qui a parlé de jours de repos ??
On a donc attaqué les travaux de remise en état de la chambre de Fanny. Pour ceux qui n'ont pas suivi, j'étais en rade d'idée pour son cadeau d'anniv, cet hiver, donc je lui avais offert un "bon pour retaper ta chambre".
Mardi, c'est tapisserie. Comme Fanny a le vertige, elle a enlevé tout ce qu'elle peut atteindre en étant perchée sur un escabeau à deux marches. C'est bien, mais vu la hauteur sous plafond, ça suffit pas (c'est de l'ancien, donc 3m80...). Me voilà donc en tenue de combat : birkich de môman pleines de brou de noix, futal spécial travaux qui tient tout seul à force de coups de peinture, de traces d'enduit et de reliquats de décapant, tee-shirt cradingue de la colo handi, spatule de compèt dans une main, éponge dans l'autre, et un saut d'eau bouillante en haut de l'échelle. Je trempe, j'imbibe, je gratte. Ca tombe sur le chat, qui s'éclate à plonger au milieu des amas de tapisserie dégueu (quinquagénaire, mouillée, et pleine de colle). Au sol, Fanny, jean craspec de ses 14 ans, tee-shirt avec tâche blanchâtre indéfinie et bénarès dans les cheveux, s'amuse à lever les petits morceaux avec la spatule version pour enfants et un vapo rose barbie de chez Ikéa :)
Au début, c'est cool, ça part tout seul, la vie est belle, les bières sont fraiches, bref, on dirait presque pas qu'on bosse. Ensuite, on arrive à l'endroit où la mère de Fanny avait décidé de faire un test, genre qu'est-ce que ça donne si je repeins directement sur la tapisserie. Ben ça donne que je te maudis toi et tes ancêtres (peux pas le faire pour les générations à venir, Fanny est une copine), parce que c'est impossible à détapisser : la peinture a étanchéifié et rigidifié la tapisserie, donc mode misère pour l'enlever. Je déclare qu'on s'en occupera quand on aura récupéré la ponceuse d'André, et on arrête là - trois heures qu'on joue les mimi cracra, quand même.
Mercredi, histoire de rester en forme, je fais les courses pour le mois, et le ménage. Une heure et demi rien que pour la cuisine... et trop de légumes pour les capacités du frigo, du coup le vase que Lucile m'a offert accueille les poireaux :) Après toutes ces émotions (je vous épargne les détails du décapage de la cuisinière et de la traque aux bouloches de poils de chat sous les meubles du salon), je me réconforte en sifflant un pack de kriek cerise avec Sophie, qui veut tous les détails sur Guillaume et moi - "Mais c'est lequel, lui, j'me rappelle pas ? - ben il était pas sur la liste, c'est un outsider"...
Aujourd'hui jeudi, on s'attaque au lissage des murs. Etape 1 : poncer... J'aurais bien lessivé, mais vu la couche de plâtre sur les murs, c'est juste pas possible, à moins de vouloir un effet "béton brut" à la meuf-déco de M6 (trop laid, je droppe). Fanny a la ponceuse d'André, et tout le papier qui va avec. En vrai j'aurais préféré une disqueuse, même avec le risque de trouer les murs, parce que le petit machin, là, c'est bien mais on va y passer le mois tellement ça ressemble à un gadget - non pas que je me plaigne, hein, c'est déjà super d'être dépannées, mais bon, 100m carrés de surface murale à nettoyer, c'est autre chose que ma salle de bain. Enfin, on va voir si ça peut éradiquer les patchs expérimentaux de la maman... Ah, bon point, ça marche - enfin ça vibre, ça catapulte de la poussière à bloc, c'est un peu poussif, mais ça avance. Y a plus qu'à détremper la tapisserie débarrassée de sa peinture, et pis à racler, Fanny, fais-toi plaisir (pas de spatules aujourd'hui, j'ai oublié, donc raclette à congélo, ah ah).
Voyons les murs, maintenant. Mmh, faut du papier gros calibre, l'arme lourde est de rigueur, là, on fignole pas du Louis XVI. Au bout d'un tiers de mur, le papier se désolidarise lâchement de la ponceuse, ce vicieux. Ca, ça veut dire que c'est l'heure de la pause :) Tant qu'à faire, je teste avec le papier à la main, et là, le constat est cruel : ça marche huit fois mieux... Bon, ben c'est parti à la main, alors... Ponce, ponce, ponce, avec le masque sur le nez et la poussière partout ailleurs. Fanny lessive sous les fenêtres, c'est toujours ça qu'on aura pas à gratter. Ensuite elle attaque la ponce à la main, elle aussi, foulard dans les cheveux, foulard devant le nez, et, futée, une paire de vieilles lunettes... Mine de rien, on a bien avancé : un mur plein, deux tiers de murs à sa hauteur, et le début du dernier. Faut juste qu'elle oublie l'idée qu'elle a une chambre, parce que là, c'est pas envisageable d'y dormir. Elle propose de réquisitionner Rémi pour continuer les murs, mais m'est avis que sa Loutre asthmatique va pas tenir le coup - fais-lui plutôt commencer à gratter le plafond, eh eh.
Mercredi, histoire de rester en forme, je fais les courses pour le mois, et le ménage. Une heure et demi rien que pour la cuisine... et trop de légumes pour les capacités du frigo, du coup le vase que Lucile m'a offert accueille les poireaux :) Après toutes ces émotions (je vous épargne les détails du décapage de la cuisinière et de la traque aux bouloches de poils de chat sous les meubles du salon), je me réconforte en sifflant un pack de kriek cerise avec Sophie, qui veut tous les détails sur Guillaume et moi - "Mais c'est lequel, lui, j'me rappelle pas ? - ben il était pas sur la liste, c'est un outsider"...
Aujourd'hui jeudi, on s'attaque au lissage des murs. Etape 1 : poncer... J'aurais bien lessivé, mais vu la couche de plâtre sur les murs, c'est juste pas possible, à moins de vouloir un effet "béton brut" à la meuf-déco de M6 (trop laid, je droppe). Fanny a la ponceuse d'André, et tout le papier qui va avec. En vrai j'aurais préféré une disqueuse, même avec le risque de trouer les murs, parce que le petit machin, là, c'est bien mais on va y passer le mois tellement ça ressemble à un gadget - non pas que je me plaigne, hein, c'est déjà super d'être dépannées, mais bon, 100m carrés de surface murale à nettoyer, c'est autre chose que ma salle de bain. Enfin, on va voir si ça peut éradiquer les patchs expérimentaux de la maman... Ah, bon point, ça marche - enfin ça vibre, ça catapulte de la poussière à bloc, c'est un peu poussif, mais ça avance. Y a plus qu'à détremper la tapisserie débarrassée de sa peinture, et pis à racler, Fanny, fais-toi plaisir (pas de spatules aujourd'hui, j'ai oublié, donc raclette à congélo, ah ah).
Voyons les murs, maintenant. Mmh, faut du papier gros calibre, l'arme lourde est de rigueur, là, on fignole pas du Louis XVI. Au bout d'un tiers de mur, le papier se désolidarise lâchement de la ponceuse, ce vicieux. Ca, ça veut dire que c'est l'heure de la pause :) Tant qu'à faire, je teste avec le papier à la main, et là, le constat est cruel : ça marche huit fois mieux... Bon, ben c'est parti à la main, alors... Ponce, ponce, ponce, avec le masque sur le nez et la poussière partout ailleurs. Fanny lessive sous les fenêtres, c'est toujours ça qu'on aura pas à gratter. Ensuite elle attaque la ponce à la main, elle aussi, foulard dans les cheveux, foulard devant le nez, et, futée, une paire de vieilles lunettes... Mine de rien, on a bien avancé : un mur plein, deux tiers de murs à sa hauteur, et le début du dernier. Faut juste qu'elle oublie l'idée qu'elle a une chambre, parce que là, c'est pas envisageable d'y dormir. Elle propose de réquisitionner Rémi pour continuer les murs, mais m'est avis que sa Loutre asthmatique va pas tenir le coup - fais-lui plutôt commencer à gratter le plafond, eh eh.
En exclu, les photos des deux bricol'girls de choc - de près, on est poudrées comme des marquises du XVIIième...
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