opa oh yeah !

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Des fois on apprécie les travaux de force chez les copines, qui permettent de se coucher tôt sans mauvaise conscience, et par conséquent d'être en forme le lendemain quand on vous propose au débotté un concert de Poum Tchak... Alex m'a appelé à peine trois heures avant, et c'était à dache, du côté des Docks des Suds, mais bien sûr aucune raison de rater ça ! Toujours la même virtuosité et la même énergie - ah, le solo de Sam à la batterie, tout seul sur scène avec ses clochettes, ses petites boites à bruits et son gros caisson, et les bonds de Pee-Wee accroché à son violon, et les "brea-ea-ea-ea-ea-ea-ea-ea-k my hea-ea-ea-ea-ea-ea-ea-ea-ea-rt" de Lionel, et la classe de Manu suant un pizzicato déchainé sur sa contrebasse... Moins de tsigane, toujours du swing, pas mal de blues avec des reprises de Billie Hollyday et une version du I'll be glad when you're dead you rascal you, sans la rocaille de Louis Armstrong mais avec le banjo d'Alex. Bref, comme toujours, bis repetita, et on ne change pas une équipe qui gagne, même si Alex n'était qu'un parfait inconnu, son groupe est vraiment à voir !
A part ça j'ai failli me retrouver sur l'autoroute au retour, forcément, quand on indique tout droit une direction qui est en fait à gauche, ça occasionne des crissements de freins et des coups de klaxon rageurs (les marseillais au volant sont tout aussi pénibles à une heure du mat'). De toute manière la signalétique marseillaise est la plus nulle du monde, vu que si tu connais pas déjà l'endroit les panneaux ne servent à rien (et fatalement, si tu connais déjà l'endroit, ils ne servent à rien non plus), et ils ont fait encore plus fort, en mettant le panneau ci-dessous à l'entrée de tous les tronçons de l'unique piste cyclable du centre-ville (sur le terre-plein du Prado) :
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opa oh yeah !
Ami cycliste, tu as le choix entre l'option couloir de bus (qui requiert un niveau 12 en esquive de taxis et resquilleurs), l'option voie pour les voitures (à condition de ne pas avoir d'épaisseur, vu qu'il y a déjà à peine la largeur pour les rétros), l'option "en fait je vais plutôt prendre le métro" (témoigne d'un engagement sans faille en faveur de l'écologie, c'est beau), et l'option "ah mais monsieur l'agent, je roule pas sur la piste cyclable, là, juste sur le terre-plein". Marseille, la seule ville au monde où les pistes cyclables sont interdites aux vélos...
Et sinon, je vais devoir, finalement, me farcir l'AG de l'asso, puisque j'ai rappelé à Harold qu'il était censé me convoquer s'il la maintenait. J'avoue avoir été mauvaise langue : il pensait que j'avais reçu le mail, mais comme c'est moi qui gérais la boite, je n'étais pas dans les contacts - et gnark gnark, il ne l'a pas vérifié avant d'envoyer le message... Je me demande si je vais pas filer ma procuration à quelqu'un - c'est une chose d'avoir une relation cordiale quand on est en tête-à-tête, c'en est une autre de s'affronter à chaque fois qu'il y a du monde autour.
Enfin bon, un problème à la fois, et on verra.

Publié dans petites histoires

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Y
Je sais toujours pas quoi dire sur la fermeture de cette piste cyclable... mais c'est trop biiiiiiiip quoi ! Non mais faut que je vienne voir ça. Ils ont eu des accidents ? En même temps y'a une piste cyclable si les gens marchent à douze de front dessus.Bref, bon courage pour le reste.
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