Lyon #4_Traboules et trésors cachés

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Et voilà un mitraillage intensif de LA spécialité architecturale lyonnaise, à savoir la traboule. La traboule est un mélange entre l'escalier, la courtine, la tour, la galerie et la cour, le tout à ciel ouvert. Parfois glauque, parfois superbe, parfois bien planquée, parfois visible de la rue, elle est généreusement accessible au public quand elle est d'intérêt notoire.
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Ici, près de la place Sathonay. Un peu plus loin, alors qu'on jette un oeil curieux dans une entrée d'immeuble, un homme nous recommande la deuxième porte à gauche, en bois, derrière laquelle on découvre une cour, un escalier, et uh uh, le jardin des chats :) (mais pas de chats, à notre grand dam) - et aussi la maison des oiseaux.
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Rue Saint-Georges, la galerie Philibert De L'Orme est une indéniable prouesse architecturale. Voici ce qu'en dit la plaque informative (parce qu'un peu de culture ça fait toujours du bien) :
"Au XVIième siècle, un propriétaire, Antoine Bullioud, ayant acheté deux maisons voisines donnant sur la cour du n°8 dans la rue de la Juiverie, voulut faire construire, entre les deux, des cabinets et des galeries de communications, en les appuyant sur des trompes, sans empiéter sur le sol de la cour. Il lui fallait ménager du côté droit le puits, une porte et une fenêtre, et du côté gauche, une terrasse desservant un appartement du premier étage, et au-dessous de ce passage, une petite fenêtre, et enfin, une porte au rez-de-chaussée. Les trompes sont décorées d'un encadrement dorique, la galerie et les pavillons sont de style ionique. La galerie supérieure prenait jour sur la cour par trois larges baies à arcs surbaissés qui n'étaient pas destinés à être vitrés. Seuls les pavillons étaient fermés par des fenêtres garnies de vitraux et protégées par des barreaux de fer. Philibert De L'Orme fit cette construction compliquée en 1536, à son retour d'Italie. Il manifeste ici les deux qualités maitresses de son talent : sa parfaite connaissance de l'Antiquité classique, et sa virtuosité."
Alors certes, à froid comme ça c'est un peu abscons, mais ça vous parlera plus avec le dessin d'architecture. Les trompes sont donc ces espèces d'arcs de cercle vaguement évocateurs de la coquille St-Jacques, et voici ce que ça donne en vrai (vue d'ensemble, détail du puits, la galerie elle-même avec ses cabinets et la terrasse de l'appartement sauvegardée).
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Autre endroit spectaculaire, qui rappelle toutefois plus l'Italie que le classicisme, la Maison du Crible, dont l'entrée ne présage pas de l'explosion colorée qui suit à l'intérieur : une folie d'ocre, une tour, des portes massives, une terrasse, un escalier, un lion en pierre, bref, la totale...
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Parfois, aussi, les propriétaires préviennent charitablement qu'ils ne veulent pas de touristes... (plus charitablement en français qu'en anglais, notons). Mais comme la porte est jolie, on s'approche, et on laisse Georges faire le voyeur à notre place.
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Une petite dernière pour la route, pas de nom, pas d'ocre, peu de lumière, mais de jolies galeries, de jolies voûtes et de jolis garçons :)
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Publié dans balades_Lyon

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