flics, Marseille, sécurité, blablabla
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Je descens donc la rue Dieude, et m'arrête au stop en arrivant sur la rue de Rome. Connaissant le coin, je me suis déjà mise à gauche, puisque je vais devoir continuer sur cette voie (carré rouge, des fois que vous auriez un doute). Et là, une fliquette vélocipédique, qui n'a sans doute que ça à faire, m'interpelle. Gloups, en une seconde je vois tomber le vieux pv pour grillage de stop - 90 euros, 4 points en moins, vu que je suis obligée, pour essayer de voir les voitures arriver de ma gauche dans la rue de Rome, de m'avancer au milieu de ladite voie. Point du tout ! Elle me tance en me rappelant que la rue dans laquelle je me trouve est à double sens, et que je me dois donc de serrer à droite, au cas où des véhicules venant de la rue de Rome voudraient y tourner. Je me suis platement excusée de mon trop-plein d'anticipation, et l'affaire en est restée là. J'aurais bien aimé ajouter, pourtant, qu'à 21h30 la circulation dans une rue de Rome en travaux donc interdite à la circulation (sauf taxis et flics) me paraissait suffisament sporadique pour que la probabilité qu'un véhicule ait envie de tourner précisément là où je me trouvais, sachant qu'il ne pourrait que descendre la rue de la Palud (juste derrière moi, et en amont de laquelle la rue Dieude est à sens unique), en direction de la Préfecture, donc soit faire un demi-tour en arrivant de ma gauche, soit perdre son temps en arrivant de ma droite, cette probabilité, donc, était pour ainsi dire de l'ordre du néant, mais je me suis dit que ça faisait trop long à comprendre. J'aurais aimé, aussi, ajouté qu'il y avait certainement bien plus urgent à verbaliser que moi - ne serait-ce que les douze voitures garées juste en face (carrés bleus), dans le prolongement naturel de la voie sur laquelle elle tenait tant à ce que je circule, mais là on frisait l'outrage à agent. Bref, vu ce qui fait tiquer les flics à Marseille, la truanderie a encore de beaux jours devant elle.
A part ça, ma foi, rien de spécial, mais je m'étais promis de coucher cette histoire par écrit, parce que ça m'a un peu hérissé le poil. Ah, si, quand même. Tornade a trouvé l'endroit idéal où se caler pour dormir la nuit. C'est chaud, c'est doux, c'est ventilé, c'est confortable, c'est ma figure. Je la repousse, deux fois, trois fois, elle finit par se caler sur un coin de l'oreiller, et je m'endors le front contre un chaton tout ronronnant de bonheur. Ca compense les fois où elle continue de s'attaquer à mon nez à grands coups de langue râpeuse et mordillements affectueux - pour ceux qui n'ont jamais expérimenté la canine de chat à l'intérieur de la narine, imaginez un putain de piercing au rabais...
