des inconvénients du célibat, finalement
Voilà maintenant un peu plus de trois mois que je suis réellement célibataire, et dans l'ensemble, je kiffe bien. Faut bien avouer que dormir en étoile de mer au milieu du lit avec le chat sur le ventre, se faire des overdoses d'artichauts et de fenouil sans avoir à préparer un repas de secours, ou nettoyer le chiotte à peine une fois par mois parce que personne ne pisse à côté, c'est pas grand chose mais c'est pas mal. Et puis, même si l'expérience m'a prouvé que, contrairement à mes prévisions pessimistes (et obsolètes) de débutante du couple, je suis capable d'habiter avec quelqu'un d'autre, même pendant plusieurs années (!!), je préfère mon petit confort. Ou, plus exactement, j'ai besoin d'être seule suffisamment souvent dans une journée pour subir la cohabitation du quotidien comme une tension permanente, compensée par un nombre non négligeable d'avantages certes, mais à force stressante - en grande partie parce que je m'impose des contraintes débiles toute seule comme une grande, mais néanmoins indéniable(s).
Or, voilà-ti pas que je découvre un truc totalement inédit auquel je dois faire face sans autre argument que ma seule franchise, à savoir mon potentiel de séduction vis-à-vis de la gent masculine. Arf. Les clampins dans la rue, ça reste gérable maintenant que j'ai compris qu'une gentille fermeté marche pas mal (le fameux "Ecoute, je t'ai dit poliment que faut que t'arrête de me suivre parce que j'irais pas boire un café avec toi, mais si tu veux, je peux le hurler pour être sûre que tu comprends").
Mais comment expliquer sans trop les vexer que, bien qu'ils soient grands, bruns et autonomes (trois critères un peu fondamentaux à mes yeux), aucun pour l'instant ne me plait : ni D*** le cuistot cultivateur, ni J*** l'antiquaire photovoltaïque, ni P*** le baroudeur quinquagénaire - encore que lui c'est plus dur, il est chauve, mais anglophone, et un type qui t'écris que le type un peu intelligent qui t'épouse profitera de nuits wonderful à vie, ça flatte !
Bon, j'en conviens, trois en trois mois c'est pas des caisses non plus, et comme dirait Yannick : "De quoi tu te plains, que y a trop de gens qui t'aiment ?!". Mais quand même, c'est dur ! Avant, j'avais juste à répondre "Désolée mais je suis maquée et heureuse de l'être". Là, euh, ça marche plus, et le "Je préfère les filles" de ma jeunesse ne sonne, curieusement, plus aussi sincère qu'avant. Une copine m'a confirmé que ce problème l'avait gonflée aussi pendant ses périodes de célibat. Ca me rassure un peu, au sens où c'est pas juste que je me la raconte d'avoir trop de succès :)
Je dois être un peu naïve, en fait, mais faut dire qu'en guise d'inconvénients, je connais plus ceux du couple, et ceux de l'amitié avec sentiments trop poussés d'un côté et pas réciproques de l'autre, que ceux du célibat pur et dur. Et maintenant que j'ai découvert la putain de valeur ajoutée d'une attirance physique réelle (merci Raphaël :) ), j'ai pas trop envie de papilloner avec des mecs qui ne plaisent pas plus que ça. Du coup, j'hésite un peu à recommencer à sortir - j'ai manifestement pas besoin de me rassurer sur mon pouvoir de séduction, et ça serait moche de chauffer des mecs à blanc, hein (et un peu dangereux, aussi, peut-être).
C'est peut-être un peu, comment dire, décalé de dire ça, vu le nombre de copines qui, elles, cherchent l'homme et ont autant d'atouts que moi pour le trouver (parce que soyons honnêtes, on est plusieurs à être jolies, intelligentes, drôles, indépendantes et dynamiques, faut arrêter de se voiler la face sous prétexte que ça fait vaniteux). Mais merde, c'est mal foutu : je ne cherche pas, et j'agglutine, et elles elles cherchent et tombent sur des clampins décevants ou des biens mais pas réceptifs.
Bon, ce billet ne va nulle part, j'avais juste envie de dire que j'accumule les prétendants qu'il va bien falloir que je mette en face de la triste vérité, et que ça commence à me gêner aux entournures. Maintenant vous pouvez éteindre la télévision et reprendre une vie normale :)
Or, voilà-ti pas que je découvre un truc totalement inédit auquel je dois faire face sans autre argument que ma seule franchise, à savoir mon potentiel de séduction vis-à-vis de la gent masculine. Arf. Les clampins dans la rue, ça reste gérable maintenant que j'ai compris qu'une gentille fermeté marche pas mal (le fameux "Ecoute, je t'ai dit poliment que faut que t'arrête de me suivre parce que j'irais pas boire un café avec toi, mais si tu veux, je peux le hurler pour être sûre que tu comprends").
Mais comment expliquer sans trop les vexer que, bien qu'ils soient grands, bruns et autonomes (trois critères un peu fondamentaux à mes yeux), aucun pour l'instant ne me plait : ni D*** le cuistot cultivateur, ni J*** l'antiquaire photovoltaïque, ni P*** le baroudeur quinquagénaire - encore que lui c'est plus dur, il est chauve, mais anglophone, et un type qui t'écris que le type un peu intelligent qui t'épouse profitera de nuits wonderful à vie, ça flatte !
Bon, j'en conviens, trois en trois mois c'est pas des caisses non plus, et comme dirait Yannick : "De quoi tu te plains, que y a trop de gens qui t'aiment ?!". Mais quand même, c'est dur ! Avant, j'avais juste à répondre "Désolée mais je suis maquée et heureuse de l'être". Là, euh, ça marche plus, et le "Je préfère les filles" de ma jeunesse ne sonne, curieusement, plus aussi sincère qu'avant. Une copine m'a confirmé que ce problème l'avait gonflée aussi pendant ses périodes de célibat. Ca me rassure un peu, au sens où c'est pas juste que je me la raconte d'avoir trop de succès :)
Je dois être un peu naïve, en fait, mais faut dire qu'en guise d'inconvénients, je connais plus ceux du couple, et ceux de l'amitié avec sentiments trop poussés d'un côté et pas réciproques de l'autre, que ceux du célibat pur et dur. Et maintenant que j'ai découvert la putain de valeur ajoutée d'une attirance physique réelle (merci Raphaël :) ), j'ai pas trop envie de papilloner avec des mecs qui ne plaisent pas plus que ça. Du coup, j'hésite un peu à recommencer à sortir - j'ai manifestement pas besoin de me rassurer sur mon pouvoir de séduction, et ça serait moche de chauffer des mecs à blanc, hein (et un peu dangereux, aussi, peut-être).
C'est peut-être un peu, comment dire, décalé de dire ça, vu le nombre de copines qui, elles, cherchent l'homme et ont autant d'atouts que moi pour le trouver (parce que soyons honnêtes, on est plusieurs à être jolies, intelligentes, drôles, indépendantes et dynamiques, faut arrêter de se voiler la face sous prétexte que ça fait vaniteux). Mais merde, c'est mal foutu : je ne cherche pas, et j'agglutine, et elles elles cherchent et tombent sur des clampins décevants ou des biens mais pas réceptifs.
Bon, ce billet ne va nulle part, j'avais juste envie de dire que j'accumule les prétendants qu'il va bien falloir que je mette en face de la triste vérité, et que ça commence à me gêner aux entournures. Maintenant vous pouvez éteindre la télévision et reprendre une vie normale :)
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