el diabolo maldito
Comme ça m'a très impressionnée de voir Raph faire du diabolo cet été, et qu'il avait manifesté l'envie de s'y remettre, on est allés faire un tour en ville hier et un passage chez Peter Pan, cours Lieutaud, nous a permis de concrétiser l'idée. Malheureusement, il semblerait que le diabolo ne soit pas trop d'accord, et c'est peu dire qu'il fait preuve d'une remarquable absence de coopérativité dans l'accomplissement de figures acrobatiques - enfin, de notre point de vue.
Ca commençait pourtant bien, avec un petit entrainement à la maison, où malgré l'exigüité de l'espace, Raph m'a montré quelques bricoles embrouillées du style noeud magique ou tour eiffel. Ensuite, départ pour le resto, enfin la crêperie, histoire de fêter vite fait notre "mois-iversaire" (copyright d'un ancien collègue de boulot, c'est pas très élégant, mais on est encore loin de l'an-iversaire, faut donc s'adapter). Raph embarque son nouveau jouet, en prévision de la balade digestive qui devrait lui permettre de s'exercer en plein air et terrain dégagé.
On avance donc tranquilu peperum rue Eydoux, il manipule son engin et décide de me montrer le truc le plus dur qu'il sait faire, à savoir une espèce de je croise le fil je lâche la baguette je récupère le tout je lance le diabolo et hop il est revenu sur le fil, c'est magique. Pas de bol, il se rate et fouette violemment le diabolo avec la ficelle. Double pas de bol, il y a UNE voiture dans la rue, et le diabolo s'empresse de se coincer dessous. Il est gros, il est lourd, il est encastré. Paye ta récupération de l'espace à plat ventre sur le bitume maculé de merdes de chien en poudre et de traînées de pisse à moitié fossilisées - pour rien, le diabolo veut pas l'savoir, il est au chaud dans son cambouis et fallait pas faire le mariole. Au bout d'un quart d'heure à admirer les efforts de Raph, je me rappelle que je sais comment soulever une voiture, suffit de faire gnink gnink sur le pare-choc pour lui donner de l'élan et elle se décolle progressivement de ses amortisseurs. Ouf, on n'y passera pas la nuit. Juste, si j'avais pas le cerveau en béchamel, on l'aurait fait plus tôt et on aurait pas eu besoin de rentrer à l'appart se décaper les mains (parce qu'on ne pouvait décemment pas arriver dans cet état au resto, même un peu roots).
Raph s'avise ensuite que pour la balade nocturne, le cours d'Estienne d'Orves peut faire un bon spot, c'est pas loin et théoriquement assez vaste, plat et dégagé pour taquiner un peu. Donc nous voilà partis, nous voilà même arrivés, les terrasses de café daignent laisser un peu de place aux passants, on se pose et je me prépare à m'en prendre plein les mirettes. Pas découragé, Raph fait quelques passes, et décide de retenter le truc-le-plus-dur. Et là, malheureusement, force est de constater que le diabolo porte bien son nom. Dans l'idée, il aurait du subtilement décoller à huit mètres du sol en ligne verticalement droite et revenir bien sagement sur le fil. Dans les faits, il s'est sauvagement jeté sur les lunettes de son propriétaire, lui dézingant à moitié l'oeil et complètement les binocles. Pour le coup, on a écourté la balade... et rangé l'engin maudit jusqu'à l'achat d'une nouvelle paire de lunettes. J'espère que ça ira mieux par la suite, parce que là, j'm'en veux un peu de mes initiatives à la con...
Ca commençait pourtant bien, avec un petit entrainement à la maison, où malgré l'exigüité de l'espace, Raph m'a montré quelques bricoles embrouillées du style noeud magique ou tour eiffel. Ensuite, départ pour le resto, enfin la crêperie, histoire de fêter vite fait notre "mois-iversaire" (copyright d'un ancien collègue de boulot, c'est pas très élégant, mais on est encore loin de l'an-iversaire, faut donc s'adapter). Raph embarque son nouveau jouet, en prévision de la balade digestive qui devrait lui permettre de s'exercer en plein air et terrain dégagé.
On avance donc tranquilu peperum rue Eydoux, il manipule son engin et décide de me montrer le truc le plus dur qu'il sait faire, à savoir une espèce de je croise le fil je lâche la baguette je récupère le tout je lance le diabolo et hop il est revenu sur le fil, c'est magique. Pas de bol, il se rate et fouette violemment le diabolo avec la ficelle. Double pas de bol, il y a UNE voiture dans la rue, et le diabolo s'empresse de se coincer dessous. Il est gros, il est lourd, il est encastré. Paye ta récupération de l'espace à plat ventre sur le bitume maculé de merdes de chien en poudre et de traînées de pisse à moitié fossilisées - pour rien, le diabolo veut pas l'savoir, il est au chaud dans son cambouis et fallait pas faire le mariole. Au bout d'un quart d'heure à admirer les efforts de Raph, je me rappelle que je sais comment soulever une voiture, suffit de faire gnink gnink sur le pare-choc pour lui donner de l'élan et elle se décolle progressivement de ses amortisseurs. Ouf, on n'y passera pas la nuit. Juste, si j'avais pas le cerveau en béchamel, on l'aurait fait plus tôt et on aurait pas eu besoin de rentrer à l'appart se décaper les mains (parce qu'on ne pouvait décemment pas arriver dans cet état au resto, même un peu roots).
Raph s'avise ensuite que pour la balade nocturne, le cours d'Estienne d'Orves peut faire un bon spot, c'est pas loin et théoriquement assez vaste, plat et dégagé pour taquiner un peu. Donc nous voilà partis, nous voilà même arrivés, les terrasses de café daignent laisser un peu de place aux passants, on se pose et je me prépare à m'en prendre plein les mirettes. Pas découragé, Raph fait quelques passes, et décide de retenter le truc-le-plus-dur. Et là, malheureusement, force est de constater que le diabolo porte bien son nom. Dans l'idée, il aurait du subtilement décoller à huit mètres du sol en ligne verticalement droite et revenir bien sagement sur le fil. Dans les faits, il s'est sauvagement jeté sur les lunettes de son propriétaire, lui dézingant à moitié l'oeil et complètement les binocles. Pour le coup, on a écourté la balade... et rangé l'engin maudit jusqu'à l'achat d'une nouvelle paire de lunettes. J'espère que ça ira mieux par la suite, parce que là, j'm'en veux un peu de mes initiatives à la con...
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