mmh, rrr et zzz
Car oui, seul le travail possède cette profonde vertu de nous faire savourer pleinement chaque instant de chaque jour qu'il n'occupe pas... Certes, j'apprécie chaque minute de ma merveilleuse vie, grâce à mes petits pense-bête du genre "Un petit plaisir par jour pour chacun des cinq sens", ou encore "Une bonne raison d'être fière de soi au moins une fois par semaine", le tout se résumant en carpe diem, ou comme l'a plus joliment dit Rabindranath Tagore, "The butterfly does not count years but moments, and therefore has enough time". S'extasier parce qu'on chope le feu vert et que ça n'arrive qu'une fois sur soixante-douze, admirer un papillon digne de l'Amazonie se désaltérer dans le canoé, comparer le bruit de la pluie sur les stores et sur les platanes, rire du hoquet d'une vendeuse en pause-déjeuner, humer l'odeur tenace de pisse de chat d'un plant de basilic épanoui, ça ne fabrique pas des souvenirs impérissables, mais ça permet d'accumuler suffisament de bonnes ondes pour mieux vivre les épisodes désagréables dont nous sommes tous pourvus un jour ou l'autre (une machine à laver qui lâche en plein essorage, au pif, et vous place face à la perspective tout sauf alléchante de claquer d'un seul coup un tiers de votre salaire, là, bam).
Tout ça pour dire que j'ai fait une fabuleuse grasse mat' hier matin, avec petit-dèj royal au bar - façon de parler, André a "juste" eu la foi d'aller nous chercher six croissants dégoulinants de beurre ; que le soir, ce fut atelier makis chez Fanny en très bonne compagnie (Anouk est décidément la plus jolie fille qu'il m'ait été donné de rencontrer), et que cette aprèm, j'ai enfin profité de mon cadeau d'aniv, en passant trois heures à me faire suer, papouiller, frotter, abreuver et chouchouter au hammam de la Bastide des Bains. S'il est un peu moins haut de gamme que celui de la rue Breteuil, la déco et l'ambiance sont plus chaleureux, et je suis dans un état de relaxation avancé, ce qui tombe stratégiquement très bien, c'était le but, avant d'entamer une semaine de cinquante-six heures et des brouettes. Donc, MERCI LES COPINES !!!
Sinon, dans le genre fun, deux photos du jour en guise d'illustration au thème "boulot, vacances, même combat : comment éviter de s'emmerder ?". D'abord, avec un cliché improbable que j'ai pris samedi aprèm, quand ayant fini la dégustation d'une trois boules caramel-café-chocolat-chantilly, je bloque sur les reflets du verre à pied :
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