avis de temps instable
Puisqu'à l'image de la météo zarbi qui nous assaille depuis une semaine (je ne parle pas de l'orage tonitruant de samedi dernier, normal pour la saison, mais des 23° qu'on a eu ensuite...), ma rentrée fut constituée de hauts et de bas. Matinée tranquille à Gignac, les chatons ont sacrément grandi, la grisette est toujours aussi douce, la tricolore est très câline, et le rouquin, de plus en plus énorme. Mon patient était plutôt content de me voir - même en retard de dix minutes à cause des charognards et autres contemplateurs de cadavres qui encombrent l'autoroute à chaque accident, comme donc ce matin, où je me suis offert le luxe d'une rageuse série de vigoureux appels de phare à l'encontre d'un trou du cul en pseudo-porsche gris métalisé, très chic mais complètement inutile si tu dépasses pas le trente à l'heure eh connard y a trois kilomètres de bouchon derrière alors BOUGE !!!. Sa fille et son infirmière avaient l'air contentes aussi, surtout en apprenant que je viendrais plus souvent ce mois-ci, tant mieux, ça fait plaisir.
L'aprèm, une autre paire de manches... La collègue d'Allauch me met au courant des derniers évènements, dont une visite de ma patiente à la Timone qui fut grâce à ses filles rocambolesque et presque totalement inutile, et puis, plus pressant, une coupure de courant dans le quartier. Mmh, on a quoi, deux respirateurs, ça fait, allez, au mieux, 6h d'autonomie, et EDF n'a aucune idée du temps qu'il va leur falloir pour réparer le binz (un poteau tombé dans une piscine, apparemment). Petit stress, et le monsieur d'EDF, l'infirmière (au bout du fil) et moi-même concluons qu'autant se préparer à une évacuation de la patiente vers l'hôpital, ce que je dois me charger de lui annoncer, sachant que par principe, elle refuse. Bon, ben c'est mon taf, hein, donc c'est ce que je lui dis, que mon boulot consiste à prévenir l'infirmière et à préparer le sac pour une hospitalisation, même si en dernier ressort le choix d'accepter ou non cette évacuation lui appartient entièrement.
Coup de bol, le courant revient au bout de deux heures, juste quand l'infirmière me prévient qu'elle vient d'appeler le SAMU... On rigole, bonne blague, ah ah, et au passage, la fille cadette (celle avec qui ça passe pas) me lâche qu'elle et sa soeur aimeraient me parler dimanche - ben vous aurez le temps, je serais là de 8h à 21h. La collègue m'avait bien prévenu vite fait, mais sur quoi est-ce que ça va bien pouvoir porter, je m'interroge. Et comme ça m'étonnerait que ça soit pour savoir ce que je veux à noël, ça me plombe la soirée, pour tout vous avouer. Ca fait deux ans que j'y vais, dans moins de trois mois je sors de leur vie et elles de la mienne, je fais mon boulot correctement, alors quel intérêt ? On verra bien, mais je pressens une cuite de taille honorable à l'aniv de Fanny, et un billet sauvagement déprimé lundi matin :)
Du coup, et c'est là le coeur de ce billet-ci, en fait, j'ai décidé de faire une page récapitulative avec tous les liens que j'ai balancé en vrac, histoire d'être sûre de pouvoir les retrouver en cas d'envie. Comme ça va me prendre du temps, je termine vite fait sur une note enthousiaste, en remerciant avec allégresse les copines venues au troc de fringues, dans un renouvellement de têtes et de styles qui a provoqué d'innombrables fous rires, la palme en revenant au duo Cécile "Nan mais j'ai apporté que des trucs nazes, hein, vous verrez" et Sido "J'embarque les trois quarts de tes fringues elles sont nickel" :D. Comme quoi le vêtement n'a d'allure que par celle qui le porte ! Ce que confirme André en débarquant à l'improviste dans le salon : non, la chemise de nuit en dentelle début de siècle, ça lui va pas :)
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