer (allergie à la nature, ou aux filles qui parlent fort et qui rigolent tout le temps, on sait pas trop), Audrey est en procès avec sa coiffeuse (y a matière), son copain a pas l'air très convaincu que la sueur masculine sent meilleur sans le déo et Naïla défend ses poils et sa "crête dans le dos, chui un animal, quoi !", Chloé et Magali démolissent verbalement Mickael (le chef de la chorale), Raph va dormir à deux heures du mat', Fanny range les bonbons au chocolat en rond dans le plat à gâteaux ("Chui psychorigide, un peu, non ?"), bref la routine :)
Ah oui, et j'oubliais un truc qui m'a fait très plaisir et chaud au coeur.
Dans la voiture, j'étais un peu stressée - dans la mienne, je veux dire :) - parce que bon, il faisait nuit, j'avais trois personnes avec moi, j'allais plus loin que d'habitude, et j'avais bossé onze heures en en ayant dormi 5. Donc j'ai mis Amy McDonald, et j'ai commencé à chanter à voix haute, un truc que j'ai pas fait depuis que je suis partie de la chorale y a, quoi, trois ans. Après le deuxième morceau, quand même, je m'excuse auprès de mon public involontaire, parce que bon, on n'entend pas trop la chanteuse et beaucoup moi, et là j'ai droit à un "C'est génial" convaincu de Raph, un "Franchement ça passe trop bien" ou équivalent de Thomas, et à un "C'est super, tu vois que tu chantes bien, en fait, t'as pas une voix lyrique, t'as une voix soul, t'es une alto complètement assumée, ça fait Amy Whinehouse" très développé de Fanny. J'admets que je m'éclate quand je fais la conne sur Candi Staton ou Aretha Franklin, des trucs un peu bluesy endiablé, mais de là à penser qu'il y a des "voix soul" et que j'en fais partie, et que c'est juste pour ça que la chorale ben ça passe pas, franchement, ça m'a un peu retournée. Donc, once again, merci ma Fannynette :)
* : Yann, le "à qu'une" est volontaire :) Pour la rue de la Ré faut demander à Juliette, et pour les mélanges non recommandés pour la survie (genre moto + binouze), je sais, je sais... :)
Au début, tu prends l'autoroute, ça va, normal. Après, tu as le péage et le tronçon à 130, et là déjà tu sens que tu vas vivre l'aventure (je me contente modestement des autoroutes interurbaines limitées à 110, au quotidien, donc je n'ai qu'une confiance relative dans mes réflexes au-delà de cette vitesse - et aussi, avouons-le, dans le comportement de ma voiture, parfois facétieuse). Après, tu sors à St-Cyr, tu cherches la direction Aqualand, quatre tours de rond-points plus tard tu arrives sur le parking de Maison et Loisirs et là Seb t'attend, façon de signifier que de toute manière, s'il est pas là tu t'en sortiras ja-mais. Et c'est vrai.
Au bout de 20 mètres dans la zone commerciale, tu passes sous le petit pont de chemin de fer, et tu entres en Pré-Moldavie inférieure. Des grandes baraques, des champs de vigne, une* route à qu'une voie sans lignes blanches, le chant des oiseaux, l'absence de panneaux indicateurs (à part les grands vignobles du coin). Thomas est marrant, il trouve qu'on est passé dans une autre dimension. Il a encore rien vu...
Au bout d'un moment où quand même tu as croisé un 4x4 (et il est vingt-deux heures), la route s'arrête, si si, plus de macadam, juste des chemins de terre qui partent en biais. Donc, tu gares ta voiture, parce que faudrait pas croire qu'à part un tracteur y a des véhicules qui peuvent encore circuler après ce point, et tu t'entasses dans le coffre de la 4L de Seb, ça tombe bien qu'y ait pas les sièges, tiens, dans sa voiture. En même temps y a pas non plus de plaque d'immatriculation, et y a écrit "just fucked" sur le rabat du coffre. Et elle est rouge avec une tête de Jack Squellington sur le capot, mmh, un présage ? On rigole un peu parce que Raphaël + Thomas + moi à l'arrière, ça oblige à s'assoir en quinconce (sinon j'ai une fesse dehors et franchement, vu le trajet, j'aime mieux pas). Fanny s'accroche à la vitre (Fanny est toujours à l'avant, sinon elle dégueule), Seb démarre, et accroche-toi à ton slip.
Au taquet à 40 à l'heure, paye ta route de caillasses avec vaguement de la terre dessous et très concrètement des arbres de chaque côté, en montée sinon c'est pas drôle, et avec des trous et des ornières sinon c'est pas drôle non plus, et puis des virages parce que bon. On est secoués comme des haricots secs dans une boite de conserve, on est mort de rire à chaque bosse (tout le long, donc), on hurle pour s'entendre, bref, c'est que du bonheur. Force est de reconnaitre que les soirées chez Seb valent le détour rien que pour ce road-trip hystérique. Extrait du constat de Thomas et Raphaël :
- C'est bien, en même temps tu fais travailler tes muscles : les abdos, les cuisses, les fessiers...
- Les pneus, les amortisseurs...
La 4L n'a pas de pot d'échappement, et vu la conduite de Seb, c'est aussi bien qu'on nous entende arriver de loin. Après un dernier virage-en-côte-sur-les-cailloux-entre-les-arbres, c'est l'arrivée à la maison, toute en pierres plates empilées façon restanques mais en plus haut, avec terrasse, four à pizza, matelas pour tout le monde, mais pas de chiotte. Une authentique carte postale provençale, avec le mini-champ de lavande le long de la façade et l'olivier pour marquer l'angle du champ (par contre le reste de la végétation est hautement aggressif, à base d'épines, de pointes, de piques, genre les chardons c'est le plus soft, quoi).
Sinon, la soirée était bien, on s'est goinfrés de pizzas maison réalisées par une pizzaïola diplômée (merci Peggy !!), on a tombé la vodka tagada, on a papoté et fumé, Thomas (l'autre, le schtroumpf coquet) a passé la nuit à éternuer (allergie à la nature, ou aux filles qui parlent fort et qui rigolent tout le temps, on sait pas trop), Audrey est en procès avec sa coiffeuse (y a matière), son copain a pas l'air très convaincu que la sueur masculine sent meilleur sans le déo et Naïla défend ses poils et sa "crête dans le dos, chui un animal, quoi !", Chloé et Magali démolissent verbalement Mickael (le chef de la chorale), Raph va dormir à deux heures du mat', Fanny range les bonbons au chocolat en rond dans le plat à gâteaux ("Chui psychorigide, un peu, non ?"), bref la routine :)
Ah oui, et j'oubliais un truc qui m'a fait très plaisir et chaud au coeur.
Dans la voiture, j'étais un peu stressée - dans la mienne, je veux dire :) - parce que bon, il faisait nuit, j'avais trois personnes avec moi, j'allais plus loin que d'habitude, et j'avais bossé onze heures en en ayant dormi 5. Donc j'ai mis Amy McDonald, et j'ai commencé à chanter à voix haute, un truc que j'ai pas fait depuis que je suis partie de la chorale y a, quoi, trois ans. Après le deuxième morceau, quand même, je m'excuse auprès de mon public involontaire, parce que bon, on n'entend pas trop la chanteuse et beaucoup moi, et là j'ai droit à un "C'est génial" convaincu de Raph, un "Franchement ça passe trop bien" ou équivalent de Thomas, et à un "C'est super, tu vois que tu chantes bien, en fait, t'as pas une voix lyrique, t'as une voix soul, t'es une alto complètement assumée, ça fait Amy Whinehouse" très développé de Fanny. J'admets que je m'éclate quand je fais la conne sur Candi Staton ou Aretha Franklin, des trucs un peu bluesy endiablé, mais de là à penser qu'il y a des "voix soul" et que j'en fais partie, et que c'est juste pour ça que la chorale ben ça passe pas, franchement, ça m'a un peu retournée. Donc, once again, merci ma Fannynette :)
* : Yann, le "à qu'une" est volontaire :) Pour la rue de la Ré faut demander à Juliette, et pour les mélanges non recommandés pour la survie (genre moto + binouze), je sais, je sais... :)
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