de la véracité d'une mise en garde
Quand j'ai acheté ma première paire de chaussures à talons, en août 2008, après avoir fait trois boutiques Texto et demandé qu'on appelle la quatrième pour me les mettre de côté, et que je suis enfin allée les chercher, et que j'ai craqué au passage sur une deuxième paire, ma soeur, qui m'accompagnait, et qui en bonne Parisienne est experte en la matière, m'a dit "Fais attention, les talons, quand on commence, on devient accro". Je ne sais plus si j'avais déjà acheté les vernies vertes à trou devant et semelle de 10 cm compensée façon liège et surpiqûres vertes, ou si c'était peu après, mais je lui ai répondu du haut de mon aînesse que fi, penses-tu, je les mettrais tellement rarement et mes pieds en baveraient tellement avec que ça m'étonnerait que j'en fasse des folies.
Las, elle avait raison. Moi aussi, d'ailleurs, puisque je ressens toujours douloureusement l'incongruité de la posture dite du "Je cherche un livre sur l'étagère du haut, oui, toute la soirée", et que des muscles inconnus se rappellent à mon bon souvenir trois jours après m'être rechaussée de bonnes vieilles grolles type birkich ou baskets. Ceci dit, les avantages sont nombreux : le point de vue prend de la hauteur, le mollet, du galbe, et le regard des garçons, des étincelles (cf le post de Fanny sur l'attitude d'Etienne devant les compensées noires). Et voilà que la plus girly des filles de la bande, Caro, qui assortit la teinture de ses sourcils à celle des extensions de ses cheveux, qui porte des corsets de taille et des faux cils de cinq centimètres de long, et qui n'a pas peur de marier des escarpins rose vif avec des collants vert anis, me branche sur un site de chaussures de drag-queens, et que je craque pour, allons-y gaiement, trois paires plus outrageuses les unes que les autres. Et elles sont arrivées !!! Ca y est, elles sont là, dans ma chambre, après une séance d'essayage au débotté d'une soirée crêpes improvisée chez elle ce soir.
Elles sont neuves, elles sont vernies, elles sont cambrées comme des pin-up et carrossées comme des Ferrari, elles sont uniques, elles sont magnifiques, elles sont trop grandes. Pas de beaucoup, hein, et j'ai eu du bol qu'en commandant du 40 Caro demande du 39 - je ne sais pas comment ils convertissent, en Amérique, mais je saurais maintenant que je fais du 8, donc du 38, pour nos commerçants d'outre-Atlantique. Le truc qui sauve la mise - parce qu'à 26 euros les frais de port pour 70 de chaussures je risque pas de tester le service après-vente - c'est que je suis obligée de toute façon de mettre des semelles intérieures, sinon mon pied glisse, ma voûte plantaire maugrée, mes orteils couinent, et je fais le héron la moitié de la nuit (mais si, vous savez, il dort sur une seule patte parce que s'il enlève les deux il tombe...). Donc je vais investir massivement dans de la semelle chic et classe, genre en cuir, parce que les anti-odeurs sont un peu trop fines et que c'est pas comme si j'allais transpirer dedans.
Le pire du pire, c'est pas d'avoir maintenant six paires à talons, ou de ne les sortir que deux fois par an, c'est que celles qui me plaisent le plus sont les plus hautes. Mon pied droit n'est pas du tout d'accord, mais c'est parce qu'il n'a pas encore compris qui est le maitre. En même temps, passer de la spartiate au talon de dix, j'avoue, on me ferait le coup, j'aimerais moyen. Mais bon, y a des tas de femmes qui en portent, et au moins les trois quarts qui ont la même déformation des pieds que moi (que personnellement je trouve très bien, vu qu'un pied sans est singulièrement étroit et bizarre à mes yeux), donc il va bien falloir que les miens s'adaptent, et comme dit Caro, quand tu as marché sur les trottoirs marseillais, tu peux marcher n'importe où. Prochain épisode : les calanques en talons aiguille :)
Las, elle avait raison. Moi aussi, d'ailleurs, puisque je ressens toujours douloureusement l'incongruité de la posture dite du "Je cherche un livre sur l'étagère du haut, oui, toute la soirée", et que des muscles inconnus se rappellent à mon bon souvenir trois jours après m'être rechaussée de bonnes vieilles grolles type birkich ou baskets. Ceci dit, les avantages sont nombreux : le point de vue prend de la hauteur, le mollet, du galbe, et le regard des garçons, des étincelles (cf le post de Fanny sur l'attitude d'Etienne devant les compensées noires). Et voilà que la plus girly des filles de la bande, Caro, qui assortit la teinture de ses sourcils à celle des extensions de ses cheveux, qui porte des corsets de taille et des faux cils de cinq centimètres de long, et qui n'a pas peur de marier des escarpins rose vif avec des collants vert anis, me branche sur un site de chaussures de drag-queens, et que je craque pour, allons-y gaiement, trois paires plus outrageuses les unes que les autres. Et elles sont arrivées !!! Ca y est, elles sont là, dans ma chambre, après une séance d'essayage au débotté d'une soirée crêpes improvisée chez elle ce soir.
Elles sont neuves, elles sont vernies, elles sont cambrées comme des pin-up et carrossées comme des Ferrari, elles sont uniques, elles sont magnifiques, elles sont trop grandes. Pas de beaucoup, hein, et j'ai eu du bol qu'en commandant du 40 Caro demande du 39 - je ne sais pas comment ils convertissent, en Amérique, mais je saurais maintenant que je fais du 8, donc du 38, pour nos commerçants d'outre-Atlantique. Le truc qui sauve la mise - parce qu'à 26 euros les frais de port pour 70 de chaussures je risque pas de tester le service après-vente - c'est que je suis obligée de toute façon de mettre des semelles intérieures, sinon mon pied glisse, ma voûte plantaire maugrée, mes orteils couinent, et je fais le héron la moitié de la nuit (mais si, vous savez, il dort sur une seule patte parce que s'il enlève les deux il tombe...). Donc je vais investir massivement dans de la semelle chic et classe, genre en cuir, parce que les anti-odeurs sont un peu trop fines et que c'est pas comme si j'allais transpirer dedans.
Le pire du pire, c'est pas d'avoir maintenant six paires à talons, ou de ne les sortir que deux fois par an, c'est que celles qui me plaisent le plus sont les plus hautes. Mon pied droit n'est pas du tout d'accord, mais c'est parce qu'il n'a pas encore compris qui est le maitre. En même temps, passer de la spartiate au talon de dix, j'avoue, on me ferait le coup, j'aimerais moyen. Mais bon, y a des tas de femmes qui en portent, et au moins les trois quarts qui ont la même déformation des pieds que moi (que personnellement je trouve très bien, vu qu'un pied sans est singulièrement étroit et bizarre à mes yeux), donc il va bien falloir que les miens s'adaptent, et comme dit Caro, quand tu as marché sur les trottoirs marseillais, tu peux marcher n'importe où. Prochain épisode : les calanques en talons aiguille :)
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