tenté et testé

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Ou Comment épater la galerie à peu de frais
 
Dans notre optique "consommons mieux, consommons frais", et devant la hausse exorbitante du saumon sous vide, on a pris l'habitude de se fournir en poisson frais au rayon dédié chez Leclerc - bons produits, bons conseils, et prix au kilo qui n'explose pas le budget. Après avoir enfin enregistré la différence entre le merlu (qui se désagrège en puant l'ammoniaque à la cuisson, mais qui est parfait pour les gratins dauphinois aménagés) et le lieu noir (centraliser les arrêtes, un de mes super-pouvoirs débiles), on a décidé de varier en achetant l'autre jour des darnes de saumon - la version T-bone de la mer. Comme j'avais envie de changer de mon célébrissime saumon-riz-crème au curry, j'ai tenté un savant sucré-salé en mélangeant un fond de gelée de pomme, une grosse poignée de groseilles et à bloc de coriandre fraiche ciselée, le tout vigoureusement secoué directement dans le pot de confiture, mélange que j'ai délicatement déposé sur un médaillon de riz (pas trop de changement d'un coup, quand même), à côté de la darne cuite à la vapeur (en même temps que le riz, à la cocotte, à la fois sain, rapide et sans prise de tête, une vraie pub pour mangerbouger.fr), et j'ai parfait la présentation avec une grappe de groseilles et un vieux fond de sel à la vanille qui trainait dans les affaires d'André. Le résultat était presque parfait, les goûts et les couleurs s'accordant à merveille. Si vous voulez reproduire, prenez plutôt des filets (ou des pavés) de saumon, parce que les darnes c'est un peu chiant à décortiquer, et ajoutez quelques baies roses pilées, je pense que ça relèvera élégamment le tout.
 
Et ce soir, j'ai testé une recette ultra-design, fabuleusement bonne et d'une puérile simplicité, récoltée il y a un moment dans un magazine. Vous préchauffez votre four à 145° (th 3), vous prenez autant de ramequins et d’œufs que de convives (ou deux par personne s'ils sont morfales), vous battez les blancs en neige bien ferme avec une pincée de sel, vous beurrez bien les ramequins, puis vous tapissez une bonne épaisseur de neige (à la cuillère à soupe et délicatement) sur le fond et les parois des ramequins (au moins deux cm), vous saupoudrez d'herbes de Provence, vous posez le(s) jaune(s) au milieu, vous recouvrez généreusement du reste de neige (moi j'ai bien aplati, mais en faisant des pointes ou des motifs dedans ça doit être fun aussi), vous enfournez, et au bout de 5 minutes vous surveillez la prise de la neige - c'est cuit quand le dessus commence à dorer (j'ai mis deux oeufs par ramequin et ça a cuit environ 8 minutes en tout). Initialement il est conseillé de démouler mais nous on l'a mangé direct dans le ramequin, et c'est une PURE tuerie !!! La neige commence par presque croustiller puis fond dans la bouche, le jaune dégouline, c'est visuel, gustatif, tactile, bref, ça fait un effet boeuf pour pas un rond. Pour rester dans le thème, j'ai accompagné de patates-carrottes à la vapeur, mais des tranches de pain grillé et une salade verte ça le ferait aussi.
 
Bref, deux recettes faciles, excellentes, et qui en jettent !
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