y a pas de doute, c'est la rentrée
Lundi, toujours pas de café, et merde. J'appelle la remplaçante de ma responsable, partie en congé maternité pendant mes vacances, pour savoir où est ma voiture. Le temps qu'elle se renseigne, je passe à la pharmacie pour laisser mes clés, vu que Cécile arrive avant que je rentre du boulot (comme ça elle peut les récupérer et s'installer pépère). La voiture est au garage, c'est pas ma 850 ADY, c'est la 852, et elle a le porte-clé de la 853 - et une seule barre d'essence dans le réservoir, ça commence mal.
Départ pour Fuveau, balnéo, rigolade, retour, départ pour Mimet, pof, je tombe sur la réserve d'essence, ah ah mais avec un peu de chance la station d'Intermarché à Mimet sera ouverte et je pourrais faire le plein et payer en liquide au gars du guichet. Perdu. Je couche Nico et Roland et prie très très très fort pour que la réserve de cette voiture soit identique à la mienne et me permette de faire les 40 bornes qui me séparent de mon lit. Retour à 80 km/h, en roue libre sur l'autoroute quand elle est en pente, et j'encourage généreusement les gens à me doubler et à m'insulter, vu que si j'étais derrière moi-même à ce moment-là, je me gênerais certainement pas. J'arrive à la maison, Cécile est là, papote, tagliatelles fraiches au roquefort, papote, coucher deux heures du mat'.
Mardi, j'aurais de toute façon pas eu le temps de le boire, lever à l'arrache, j'ai pas reçu la convocation pour la formation Sauveteur Secouriste du Travail, conformément à mon planning je me pointe à neuf heures avec encore des miettes de croissant entre les dents, ça commençait à huit heures et demi, et je suis en jupe, pas le top pour les simulations d'accident vu qu'on doit toujours allonger une victime sur le sol. Déjeuner rapide à la maison, pantalon, fin de la première journée de formation, entretien avec le directeur, qui me cintre pour les 3000 euros de réparations sur ma voiture - bah oui mais si le garagiste se la pète maintenant de réparer trois ans de bugnes, forcément ça chiffre, et d'abord je m'en fous je vais m'acheter une deuch (j'ouvre les souscriptions bénévoles pour mon aniv, merci d'avance les gens). Ca finit pas trop mal vu qu'après une demi-heure d'engueulade on passe plus d'une heure à parler de l'asso, il me félicite, blablabla, élection des délégués du personnel ça vous intéresse, et la validation des acquis, et faire infirmière si on vous arrange un congé individuel de formation, et les gens comme vous c'est bien - mais c'est dommage de vous faire remarquer pour la voiture, et pourquoi vous ne vous gareriez pas dans le garage sous les bureaux - ben j'ai demandé y a deux ans et on m'a dit non, alors je veux bien reposer la question tous les mois mais ça va devenir lassant, à force, bref, j'espère m'en tirer en payant juste la franchise pour le pare-choc éclaté (bien que ça soit profondément injuste parce que c'est presque pas ma faute, j'étais juste à peine mal garée). Retour à la maison, Raph est là parce qu'il a fait des photos avec Cécile l'aprèm, Hélène passe au débotté, diner improvisé, papote, tentative de vectorisation vers le lit à minuit et demi, aboutissement vers deux heures, dodo.
Mercredi, wouhou, journée de repos. Cécile part faire un tour avec sa tante, le temps que je me lève c'est mort pour le café, Seb Chloé et Raph viennent déjeuner et la maison ressemble à une aisselle géante jamais lavée, donc ménage, courses, déj, balade en ville, CAFE !!!! deux rails direct plus une limonade au café de chez Green Bear Coffee histoire d'avoir de l'avance, boutiques entre cousines, distributeur qui veut pas de ma carte, retour à la maison pour prendre une pièce d'identité pour aller à la Poste pour retirer des thunes au guichet, une demi-heure de queue pour que le guichetier (sympa, heureusement) m'annonce qu'en fait elle marche (ouf, parce que quinze jours d'attente pour une nouvelle ça m'aurait juste brouté violent), bah filez-moi cent euros au moins je suis tranquille, diner express à Subway, récupération de Raph, passage express à la maison où Cécile passe un bon moment à trouver ce qu'elle va porter et récupère le drapeau de l'OM qui fait partie de son méga-plan pour le soir, et départ en métro pour le Dôme, où on va voir Massive Attack.
Arrivés là-bas, on récupère nos invites sous la forme de jolis bracelets en plastique inviolable, on retrouve Seb et Chloé qui squattent depuis trois heures de l'aprèm (il est sept heures), collés à la rambarde en plein milieu de la fosse, je bois une bière avec Line, Aude et Sam (et Aurélie une copine de Line rencontrée à leur crémaillère), j'envoie encore un texto à Etienne pour lui proposer de passer (en toute innocence, voyons, et surtout parce qu'il est venu écouter Indochine au même endroit trois jours avant - sur invite, mais c'est quand même un peu la blague), le concert commence, c'est d'la bombe de balle même si le son est un peu foireux, super Martina Topley Bird en première partie (elle a un nom à coucher dehors mais elle chante sur Tear Drop, elle assure le show et elle parle très bien français), super M.A. évidemment, avec rangées de bandes de diodes derrière la scène, qui diffusent des images du monde et les dernières nouvelles de la journée (en français, s'il vous plait, donc ovations sur "Algérie-Egypte : 600 policiers sur le Vieux Port" et sur "Mur de Berlin : Sarkozy roi de l'intox"), Cécile lance son drapeau de l'OM à 3D (le très charmant chanteur, quarante piges, roux comme un biscuit au gingembre et tout aussi appétissant, même si en vrai il s'appelle Robert mais personne peut être parfait), se fait dédicacer la chanson suivante et provoque une ovation supplémentaire quand il le déplie pour le montrer au public, après les gens s'en vont et nous on reste. On finit par trouver les loges et là, grosse plongée dans le surréalisme absolu, on passe deux heures à discuter avec les membres du groupe, enfin, perso, surtout avec le batteur, Johnny, dont l'accent est nettement moins terroir que celui de 3D, qui de toute façon est monopolisé par Cécile (oui, ça fait douze ans qu'elle fantasme sur lui). On parle d'architecture marseillaise, de Toulouse où ils jouent le lendemain, de Carcassonne qu'il faut voir avant de mourrir, de travailler avec des handicapés (il était infirmier avant de faire star), Raph explique à 3D les subtilités de Magic, Seb et Chloé frétillent, on boit du champagne, on rigole beaucoup, et je me fais cordialement inviter à Bristol :) Retour vers deux heures, Cécile a laissé son appareil photo là-bas et c'est le mini-drame de la soirée (en même temps c'est un putain de matos de pro donc c'est normal qu'elle ait les glandes), on finit la soupe à l'oignon, dodo.
Aujourd'hui, inauguration de ma cafetière, deuxième et dernière journée de formation, j'assure comme une bête pour la mise en situation mais j'ai un cas facile (brûlure au fer à repasser, y a juste à mettre le bras de la fille sous l'eau, à la faire s'assoir et à appeler les secours), et là je suis enfin, enfin, enfin, posée pour une soirée tranquille chez moi, avec juste Lumi qui miaule désespérement pour sortir - oui ben des fois on fait pas ce qu'on veut dans la vie, le chat, moi j'aimerais bien un bain de deux heures avec plein de mousse, de beuh et de bouquins, mais c'est pas demain la veille. Parce que bien sûr, comme mercredi j'étais de repos, je me suis faite harceler téléphoniquement par la moitié des responsables de secteur, toutes pour des trucs plus urgentissimes que les autres - faire un accompagment de trois heures lundi matin, ramener la voiture dans la foulée pour l'échanger avant de partir pour Fuveau, remplacer une collègue samedi matin parce qu'elle est en arrêt pour cause de gastro fulgurante, sacrifier ma grasse mat' de mardi pour ré-échanger les bagnoles, la routine. J'ai calculé, je vais faire plus de cinquante heures cette semaine...
Mais en vrai j'm'en fous, le contact est ré-établi avec Etienne, eh eh :)
Départ pour Fuveau, balnéo, rigolade, retour, départ pour Mimet, pof, je tombe sur la réserve d'essence, ah ah mais avec un peu de chance la station d'Intermarché à Mimet sera ouverte et je pourrais faire le plein et payer en liquide au gars du guichet. Perdu. Je couche Nico et Roland et prie très très très fort pour que la réserve de cette voiture soit identique à la mienne et me permette de faire les 40 bornes qui me séparent de mon lit. Retour à 80 km/h, en roue libre sur l'autoroute quand elle est en pente, et j'encourage généreusement les gens à me doubler et à m'insulter, vu que si j'étais derrière moi-même à ce moment-là, je me gênerais certainement pas. J'arrive à la maison, Cécile est là, papote, tagliatelles fraiches au roquefort, papote, coucher deux heures du mat'.
Mardi, j'aurais de toute façon pas eu le temps de le boire, lever à l'arrache, j'ai pas reçu la convocation pour la formation Sauveteur Secouriste du Travail, conformément à mon planning je me pointe à neuf heures avec encore des miettes de croissant entre les dents, ça commençait à huit heures et demi, et je suis en jupe, pas le top pour les simulations d'accident vu qu'on doit toujours allonger une victime sur le sol. Déjeuner rapide à la maison, pantalon, fin de la première journée de formation, entretien avec le directeur, qui me cintre pour les 3000 euros de réparations sur ma voiture - bah oui mais si le garagiste se la pète maintenant de réparer trois ans de bugnes, forcément ça chiffre, et d'abord je m'en fous je vais m'acheter une deuch (j'ouvre les souscriptions bénévoles pour mon aniv, merci d'avance les gens). Ca finit pas trop mal vu qu'après une demi-heure d'engueulade on passe plus d'une heure à parler de l'asso, il me félicite, blablabla, élection des délégués du personnel ça vous intéresse, et la validation des acquis, et faire infirmière si on vous arrange un congé individuel de formation, et les gens comme vous c'est bien - mais c'est dommage de vous faire remarquer pour la voiture, et pourquoi vous ne vous gareriez pas dans le garage sous les bureaux - ben j'ai demandé y a deux ans et on m'a dit non, alors je veux bien reposer la question tous les mois mais ça va devenir lassant, à force, bref, j'espère m'en tirer en payant juste la franchise pour le pare-choc éclaté (bien que ça soit profondément injuste parce que c'est presque pas ma faute, j'étais juste à peine mal garée). Retour à la maison, Raph est là parce qu'il a fait des photos avec Cécile l'aprèm, Hélène passe au débotté, diner improvisé, papote, tentative de vectorisation vers le lit à minuit et demi, aboutissement vers deux heures, dodo.
Mercredi, wouhou, journée de repos. Cécile part faire un tour avec sa tante, le temps que je me lève c'est mort pour le café, Seb Chloé et Raph viennent déjeuner et la maison ressemble à une aisselle géante jamais lavée, donc ménage, courses, déj, balade en ville, CAFE !!!! deux rails direct plus une limonade au café de chez Green Bear Coffee histoire d'avoir de l'avance, boutiques entre cousines, distributeur qui veut pas de ma carte, retour à la maison pour prendre une pièce d'identité pour aller à la Poste pour retirer des thunes au guichet, une demi-heure de queue pour que le guichetier (sympa, heureusement) m'annonce qu'en fait elle marche (ouf, parce que quinze jours d'attente pour une nouvelle ça m'aurait juste brouté violent), bah filez-moi cent euros au moins je suis tranquille, diner express à Subway, récupération de Raph, passage express à la maison où Cécile passe un bon moment à trouver ce qu'elle va porter et récupère le drapeau de l'OM qui fait partie de son méga-plan pour le soir, et départ en métro pour le Dôme, où on va voir Massive Attack.
Arrivés là-bas, on récupère nos invites sous la forme de jolis bracelets en plastique inviolable, on retrouve Seb et Chloé qui squattent depuis trois heures de l'aprèm (il est sept heures), collés à la rambarde en plein milieu de la fosse, je bois une bière avec Line, Aude et Sam (et Aurélie une copine de Line rencontrée à leur crémaillère), j'envoie encore un texto à Etienne pour lui proposer de passer (en toute innocence, voyons, et surtout parce qu'il est venu écouter Indochine au même endroit trois jours avant - sur invite, mais c'est quand même un peu la blague), le concert commence, c'est d'la bombe de balle même si le son est un peu foireux, super Martina Topley Bird en première partie (elle a un nom à coucher dehors mais elle chante sur Tear Drop, elle assure le show et elle parle très bien français), super M.A. évidemment, avec rangées de bandes de diodes derrière la scène, qui diffusent des images du monde et les dernières nouvelles de la journée (en français, s'il vous plait, donc ovations sur "Algérie-Egypte : 600 policiers sur le Vieux Port" et sur "Mur de Berlin : Sarkozy roi de l'intox"), Cécile lance son drapeau de l'OM à 3D (le très charmant chanteur, quarante piges, roux comme un biscuit au gingembre et tout aussi appétissant, même si en vrai il s'appelle Robert mais personne peut être parfait), se fait dédicacer la chanson suivante et provoque une ovation supplémentaire quand il le déplie pour le montrer au public, après les gens s'en vont et nous on reste. On finit par trouver les loges et là, grosse plongée dans le surréalisme absolu, on passe deux heures à discuter avec les membres du groupe, enfin, perso, surtout avec le batteur, Johnny, dont l'accent est nettement moins terroir que celui de 3D, qui de toute façon est monopolisé par Cécile (oui, ça fait douze ans qu'elle fantasme sur lui). On parle d'architecture marseillaise, de Toulouse où ils jouent le lendemain, de Carcassonne qu'il faut voir avant de mourrir, de travailler avec des handicapés (il était infirmier avant de faire star), Raph explique à 3D les subtilités de Magic, Seb et Chloé frétillent, on boit du champagne, on rigole beaucoup, et je me fais cordialement inviter à Bristol :) Retour vers deux heures, Cécile a laissé son appareil photo là-bas et c'est le mini-drame de la soirée (en même temps c'est un putain de matos de pro donc c'est normal qu'elle ait les glandes), on finit la soupe à l'oignon, dodo.
Aujourd'hui, inauguration de ma cafetière, deuxième et dernière journée de formation, j'assure comme une bête pour la mise en situation mais j'ai un cas facile (brûlure au fer à repasser, y a juste à mettre le bras de la fille sous l'eau, à la faire s'assoir et à appeler les secours), et là je suis enfin, enfin, enfin, posée pour une soirée tranquille chez moi, avec juste Lumi qui miaule désespérement pour sortir - oui ben des fois on fait pas ce qu'on veut dans la vie, le chat, moi j'aimerais bien un bain de deux heures avec plein de mousse, de beuh et de bouquins, mais c'est pas demain la veille. Parce que bien sûr, comme mercredi j'étais de repos, je me suis faite harceler téléphoniquement par la moitié des responsables de secteur, toutes pour des trucs plus urgentissimes que les autres - faire un accompagment de trois heures lundi matin, ramener la voiture dans la foulée pour l'échanger avant de partir pour Fuveau, remplacer une collègue samedi matin parce qu'elle est en arrêt pour cause de gastro fulgurante, sacrifier ma grasse mat' de mardi pour ré-échanger les bagnoles, la routine. J'ai calculé, je vais faire plus de cinquante heures cette semaine...
Mais en vrai j'm'en fous, le contact est ré-établi avec Etienne, eh eh :)
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