gutes Wochen Ende
Décidément, j'ai bien fait de venir ! Moi qui voulais me remettre à l'allemand, voila-t-i pas que ma buraliste est d'outre-Rhin, et lui ayant dit que je regrettais d'avoir perdu faute de pratique, elle m'a proposé qu'on échange quelques mots dans sa langue la prochaine fois que je passe - je suis sortie de son tabac avec un sourire crétin collé jusqu'aux oreilles, tellement la vie est bien faite.
A part ça, la lune de miel saumuroise se prolonge. Je me rends compte à quel point l'effort intellectuel m'a manqué ces dernières années - non pas que j'ai fait un boulot d'automate, mais c'est trop bon de me sentir cérébralement fatiguée après quatre heures de traumato (c'est fou tout ce qu'on peut luxer, tordre et casser dans un corps humain...) ; de réaliser grâce à un test de calcul mental en ligne que je gère mieux les retenues dans les soustractions que dans les additions et que l'écriture en chiffres romains n'a plus de secrets pour moi ; et d'apprendre des jolis mots tous les jours - la palme ex-aequo pour l'instant au "glomérule du néphron" et à "pinkie", le délicat surnom du petit doigt en anglais.
Bon, ça ne veut pas dire non plus que ce diplôme va être de la rigolade. C'est pas le tout de prendre des notes comme si j'avais fait cinq ans de fac et de se faire complimenter par les copines - "T'as tout compris, toi, tu poses les bonnes questions en cours !". Va falloir assurer en stage, trouver le bon dosage entre s'écraser humblement en tant que petite stagiaire, et pas se laisser marcher sur la gueule histoire d'éviter les coups de déprime sauvage, et putain c'est pas facile de sentir une veine sur un bras !!! Et puis comprendre les matières théoriques c'est bien, faire le tri entre les infos de culture gé que les profs nous balancent pour frimer et les infos vraiment pertinentes pour le boulot et les évaluations ça se gère aussi, mais va falloir tout mémoriser, maintenant...
En attendant, aujourd'hui, c'est relache, et je vous propose quelques photos du Rétro-Bulles du week-end dernier, rassemblement de voitures "des origines à 1984". J'ai raté le début du défilé, mais pris un ou deux engins des années 20 sur le parking, et vu passer quelques authentiques antiquités... En vrac, un qui fait de la pub à la fois pour sa brasserie et pour son concessionnaire (pour André :)), un combi VW plus boite de conserve qu'ambiance sixties, une deuch qui a fait, sinon la première, au moins la deuxième guerre mondiale, le détail d'une Jaguar blanche, une noire et rouge des années 30 et une rouge et noir des années 20, une 4L qui attire les chats, une Messerschmidt triporteur, un papi à gapette tout fier de sa portière suicide, une décapotable de compétition avec petit pare-brise pour les passagers...
Publicité











