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Bien, ce blog ayant entre autres pour fonctions de me servir de défouloir et de me permettre de garder une trace des EGDMVP (évènements grandioses de ma vie palpitante, mais ça fait trop long), je m'en vais coucher par écrit la dernière crasse en date de mes responsables.
Samedi 13, bon ok le soir mais quand même en avance, j'envoie un mail à trois des responsables de secteur (C., la mienne, A. qui gère Allauch, et L., une trop cool que je regrette de ne plus être sur sa liste), pour prévenir que je ne suis pas disponible jeudi 18 le matin, rapport à la braderie de tissus à laquelle je dois aller pour Sido - et aussi pour éviter qu'on me colle un énième accompagnement, parce que ce petit mois commencé à 135 h va se terminer, comme d'hab, à plus de 160. Lundi matin, 9h25, L. me répond par mail "ok c'est noté". Partant de là, pas de raison de m'inquiéter, hein, j'ai fait les choses dans les règles, on me dit que c'est bon, elles bossent en réseau donc normalement, elles savent toutes que je ne suis pas là jeudi matin.
Lundi matin plus tard ou mardi, je sais plus, j'étais sous la douche, message sur le portable de E., une autre responsable, qui fut la mienne un temps comme les deux tiers d'entre elles, pour me fourguer un accompagnement "hyper important" jeudi matin. Ah ben non, ça va pas être possible, c'est quel mot que tu comprends pas dans "heures indisponibles" ? Je rappelle quand même le bureau, tombe sur la standardiste du moment (la secrétaire administrative principale), qui me dit que E. est déjà en ligne, et me confirme qu'il y a bien noté dans mon planning que je ne suis pas disponible jeudi, donc elle fait la commission et c'est bon pour moi.
Que crois-je...
Jeudi matin, neuf heures moins le quart, re-portable, encore sous la douche, et cent pour cent de probabilité pour que l'appel vienne du boulot, ce coup-ci, merde, j'écouterais le message plus tard, là faut que j'aille acheter les patates pour la tartiflette du soir. Une heure après, texto de la supra-responsable des accompagnements, merci de passer chercher votre ordre de mission vous avez un accompagnement important ce matin. Oui mais là non, et en plus vous commencez à me brouter sévère. Je laisse pisser.
En rentrant de chez le marchand de légumes, un mail de E. En gros, c'est inadmissible de ma part de ne pas avoir pris l'accompagnement du matin, à cause de moi ils ont perdu une cliente, et je vous rappelle que d'après les termes de votre accord avec le directeur vous êtes tenue d'accepter de faire des accompagnements, et je vous rappelle que vous devez impérativement nous prévenir en cas d'indisponibilité, et je vous ai laissé plusieurs messages sans que vous me recontactiez, et pour finir vous avez des accompagnements demain que vous avez intérêt à faire, et je vous en colle un de plus jeudi prochain. Là, je chope pour de bon les boules. Ok pour les critiques quand elles sont justifiées, mais toi tu vas prendre cher, faudrait voir à pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages.
Je lui réponds donc un mail bien senti, où je rappelle qu'avec en moyenne deux matinées d'accompagnements par semaine j'estime remplir amplement ma part de boulot, d'autant qu'on m'a vendu le truc comme "occasionnel"  (j'ai compté, j'ai 9 bénéficiaires supplémentaires ce mois-ci, dont 6 accompagnements) ; que j'ai prévenu suffisamment en avance de mon indisponibilité, dont l'enregistrement m'a été confirmé par mail et par tel ; qu'elle ne m'a laissé qu'un seul message sur le portable alors que j'ai un fixe et un mail et qu'elle peut me joindre chez tous les bénéficiaires chez qui je bosse ; que la gestion des plannings n'étant pas de mon ressort, merci de ne pas vous tromper de responsable pour ce genre de désagrément, et que si elle me rajoute une mission ça serait pas mal de m'envoyer la feuille correspondante, au lieu d'oublier comme la fois d'avant et de m'obliger à la réclamer en urgence à ma responsable. Bordel !!
Onze heures et demi, je suis devant l'atelier braderie, ma mère appelle pour savoir où se garer vu qu'elle me rejoint, et je constate un appel en absence, un message dragonnesque de la supra-responsable (aka le méchant flic de la boite), qui me troue le cul. Elle me sort en vrac que 1) j'ai raté un accompagnement important en urgence et que c'est inadmissible, 2) ça n'est pas normal que j'ai refusé les interventions chez le nouveau patient à Ensuès, 3) comme je n'interviens plus en dehors de Marseille on va me retirer la voiture, 4) merci de me rappeler de toute urgence. En fait E. lui a fait suivre mon mail, plus apparemment quelques réflexions bien senties.
Eh ben pour une fois, je l'ai pas laissé en placer une. J'ai rappelé direct, et je lui ai sorti en vrac que si elle m'enlevait la voiture, elle se démerdait pour me remplacer à la Penne et à Mimet le samedi, et aussi à Allauch parce que y a plus de bus pour le centre-ville à partir de 19h et que je termine à 21h ; que loin de refuser le dossier d'Ensuès j'ai accepté d'aller y bosser deux lundis consécutifs alors que c'est un de mes jours de repos, que j'y peux rien si le premier lundi il était toujours à l'hosto en réanimation, et que j'ai simplement précisé à L. (qui m'a collé le dossier) qu'à mon avis il n'était pas pertinent de m'y envoyer le vendredi vu que la patiente d'Allauch chez qui je vais habituellement est elle aussi trachéotomisée, qu'il faut un véhicule pour y aller, que ça fait un an et demi que j'y bosse, et qu'ils galèrent comme des tarés pour trouver des intervenantes dès qu'il en a une malade ou en congé, et qu'à côté de ça on m'a collé un gars le jeudi qui n'a pas de trachéo, mais un arrêt de bus devant son immeuble ; que j'avais posé mon indispo par mail blablabla ; que j'avais jamais parlé de refuser les accompagnements du vendredi matin (ce matin, donc, juste trois allers-retours Marseille-Septèmes en deux heures) ; que j'acceptais bien évidemment l'accompagnement rajouté in extremis jeudi prochain parce que je sais pertinemment que s'ils me le demandent c'est qu'ils n'ont personne d'autre, et que putain de merde qu'est-ce que c'est que ce procès à la con à cause d'une meuf qui comprend pas les mots de plus de quatre syllabes (oui, comme dans "indisponible").
Du coup elle s'est un peu calmée, m'a dit qu'elle voulait juste entendre tous les sons de cloche, a noté les noms des trois responsables que j'ai prévenues par mail, et m'a conseillé de poser mes indispos directement à la grande "chef de service". Je comprends plus bien à quoi ça me sert d'avoir une "responsable de secteur" (hiérarchiquement en-dessous de la chef de service), vu que c'est pas à elle que je pose mes indispos, pas à elle que j'en réfère pour les problèmes de la voiture, et pas à elle que j'en réfère non plus pour les accompagnements. En gros, la responsable de secteur, c'est la meuf que j'appelle si je m'emmerde le mardi, quoi.
Bref, inutile de préciser que j'ai encore grave les glandes en repensant à ça, parce que sans vouloir me la ramener, j'ai jamais refusé d'emblée d'intervenir chez un patient, ni de faire des semaines de cinquante heures ou des mois de deux cent même avec le dos en vrac,  ni de me taper quarante bornes pour aller bosser, ni de renoncer à des week-ends normaux ou juste à deux jours de repos d'affilée, ni de prendre des accompagnements ou des remplacements à la dernière minute, ni de prendre des missions totalement inédites genre aller chercher un petit con au lycée, bosser chez une mamie Alzheimer (je connais pas bien cette pathologie, même si ma grand-mère en est morte), ou assurer une présence huit heures de rang sans bouger chez une autre mamie en fin de vie pour cause de cancer du pancréas.
Par contre, je suis régulièrement obligée de passer au bureau pendant mes jours de repos, j'ai fait rentrer au moins cinq clients depuis que je suis dans la boite, j'ai proposé autant de candidatures de copines, j'engage ma responsabilité légale en faisant des tâches pour lesquelles je n'ai aucun diplôme, j'accepte toutes les formations qu'on me propose, et je m'intéresse sincèrement aux personnes chez qui j'interviens, même une seule fois, comme cette dame à Aix pour qui j'ai demandé si c'était possible de mettre en place des gardes de nuit pour qu'elle puisse dormir au lieu d'aller recoucher son mari parkinsonien qui se carapate en douce de son lit médicalisé, ou cette autre dame que j'étais censée déposer chez elle, et que j'ai refusé de laisser seule, parce qu'elle devait ensuite retourner à la clinique avant de partir en maison de retraite, d'où ma demande de contacter l'assistante sociale pour savoir comment elle allait gérer ses papiers et l'abandon de son appartement.
En vrai y a quand même quelques trucs que je refuse : faire des nuits, bosser mes jours de repos (et encore), retourner balader le baron. Et surtout, me prendre une engueulade sortie de nulle part, sous des prétextes de l'hyper-espace, alors que j'ai respecté toutes les procédures dont on m'a avertie.
Bon, ça commence à aller mieux, de l'intérêt non négociable de la catharsis par l'écrit... Merci à André, qui s'est indigné hier soir "vu comme tu t'investis dans ton boulot", et à Coralie qui en substance "ne me voit pas comme une tire-au-flanc parce que je parle avec passion de mon travail et qu'elle m'a vue aller bosser un premier janvier", et aussi à Raphaël qui a la malchance de me servir d'éxutoire quand il passe déjeuner ou diner (entre Fuveau et ce dernier épisode, il a bien de la patience - ou de l'appétit !), et à Fanny dont l'écoute participative m'a permis de déclamer cette péripétie en un réquisitoire enflammé contre les filles du bureau. Vivement demain soir que je me pète une cheville sur mes nouvelles godasses, et que ça leur fasse les pieds pendant un mois et demi !!!
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Y
<br /> Mais dans quel monde vit-on ?<br /> <br /> <br />
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C
<br /> putain ces batards<br /> ceci dit, vive les emails, qui au moins laissent une trace et sont faciles a montrer comme preuve... <br /> <br /> <br />
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H
<br /> Raaaaaaaaaaaaah !! C'est vraiment du grand n'importe quoi dans cette boîte sur le plan de l'organisation, ç'en est presque effrayant (en fait ça l'est totalement mais essayons de minimiser l'impact<br /> de tout ça...) !<br /> En tout cas je t'attend avec impatience ce soir, te voir sur tes merveilleuses échasses toutes neuves, j'espère que tu bosses pas trop tôt demain histoire de pouvoir bien profiter de ta présence<br /> !!!!<br /> <br /> <br />
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F
<br /> HUHUHU!!! c'est mesquin!!<br /> chiche!!<br /> <br /> <br />
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