flics, Marseille, sécurité, blablabla

Publié le

On comprend mieux la situation décrite comme catastrophique à Marseille point de vue sécurité, à la lueur de cette anecdote. Un mardi, je rentre de Mimet, tunnel du Vieux-Port fermé en semaine, je passe par St-Charles, Athènes (voie de droite réservée comme d'hab au stationnement anarchique), Lieutaud (idem), et descends la rue Dieude pour rejoindre Breteuil. Alors, il faut savoir que cette rue, après avoir traversé la rue de Rome, passe en haut de St-Ferréol, longeant le parking Félix Baret, avant de se transformer en rue Montgrand, à sens unique. Et techniquement, elle est à double sens jusqu'à la fin de l'esplanade du parking, pour permettre aux voitures qui en sortent de rejoindre soit la rue Breteuil via Montgrand, soit la rue de Rome. Il faut savoir aussi que le tronçon entre le parking et la rue de Rome voit sa voie de droite, donc la seule voie de circulation officielle dans le sens Dieude-Montgrand, occupée comme de bien entendu par des voitures garées, ce qui oblige les voitures descendant la rue Dieude à rouler à contresens sur cinquante mètres. Oui, je sais, c'est pas très parlant comme ça, mais c'est nécessaire pour la blagounette. D'ailleurs chui sympa, j'vous ai fait un dessin.
Publicité
flics, Marseille, sécurité, blablabla
Je descens donc la rue Dieude, et m'arrête au stop en arrivant sur la rue de Rome. Connaissant le coin, je me suis déjà mise à gauche, puisque je vais devoir continuer sur cette voie (carré rouge, des fois que vous auriez un doute). Et là, une fliquette vélocipédique, qui n'a sans doute que ça à faire, m'interpelle. Gloups, en une seconde je vois tomber le vieux pv pour grillage de stop - 90 euros, 4 points en moins, vu que je suis obligée, pour essayer de voir les voitures arriver de ma gauche dans la rue de Rome, de m'avancer au milieu de ladite voie. Point du tout ! Elle me tance en me rappelant que la rue dans laquelle je me trouve est à double sens, et que je me dois donc de serrer à droite, au cas où des véhicules venant de la rue de Rome voudraient y tourner. Je me suis platement excusée de mon trop-plein d'anticipation, et l'affaire en est restée là. J'aurais bien aimé ajouter, pourtant, qu'à 21h30 la circulation dans une rue de Rome en travaux donc interdite à la circulation (sauf taxis et flics) me paraissait suffisament sporadique pour que la probabilité qu'un véhicule ait envie de tourner précisément là où je me trouvais, sachant qu'il ne pourrait que descendre la rue de la Palud (juste derrière moi, et en amont de laquelle la rue Dieude est à sens unique), en direction de la Préfecture, donc soit faire un demi-tour en arrivant de ma gauche, soit perdre son temps en arrivant de ma droite, cette probabilité, donc, était pour ainsi dire de l'ordre du néant, mais je me suis dit que ça faisait trop long à comprendre. J'aurais aimé, aussi, ajouté qu'il y avait certainement bien plus urgent à verbaliser que moi - ne serait-ce que les douze voitures garées juste en face (carrés bleus), dans le prolongement naturel de la voie sur laquelle elle tenait tant à ce que je circule, mais là on frisait l'outrage à agent. Bref, vu ce qui fait tiquer les flics à Marseille, la truanderie a encore de beaux jours devant elle.
 
A part ça, ma foi, rien de spécial, mais je m'étais promis de coucher cette histoire par écrit, parce que ça m'a un peu hérissé le poil. Ah, si, quand même. Tornade a trouvé l'endroit idéal où se caler pour dormir la nuit. C'est chaud, c'est doux, c'est ventilé, c'est confortable, c'est ma figure. Je la repousse, deux fois, trois fois, elle finit par se caler sur un coin de l'oreiller, et je m'endors le front contre un chaton tout ronronnant de bonheur. Ca compense les fois où elle continue de s'attaquer à mon nez à grands coups de langue râpeuse et mordillements affectueux - pour ceux qui n'ont jamais expérimenté la canine de chat à l'intérieur de la narine, imaginez un putain de piercing au rabais...

Publié dans petites histoires

Commenter cet article