on demande le mode "hibernation" pour la salle 12, merci
Il faut se faire une raison, un jour ou l'autre, même à Marseille, l'hiver arrive. En l'occurence, ça tombe aujourd'hui. Donc il fait froid (oui, esprits cyniques, 12, c'est froid), et comme ça me débecte d'allumer le chauffage dès le 15 octobre, j'ai deux paires de chaussettes dont une en mérinos synthétique et l'autre qui monte au-dessus des genoux, ainsi que deux pulls, une couverture en polaire et une écharpe en laine (et une jupe de chez Tcheka, pour ceux qui veulent tous les détails). Ce qui ne m'empêche pas d'avoir froid, mais j'm'en fous, chui déjà malade - et hop, le premier arrivé cette année est l'agent infectieux trachéite, suivi de près sur le podium par son inévitable comparse la bronchite.
Du coup, j'ai encore gagné un week-end-de-trois-jours-en-milieu-de-semaine, trop contagieuse hier aprèm pour aller bosser (merci, docteur, d'avoir enfin compris que dans ce genre de situation, je me transforme en bombe biochimique à retardement pour mes patients). J'en ai profité pour bricoler et cuisiner, histoire de changer un peu (cette remarque est ironique). Signe toutefois que la maladie a une influence néfaste sur mon comportement, je suis allée chez Gadec mardi matin et j'ai même pas dit bonjour à Frédéric, alors que j'y allais presqu'exclusivement pour acheter du bois. La caissière m'a reconnue, mais ça compte pas pareil.
Bref, j'ai bidouillé une étagère pour mes bouquins, juste sous le comptoir, que tellement que ça rend trop bien qu'on dirait qu'elle est là depuis le début. Oui, parce que l'idée c'était de faire de la place sur la bibliothèque pour pouvoir continuer à y stocker les bouquins que j'achète, donc j'ai calculé que j'avais dans les cinq mètres linéaires en bouquins de poche, donc pas assez de murs dans mon appart pour pouvoir les mettre, mais quand même un peu, donc deux mètres d'étagère qui rend trop la classe, et un peu de place sur la bibliothèque pour les prochains achats. Lu dans un questionnaire inséré dans un bouquin de poche : "Combien de livres lisez-vous par an ?", réponse maximale : + de 15 - euh, à raison de quatre en huit jours, honnêtement j'ai la flemme de compter sur l'année.
J'ai aussi enfin suspendu mon deuxième rideau dans le salon, après avoir enfin trouvé les accroches nécessaires, et les anneaux parce que sinon j'en avais pas assez, et après avoir réhaussé la tringle de vingt bons centimètres pour réussir à percer le mur et y faire tenir le machin. Et c'est marrant, j'aurais pas pensé qu'avec deux rideaux, ça ferait plus kitsch que cosy... Tant pis, j'assume le kitsch :)
Je pensais vous raconter aussi mes mésaventures avec la caissière de chez Eurodif, mais ça remonte à mardi dernier et over-blog a buggé quand j'ai voulu sauvegarder mon brouillon d'article, donc j'ai un peu la flemme de recommencer pour une anecdote aussi insignifiante. Je tiens juste à vous mettre en garde, cette fille a la réactivité d'une limace mal décongelée, donc si, comme moi, vous avez de la chance en tout sauf pour le choix de la file d'attente, évitez Eurodif les jours où elle y est (je peux pas dire "où elle y bosse", ça serait une insulte au monde du travail).
A part ça y a l'atelier cuisine, donc, qui s'avère complètement ravageur, vu que j'ai fait hier aprèm un brownie au chocolat avec noix et pignons dont une petite moitié seulement a échappé à mes quenottes, mais juste parce que l'ai apportée aux parents de Raph en échange de leur grande échelle, le reste étant finalement décédé ce matin au petit-déj - en quoi le brownie a eu plus de chance que la tarte courgettes-kiri, que j'ai boulotté comme une morte de faim en regardant la fin de la saison de True Blood hier soir (mais si on y réfléchit bien, j'ai juste mangé deux courgettes, trois kiri, 200 g de farine et deux oeufs, ça reste raisonnable).
Donc voilà, il fait froid, il fait moche, il fait nuit, chui malade, engoncée sous des couches de vêtements chauds qui grattent, ça pue la clope, j'avais un peu hâte que l'hiver arrive pour remettre gros pulls et chaussettes sexy et manger des crêpes au montdor et de la tartiflette maison, mais en fait j'en ai déjà marre, je crois. En plus Lumi s'en fout - tu parles d'un réconfort, elle pionce sur son nouveau coussin (marre qu'elle m'appuie sur "espace" en plein suspense en voulant squatter mes genoux, donc elle a eu droit à un coin roupillon juste à côté du clavier, d'où elle peut elle aussi suivre les palpitantes aventures de Gibbs et ses coéquipiers).
Bon, en vrai, je regarde mon chat, je regarde mon appart, je regarde ma penderie, je regarde mon frigo, je regarde pas par la fenêtre, et je me dis que j'ai quand même une putain de belle vie :)
Du coup, j'ai encore gagné un week-end-de-trois-jours-en-milieu-de-semaine, trop contagieuse hier aprèm pour aller bosser (merci, docteur, d'avoir enfin compris que dans ce genre de situation, je me transforme en bombe biochimique à retardement pour mes patients). J'en ai profité pour bricoler et cuisiner, histoire de changer un peu (cette remarque est ironique). Signe toutefois que la maladie a une influence néfaste sur mon comportement, je suis allée chez Gadec mardi matin et j'ai même pas dit bonjour à Frédéric, alors que j'y allais presqu'exclusivement pour acheter du bois. La caissière m'a reconnue, mais ça compte pas pareil.
Bref, j'ai bidouillé une étagère pour mes bouquins, juste sous le comptoir, que tellement que ça rend trop bien qu'on dirait qu'elle est là depuis le début. Oui, parce que l'idée c'était de faire de la place sur la bibliothèque pour pouvoir continuer à y stocker les bouquins que j'achète, donc j'ai calculé que j'avais dans les cinq mètres linéaires en bouquins de poche, donc pas assez de murs dans mon appart pour pouvoir les mettre, mais quand même un peu, donc deux mètres d'étagère qui rend trop la classe, et un peu de place sur la bibliothèque pour les prochains achats. Lu dans un questionnaire inséré dans un bouquin de poche : "Combien de livres lisez-vous par an ?", réponse maximale : + de 15 - euh, à raison de quatre en huit jours, honnêtement j'ai la flemme de compter sur l'année.
J'ai aussi enfin suspendu mon deuxième rideau dans le salon, après avoir enfin trouvé les accroches nécessaires, et les anneaux parce que sinon j'en avais pas assez, et après avoir réhaussé la tringle de vingt bons centimètres pour réussir à percer le mur et y faire tenir le machin. Et c'est marrant, j'aurais pas pensé qu'avec deux rideaux, ça ferait plus kitsch que cosy... Tant pis, j'assume le kitsch :)
Je pensais vous raconter aussi mes mésaventures avec la caissière de chez Eurodif, mais ça remonte à mardi dernier et over-blog a buggé quand j'ai voulu sauvegarder mon brouillon d'article, donc j'ai un peu la flemme de recommencer pour une anecdote aussi insignifiante. Je tiens juste à vous mettre en garde, cette fille a la réactivité d'une limace mal décongelée, donc si, comme moi, vous avez de la chance en tout sauf pour le choix de la file d'attente, évitez Eurodif les jours où elle y est (je peux pas dire "où elle y bosse", ça serait une insulte au monde du travail).
A part ça y a l'atelier cuisine, donc, qui s'avère complètement ravageur, vu que j'ai fait hier aprèm un brownie au chocolat avec noix et pignons dont une petite moitié seulement a échappé à mes quenottes, mais juste parce que l'ai apportée aux parents de Raph en échange de leur grande échelle, le reste étant finalement décédé ce matin au petit-déj - en quoi le brownie a eu plus de chance que la tarte courgettes-kiri, que j'ai boulotté comme une morte de faim en regardant la fin de la saison de True Blood hier soir (mais si on y réfléchit bien, j'ai juste mangé deux courgettes, trois kiri, 200 g de farine et deux oeufs, ça reste raisonnable).
Donc voilà, il fait froid, il fait moche, il fait nuit, chui malade, engoncée sous des couches de vêtements chauds qui grattent, ça pue la clope, j'avais un peu hâte que l'hiver arrive pour remettre gros pulls et chaussettes sexy et manger des crêpes au montdor et de la tartiflette maison, mais en fait j'en ai déjà marre, je crois. En plus Lumi s'en fout - tu parles d'un réconfort, elle pionce sur son nouveau coussin (marre qu'elle m'appuie sur "espace" en plein suspense en voulant squatter mes genoux, donc elle a eu droit à un coin roupillon juste à côté du clavier, d'où elle peut elle aussi suivre les palpitantes aventures de Gibbs et ses coéquipiers).
Bon, en vrai, je regarde mon chat, je regarde mon appart, je regarde ma penderie, je regarde mon frigo, je regarde pas par la fenêtre, et je me dis que j'ai quand même une putain de belle vie :)
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