après la neige
[petit clin d'oeil à un film de samourai qui s'appelle Après la pluie]
Réveil douloureux à 8 heures ce matin par la sonnerie du téléphone. Au bout de trois, je me dis qu'il a du arriver malheur à quelqu'un et que peut-être il est temps de me bouger le cul et d'aller écouter le répondeur. Vaste blague... Le premier message me dit "SFR Bonjour, le 06 20". Intéressant... Le deuxième ne dit rien. Le troisième, c'est le même que le deuxième, sauf que le gars a compris qu'il pouvait parler dans la boite : "Oui bonjour c'est X des Clémentines, c'est pour Raphaël, il fait 14h-22 h aujourd'hui, on a changé les horaires à cause de la neige, bon je vais essayer son portable". Oui, bonne idée. Par acquis de conscience je textote l'info à Raph - et modifie dans la foulée l'annonce d'accueil de mon répondeur, pour éviter tout malentendu futur...
Ensuite, mission kiné, et là, dehors, c'est vraiment casse-gueule quand les gens n'ont pas raclé la neige des trottoirs. On sait pas bien si c'est dur, mou, poudreux, mouillé ou verglacé, mais c'est super-tendax et pour une fois, je remercie les conducteurs de ne pas avoir rabattu leurs rétros, ça fait des béquilles tout à fait honorables.
Chez le kiné, inhabituellement, Cédric (mon mien) est tout seul : sa collègue qui habite aux Camoins ne peut évidemment pas se déplacer vu que les routes ne sont toujours pas déneigées et que l'école ne prend pas son gamin, et l'autre qui habite à St-Barnabé a bêtement essayé de prendre sa voiture hier, pour la laisser, à l'arrache, dans un endroit inaccessible, à... 150 mètres de chez elle. Du coup je peux m'endormir paisiblement sous mes coussins chauds, c'est pas la sonnerie de la porte qui fera son intempestive ce matin.
Retour à la maison pour une petite heure de bouquinade, et un coup de fil de ma responsable qui vient aux nouvelles. J'en profite pour lui demander de me prévoir une voiture pour demain aprèm - oui, hélas, ça aura suffisamment fondu pour que je puisse faire les 30 bornes jusque chez mon premier patient samedi matin. Après, il fait vraiment trop beau, je sors balader, au mépris de la loi puisque théoriquement je dois être chez moi entre 14h et 16h au cas - complètement improbable - où un médecin-expert de la Sécu choisirait justement ce lendemain de catastrophe naturelle pour venir vérifier mon état de santé. L'idée initiale de la balade est de porter une pellicule photo à développer et de jeter un oeil aux soldes. Las, mon estomac vide me rend de très méchante humeur, et j'apprécie peu la faune ferréolaise, loin d'être embellie maintenant que la neige est devenue gadoue.
Pendant le développement des photos, je fais un tour sur le Vieux-Port, et me fais alpaguer par un type qui m'invite à boire un café. Bien sapé, petit manteau chic, mocassins à l'italienne, pas une tête de relou, mais quand même, c'est non merci. Il me suit, nullement découragé. Je lui explique posément que y a des jours, comme ça, où je ne suis pas d'humeur à supporter qu'un type me colle alors que j'ai refusé poliment son invitation, surtout s'il garde ses écouteurs pour me parler. Au bout d'un quart d'heure de négociations unilatérales de sa part, accompagnées de tout le baratin habituel, je réussis à m'en dépêtrer d'un "bonne journée" et trace ma route. J'ai la désagréable impression d'avoir le mot "célibataire" tatoué sur le front, depuis quelques temps... Si au moins ça m'amenait des grands bruns intelligents et drôles, et pas tout ce que Marseille compte de crevards !
[Note pour la prochaine fois : après avoir dit au type que c'est non, préciser que c'est pas la peine de me suivre pendant une demi-heure, parce que je peux marcher loin, crier fort, mais pas changer d'avis...] [à l'instant même, on toque au carreau, je vais jeter un oeil par acquis de conscience, et c'est encore un looser qui espère - va espérer ailleurs, monsieur, avant que je devienne vraiment méchante !]
Bilan de cette journée somme toute minable : j'ai pensé à acheter des croquettes pour Lumi...
Ensuite, mission kiné, et là, dehors, c'est vraiment casse-gueule quand les gens n'ont pas raclé la neige des trottoirs. On sait pas bien si c'est dur, mou, poudreux, mouillé ou verglacé, mais c'est super-tendax et pour une fois, je remercie les conducteurs de ne pas avoir rabattu leurs rétros, ça fait des béquilles tout à fait honorables.
Chez le kiné, inhabituellement, Cédric (mon mien) est tout seul : sa collègue qui habite aux Camoins ne peut évidemment pas se déplacer vu que les routes ne sont toujours pas déneigées et que l'école ne prend pas son gamin, et l'autre qui habite à St-Barnabé a bêtement essayé de prendre sa voiture hier, pour la laisser, à l'arrache, dans un endroit inaccessible, à... 150 mètres de chez elle. Du coup je peux m'endormir paisiblement sous mes coussins chauds, c'est pas la sonnerie de la porte qui fera son intempestive ce matin.
Retour à la maison pour une petite heure de bouquinade, et un coup de fil de ma responsable qui vient aux nouvelles. J'en profite pour lui demander de me prévoir une voiture pour demain aprèm - oui, hélas, ça aura suffisamment fondu pour que je puisse faire les 30 bornes jusque chez mon premier patient samedi matin. Après, il fait vraiment trop beau, je sors balader, au mépris de la loi puisque théoriquement je dois être chez moi entre 14h et 16h au cas - complètement improbable - où un médecin-expert de la Sécu choisirait justement ce lendemain de catastrophe naturelle pour venir vérifier mon état de santé. L'idée initiale de la balade est de porter une pellicule photo à développer et de jeter un oeil aux soldes. Las, mon estomac vide me rend de très méchante humeur, et j'apprécie peu la faune ferréolaise, loin d'être embellie maintenant que la neige est devenue gadoue.
Pendant le développement des photos, je fais un tour sur le Vieux-Port, et me fais alpaguer par un type qui m'invite à boire un café. Bien sapé, petit manteau chic, mocassins à l'italienne, pas une tête de relou, mais quand même, c'est non merci. Il me suit, nullement découragé. Je lui explique posément que y a des jours, comme ça, où je ne suis pas d'humeur à supporter qu'un type me colle alors que j'ai refusé poliment son invitation, surtout s'il garde ses écouteurs pour me parler. Au bout d'un quart d'heure de négociations unilatérales de sa part, accompagnées de tout le baratin habituel, je réussis à m'en dépêtrer d'un "bonne journée" et trace ma route. J'ai la désagréable impression d'avoir le mot "célibataire" tatoué sur le front, depuis quelques temps... Si au moins ça m'amenait des grands bruns intelligents et drôles, et pas tout ce que Marseille compte de crevards !
[Note pour la prochaine fois : après avoir dit au type que c'est non, préciser que c'est pas la peine de me suivre pendant une demi-heure, parce que je peux marcher loin, crier fort, mais pas changer d'avis...] [à l'instant même, on toque au carreau, je vais jeter un oeil par acquis de conscience, et c'est encore un looser qui espère - va espérer ailleurs, monsieur, avant que je devienne vraiment méchante !]
Bilan de cette journée somme toute minable : j'ai pensé à acheter des croquettes pour Lumi...
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