chronique d'une journée ordinaire

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D'abord en allant me coucher vers trois heures (après un abus féroce de NCIS où c'que j'ai même presque pleuré quand Tony dit à Jeanne qu'il l'aime), j'ai été prise d'une subite poussée d'inspiration pour le stand de Sido, en réalisant que, en fait, les clients ne savent pas chez qui ils débarquent, faute d'une enseigne un peu plus visible que la carte de visite. Après moult cogitations, j'ai fini par me relever, tout balancer dans un doc word, et refaire les modèles de toutes les étiquettes de prix et de tailles qu'on affiche sur les portants. Après, j'ai dormi un peu, jusque vers sept heures, et j'ai déplacé la voiture, garée devant l'entrepôt qui n'est jamais ouvert sauf quand je me gare devant et après le mec y rale genre j'fais que d'l'embêter et c'est trop pas cool.
Comme je me suis recouchée et qu'il faisait déjà jour, évidemment, j'ai fait un cauchemar atroce à base d'Harold (ma frangine dira que c'est pour avoir critiqué sa copine dans le billet précédent...), de travaux dans l'immeuble, et surtout de "Il est dix-huit heures, la journée est finie et j'ai rien fait de ce que j'avais à faire, je comprends pas, au secours". J'ai réellement balisé jusqu'à ce que je constate qu'il n'était en fait que neuf heures et demi, une bonne heure pour prendre une douche revigorante.
En voulant vérifier que j'avais bien déplacé ma voiture pour rien, parce que l'entrepôt était fermé, j'ai contourné l'étendage, grimpé sur la banquette, et là, drame, j'ai oublié qu'il y a un espace entre le coffre et le mur, donc mon pied est tombé dedans, puis ma jambe, puis ma cuisse jusqu'à mi-chemin, je me suis lamentablement rattrapée au pot de fleur pour éviter d'atterrir sur l'étendage (déjà qu'il est pas bien solide), et j'ai cassé mon oreille d'éléphant, qui résistait vaillamment à mon absence de main verte depuis un an. Accessoirement, je me suis bien rointé la cuisse, ça équilibre avec l'avant-bras, que j'ai râpé contre l'entrée de l'immeuble de Fanny mardi, en glissant sur la putain de marche en putain de marbre qu'il y a devant.
Après, comme le voisin brancheur d'en face a bougé sa smart, j'ai pu garer la voiture devant ma fenêtre, sortir l'aspi, et tout nettoyer, c'était pas du luxe - nan parce que les jetons de chez Total à un euro les trois minutes d'aspirateur c'était juste une blague vu l'état de la moquette.
Ensuite je me suis attelée à la rédaction d'un petit mot pour expliquer à la maman de Fanny le kilo de paperasses que je lui ai (pas encore) posté, puis j'ai préparé le déj pour ma môman à moi : salade de pourpier (je croyais que c'était de la mâche, tu parles d'un sens de l'observation) avec tranches de magret volti-volta et ma célèbre crème au mascarpone-gorgonzola, suivie d'un petit velouté de champignons (forcément, quand on fait trois litres et que les potes préfèrent dormir - hein les libraires !!), suivi d'une faisselle au sirop de caramel et cerneau de noix (fallait finir les deux malheureux qu'étaient pas partis dans la salade). On a bien mangé, bien papoté et bien rigolé, et elle a trouvé un truc génial pour les perles : les tubes de granules homéopathiques, les tout petits de toutes les couleurs, fabuleux - étiquette un peu chiante à enlever, quand même.
Ensuite de ça, j'ai attaqué le ponçage du plateau de ma table (la seule, l'unique, qui me vient de mes grands-parents bien aimés, s'appelle une gibecière et est au bas mot quinquagénaire), histoire de faire mumuse avec mon nouveau jouet. Là-dessus l'électricien est arrivé (pour le chauffe-eau), super sympa, bidouille ses petites affaires et m'annonce qu'à priori c'est pas un problème électrique, il a ré-enclenché un bitonniau qui pourrait avoir éventuellement sauté quand j'ai tout fait pété l'autre soir en mettant une tartine dans le grille-pain (pas bien compris, je le fais douze fois par jour), mais que c'était quand même potentiellement un signe de faiblesse du chauffe-eau, qui pouvait tenir six mois ou six ans de plus mais on sait pas bien, comme il dit "C'est une bonne marque, mais on n'est pas à l'intérieur pour voir comment fonctionne la résistance", donc si ce soir j'ai pas d'eau chaude, je rappelle le proprio demain pour lui dire que je rappelle le plombier et qu'il a intérêt à se ramener avec un chauffe-eau neuf samedi à la première heure.
Et en échange d'un café, cet adorable professionnel m'a confirmé que pour mon four, l'objet de toutes mes lamentations depuis deux ans que je ne l'utilise pas faute de savoir avec certitude comment le brancher (vu qu'il n'y a même pas de prise au bout du fil, grâce aux initiatives haroldiennes de l'époque Breteuil - utiles, ceci dit, à l'époque en question), mon four, donc, ben il suffit de lui coller une prise terre et pis voilà. Poin poin poin poin... Donc mardi, vous aurez droit au récit détaillé de mes nouvelles aventures d'ElectrikGirl, et pour les plus disponibles, à une tarte aux poireaux, ou à la tomate, ou à la courgette-kiri, ou à n'importe quoi d'autre qui se fait avec un putain de four électrique.
Ensuite encore après, j'ai ciré ma magnifique table toute bien poncée, y a que moi pour voir la différence avec avant mais c'est pas grave. Après j'ai pleuré un bon gros coup pour de vrai en regardant le film du mariage de mes parents, tourné en 1975 et en Super8 et transféré sur dvd à l'initiative de ma mère (qui m'a laissé l'objet en échange de conseils sur comment voir les vidéos qu'il y a dessus). Vrai, trop émouvant de voir mes parents tout jeunots, et la première croisière avec le bateau et mon piti frère et ma piti soeur, j'ai pleuré tout le long avec un grand sourire. Bon, y a aussi mon premier voyage aux Antilles (le seul, en fait), à six mois - je me suis pas reconnue mais dites-donc je faisais des trucs intéressants avec mes pieds, à cet âge :)
Et là j'hésite... Attaquer le ponçage des étagères du placard de la cuisine, mais en fait faudrait d'abord finir de les décaper et ça prend du temps (en plus de dégager une odeur nauséabonde quoique légèrement énivrante), et puis l'idéal serait de pouvoir recouvrir le plâtre humide de l'intérieur du placard avec un joli vénilia rouge vif tout neuf et je l'ai pas encore acheté. Ou faire un saut chez Gadec acheter une prise pour le four (et le vénilia pour le placard), mais j'ai eu ma dose de bricolage pour la journée et j'aurais plus d'idées pour mardi. Ou aller laver ma voiture (parce que le coulis de tomate séché côté passager est toujours là, pas de miracle pendant la nuit, et pas top pour la mémé demain), mais trop la flemme et trop de monde à l'heure de pointe et pas envie de galérer pour re-trouver une place après. Ou commencer à créer le site de Sido mais ça aussi ça va me prendre grave de temps et faut qu'on en discute avant. Ou me faire un gommage au sucre comme m'en a dit le plus grand bien une des nanas qui avait fait la formation soins palliatifs avec moi (il suffit de se frotter le corps avec du sucre une fois qu'on s'est mouillée sous la douche, et on peut le faire trois fois par semaine, et elle a soixante piges et une peau de bébé, et elle se fait carrément les bocaux de sucre aromatisé à la cannelle, l'orange ou au clou de girofle), mais si j'ai pas d'eau chaude ça va me gonfler et je préfère faire durer le suspense encore un peu. Je pense donc que je vais opter pour aller acheter du pain + poster mes lettres + faire la geek devant quelques épisodes supplémentaires des aventures de Gibbs et son équipe de choc.
PS pour Aurore : j'ai découvert Layer Cake chez une de mes patientes (mais elle a préféré regarder Fenêtre Secrète donc j'ai juste découvert la pochette, en fait), du coup tu m'as motivée pour le charger sur la mule. Pour ce qui est d'Astropia, je sais pas trop comment je peux te le passer, si ça rentre dans un dossier zip je le te maile, sinon je le mettrais sur ta clé usb la prochaine fois que tu descends (ou encore sinon, tu fais comme moi, t'installes la mule et tu vas chercher le film sur emule-island).  

Petit PS du soir, bonsoir... Il est 22 heures 30 et j'ai l'immense plaisir de vous annoncer que mon chauffe-eau remarche (pour le moment), bien qu'il pisse un peu par la vidange mais on va pas chipoter, et que par conséquent je sors d'une inestimable vraie douche, au cours de laquelle le sucre a remplacé le savon, un vrai bonheur - même s'il est un peu trop tôt pour valider l'intérêt cosmétique de la chose. J'en ai quand même rempli un bocal, accompagné d'un bâton de cannelle, histoire de prolonger mes tests scientifiques à visée humanitaire - et économique, il faut bien l'avouer, vu que la différence de prix entre un kilo de sucre et un litre de gommage corporel est assez conséquente (pas fait d'étude comparative mais à mon avis y a pas photo). L'avantage déjà certain, c'est qu'en gommage pour le visage c'est bien plus goûteux que tout ce qu'on trouve dans le commerce.
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Publié dans petites histoires

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F
<br /> j'adore quel suspens, le chauffe eau, la voiture... et le four que de tension!<br /> je suis volontaire pour gouter toutes tes tartes surtout celle a base de chevere ou de st felicien!!<br /> et si tu es d'accord j'ai très envie de voir ce petit fil super 8 ! a des fin professionelle evidement!<br /> <br /> <br />
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