frigo suite et fin

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L'anecdote du jour nous est fournie par Harold, passé récupérer des papiers.
Vous vous rappelez peut-être que le frigo qu'on avait acheté chez Darty nous a causé bien des mésaventures. Il semble toutefois que la situation soit en cours de résolution, et qu'Harold ait enfin compris qu'on obtient plus d'un ton ferme et posé qu'en laissant pisser ou en poussant une gueulante stérile à s'en briser les cordes vocales.
En gros, un technicien est passé pour lui fournir une énième pièce de rechange, il lui a dit qu'il pouvait se la carrer là où le soleil a peu de chance de luire, et le gars lui a fait un bon pour aller chercher un nouveau frigo. En arrivant au magasin, blam, le frigo n'est plus fabriqué (une erreur de conception susceptible d'occasionner des désagréments chez l'utilisateur, peut-être ?...). Le modèle le plus ressemblant coûte 13 euros de plus. Harold demande à être livré jeudi ou vendredi, vu qu'ensuite il part bosser un mois et demi à St-Trop. La demoiselle lui fait le coup du pas possible, donc il lui explique calmement que pour ce frigo, il y a eu en moins d'un an sept interventions à domicile, une immobilisation pendant plus d'un mois avec un frigo de rechange qui consommait plus et contenait moins, des demi-journées bloquées à attendre un hypothétique réparateur incompétent, et qu'il doit maintenant payer pour obtenir un frigo équivalent. La meuf le regarde d'un air typique de vendeuse pas concernée qui laisse déblatérer le client en pensant à sa prochaine manucure, et là Harold lui sort, toujours du même ton calme et posé : "Vous voulez que je répète le tout en criant ?". Grands yeux de la meuf, qui balaye la masse des clients alentour et file voir son chef, pour revenir en annonçant que le frigo sera livré vendredi matin. Eh ben voilà...
Ah, sinon, j'ai oublié de vous parler du pigeon.
L'autre jour, je descends le boulevard de la Libération en bagnole et je m'arrête sagement au feu tout en bas, à hauteur des Réformés. En attendant le feu vert, je mate les piétons. Dont un pigeon, qui, tout aussi sagement, traverse à pattes, au passage, bien dans l'axe, concentré mais tranquille. A mi-parcours, il repère une voiture qui arrive de la Canebière et s'arrête très prudemment pour la laisser passer, avant de reprendre son petit bonhomme de chemin, toujours à pattes, toujours dans les clous. Vingt secondes plus loin (vingt centimètres, donc, mettez-vous à son échelle !), deuxième voiture à toute berzingue. Il recule affolé, et, battant un peu des ailes pour donner plus d'ampleur à sa marche arrière, semble se rappeller qu'en tant que volatile, il peut aussi choisir la facilité et voler jusqu'au trottoir d'en face. Je sais pas ce qu'il comptait faire en vrai, mais au lieu de profiter de son envol pour vaquer à ses ocupations, il s'est bel et bien posé exactement de l'autre côté de la rue. Ensuite le feu est passé au vert et j'ai continué ma route, en zigzagant sous l'effet du fou rire. Dit comme ça, c'est pas forcément drôle, mais si vous aviez vu la tête de ce pauvre pigeon, tellement urbain qu'il en oublie sa nature...
Bon désolée, j'ai pas l'inspi ce soir :)
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Publié dans petites histoires

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