rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !
Comme je suis rentrée de très bonne humeur et que je suis maintenant très énervée, quelqu'un doit payer, et comme ni André ni Lumi ne font montre de bonne volonté pour ça, c'est toi, ami public, qui va subir la transmutation du cri primal qui m'oppresse les poumons en une prose rageuse et vengeresse émaillée de smileys plein de dents
(ah ben non).
Phase I - Prémices.
Au courrier du jour, un appel de cotisation pour l'assurance de l'appart, un peu lourd mais c'était prévu donc ça se gère, et un courrier des impôts, qui réclame à Raphaël et moi-même 54 euros au titre de recouvrement de la taxe d'habitation 2008. I beg your pardon ? Même si la somme est modique, surtout divisée par deux, et même si je sais que la rétro-action des impôts courre sur trois ans, par principe, je suis contre. Je me précipite au dos pour lire les petits caractères des rubriques "contestation", et là, bingo, les recouvrements pour omission ou rectification de taxes ne peuvent se réclamer que jusqu'au 31 décembre de l'année suivant celle pour laquelle la taxe est émise. Donc 31 décembre 2009, point. Voilà qui me calme un peu, mais on verra lundi ce que mon coup de fil réclamatoire aura donné.
Phase II - Montée en puissance.
Par ailleurs, Noël approchant, je m'atelle au rassemblement des cadeaux destinés aux chanceux pour lesquels j'ai trouvé quelque inspiration. Je commande donc lundi sur internet une horloge inversée pour mon père, vu sa passion combinée pour les pendules et l'anti-conformisme. Trois options d'expédition, je prends la moins chère, un transporteur privé inconnu jusqu'alors, parce que je vais immédiatement pratiquer une dénonciation exemplaire : GLS c'est de la merde !!!
Le site qui me vend l'horloge m'envoie le mail règlementaire précisant que la commande a été expédiée et que je peux suivre sa balade en cliquant sur tel lien. Le délai annoncé est de deux jours, je devrais le recevoir mardi, ça tombe bien, je suis là. Bon, en toute honnêteté, on a dormi jusqu'à ce que le réveil me rappelle la séance de kiné, soit à peu près l'heure du goûter. Mais j'ai bien spécifié au moment de la commande que toute la subtilité de la mission consiste à toquer-au-carreau-la-sonnette-est-en-panne. Et donc j'aurais obligatoirement entendu, la distance entre mon oreiller et ledit carreau étant d'environ trois mètres (de vide).
Mercredi matin, en rentrant du boulot, je me décide à aller jeter un oeil sur l'état d'acheminement de mon horloge. Stupeur, la page affiche pour mardi :
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07/12/2010 06:45
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Vitrolles FR0013 FR0013, France
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2.0
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RECEPTION
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07/12/2010 08:41
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Vitrolles FR0013 FR0013, France
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11.0
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MIS EN LIVRAISON
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07/12/2010 00:00
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Vitrolles FR0013 FR0013, France
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4.55
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NON LIVRE HORS_DELAIS
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En gros, il est arrivé à Vitrolles, il a fait semblant de partir et hop, en fait non. Mercredi soir, je rejette un oeil, et bien sûr, le colis a été présenté ce jour-là :
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08/12/2010 08:33
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Vitrolles FR0013 FR0013, France
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11.0
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MIS EN LIVRAISON
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Sauf qu'après deux jours et demi à glander, y avait plus personne dans l'appart quand le livreur parti de Vitrolles est arrivé à Marseille, 25 km et sept heures plus tard.
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08/12/2010 15:12
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Vitrolles FR0013 FR0013, France
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4.40
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NON LIVRE ABSENT / FERME
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Hier, rien, ce soir, rien non plus. Pire ? Etonnée qu'il n'y ait pas d'autres infos depuis mercredi, je fais une actualisation de la page avec mon numéro de colis, et il s'avère qu'ils n'ont "aucune donnée trouvée lors de la recherche". La ligne chaude n'est bien sûr ouverte qu'aux horaires de bureau normaux. Donc j'ai un peu envie de casser un truc, là maintenant tout de suite, n'importe quoi qui me tombe sous la main et qui fasse du bruit en explosant.
Phase III - Répliques.
Comme dans "secousses secondaires et résiduelles d'un tremblement de terre". Tentant désespérément de me passer les nerfs, je clique sur igoogle libé la une. Fatal error, je m'insurge aussitôt et très vigoureusement contre ce trou du cul d'Hortefeux qui enchaine les conneries avec panache, grandeur et une absolue décomplexion, puis je survole la suite des titres et échoue lamentablement dans mon objectif premier, la prochaine fois j'irais direct éclater des hérissons à la tapette à mouche.
Je me décide pour une activité plus ludique, et émotionnellement riche en ondes positives : le transfert des photos de la soirée d'aniv, plein de gens bien à envoyer sur l'ordi. Las, la carte mémoire que m'a offert André a la fâcheuse manie de se verrouiller toute seule, ce qui m'a bien gonflé l'autre soir quand j'ai voulu les trier, et j'ai du y coller un minuscule bout de scotch pour qu'elle accepte de rester déverrouillée (l'idée, outre le tri et le transfert, étant aussi, quand même, à la base, de pouvoir prendre ensuite un jour d'autres photos, qui seraient donc stockées précisément, comment dire, sur cette carte). Donc quand je raccorde l'appareil photo à l'ordi et que je réclame le transfert, le scotch intrus fait tout bugger au bout de quatre photos. Gni. Inspiration, expiration, inspiration, oui, une inspi là vite, idée, mantra - "Je ne peux pas émietter la carte mémoire de l'appareil photo qu'André vient de m'offrir à l'aide de mes dix ongles frémissants fidèles et fébriles, non, je ne peux pas, non " - en boucle, dix minutes, encore plus efficace après le constat sans appel d'un sévère déficit en kératine ongulaire ces jours-ci (rendez-moi mes pouces !!!).
Le mantra a du fonctionner, j'ai viré le scotch, transféré les photos, et réussi par la seule force de ma colère à obliger la carte à rester déverrouillée en permanence et sans artifice, bordel.
Phase IV - Heureusement, accalmie.
C'est quand même la troisième fois cette année que je dépasse le stade de la contrariété anodine.
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