même pas peur
Bon, j'ai pas souhaité un joyeux noël à tout le monde et maintenant c'est trop tard, j'aime bien faire des cadeaux mais pour moi ça reste une fête familiale (on va faire comme si ma mère n'avait pas tout fait pour), donc j'espère que ça s'est bien passé pour vous, mais je ne vous enverrais de voeux que pour la nouvelle année. Tout ça pour dire que parmi les nombreux cadeaux que j'ai reçus, mais ouais, chui une meuf chanceuse, y a quelques anecdotes.
Ma frangine m'a offert un nettoyant-visage-peeling-scrub-non-abrasif, bref, de la marque Garancia, sur laquelle je louche à chaque fois que je vais à la pharmacie - enfin je louche surtout sur le prix des produits, mais bon, quand on met du venin de serpent dans un anti-rides, forcément, ça douille - et dieu merci, elle n'a pas eu le cynisme de m'offrir ce produit-là !
Ma mère a sorti ses gros sabots et m'a offert poudre à visage, ombre à paupières, rouge à lèvres et set de pinceaux de maquillage, genre tu t'es mise aux talons et aux barrettes, tu peux aussi te mettre au fard. Oui, mais non ! Bon, j'ai quand même concessionné un peu d'ombre à paupières (pas la sienne) et du rouge (pas le sien) pour le déj en famille le 25 chez ma tante. Ma foi, c'est passé à peu près, enfin, jusqu'au moment du repas, où j'ai découvert que le chapon sauce miel-agrume fait meilleur ménage avec le rouge à boire qu'avec le rouge à lèvres.
Elle m'a aussi offert un manga sur une chatte qui veut faire femme de ménage, et quand j'ai commencé à le bouquiner, elle m'a dit "Ah, ne commence pas par la fin, voyons !" :) Alors j't'espik, mamoune, les Japonais, ils écrivent pas comme nous, et les traducteurs, c'est des feignasses, donc oui, un manga ça se lit en commençant par la fin...
Mon père n'était pas là, pour une fois, donc j'attends toujours ma perceuse, mais ça va venir, ça va venir...
Mon frère m'a offert une palanquée de bouquins, dont un que j'ai failli lui offrir (L'art de péter, pour ne pas le nommer - il s'est gardé Eloge du rot et a offert le Guide pour se curer le nez à ma petite soeur...). Il nous a aussi gravé à toutes les trois l'album d'Amy McDonald qui donne son titre à un des billets précédents, This is the life, comme ça je pourrais l'écouter dans la voiture quand j'en aurais une quand je serais grande.
Et surtout, surtout, toujours à toutes les trois, il a offert un dvd qui s'appelle "Petit kit de survie pour femmes urbaines - Même pas peur !", qui montre quelques techniques d'auto-défense assez simples et assez radicales, qui incluent bien sûr le fameux latage de couilles mais pas que. Donc, les filles, en attendant d'avoir un appart assez grand pour vous offrir l'équivalent des thés littéraires version guerilla urbaine, ACHETEZ CE DVD et entrainez-vous. Muriel Robin rappelle en intro qu'une femme est agressée toutes les 20 minutes et violée toutes les 2 heures dans notre beau pays (c'est des stats, hein, c'est pas toujours la même). Je pense que si on réussit à arrêter de se placer automatiquement en position de victime comme notre éducation nous l'inculque (bouh, c'est pas beau une femme qui tape, encore plus vilain qu'un homme qui pleure), et qu'on rend quelques gnons bien placés, au bout d'un moment, les mecs apprendront peut-être à gérer leur testostérone un peu plus rationnellement. L'égalité des sexes passe aussi par là :)
Dans un chouette bouquin que Del m'a passé, l'auteure explique qu'elle a fini par comprendre que sa plus grande angoisse vient du fait qu'en tant que femme, elle est nantie d'un "trou" et qu'elle ne peut pas empêcher, ni un homme d'y entrer, ni un enfant d'en sortir. Pour ce qui est des enfants, je suppose qu'au bout d'un moment c'est bien s'ils se décident à sortir. Mais pour ce qui est des hommes, mesdames, on a toutes un corps, autour de ce trou. On sait bien s'en servir pour les attirer du côté de ce trou, alors on peut tout autant s'en servir pour leur en défendre l'accès.
Ma frangine m'a offert un nettoyant-visage-peeling-scrub-non-abrasif, bref, de la marque Garancia, sur laquelle je louche à chaque fois que je vais à la pharmacie - enfin je louche surtout sur le prix des produits, mais bon, quand on met du venin de serpent dans un anti-rides, forcément, ça douille - et dieu merci, elle n'a pas eu le cynisme de m'offrir ce produit-là !
Ma mère a sorti ses gros sabots et m'a offert poudre à visage, ombre à paupières, rouge à lèvres et set de pinceaux de maquillage, genre tu t'es mise aux talons et aux barrettes, tu peux aussi te mettre au fard. Oui, mais non ! Bon, j'ai quand même concessionné un peu d'ombre à paupières (pas la sienne) et du rouge (pas le sien) pour le déj en famille le 25 chez ma tante. Ma foi, c'est passé à peu près, enfin, jusqu'au moment du repas, où j'ai découvert que le chapon sauce miel-agrume fait meilleur ménage avec le rouge à boire qu'avec le rouge à lèvres.
Elle m'a aussi offert un manga sur une chatte qui veut faire femme de ménage, et quand j'ai commencé à le bouquiner, elle m'a dit "Ah, ne commence pas par la fin, voyons !" :) Alors j't'espik, mamoune, les Japonais, ils écrivent pas comme nous, et les traducteurs, c'est des feignasses, donc oui, un manga ça se lit en commençant par la fin...
Mon père n'était pas là, pour une fois, donc j'attends toujours ma perceuse, mais ça va venir, ça va venir...
Mon frère m'a offert une palanquée de bouquins, dont un que j'ai failli lui offrir (L'art de péter, pour ne pas le nommer - il s'est gardé Eloge du rot et a offert le Guide pour se curer le nez à ma petite soeur...). Il nous a aussi gravé à toutes les trois l'album d'Amy McDonald qui donne son titre à un des billets précédents, This is the life, comme ça je pourrais l'écouter dans la voiture quand j'en aurais une quand je serais grande.
Et surtout, surtout, toujours à toutes les trois, il a offert un dvd qui s'appelle "Petit kit de survie pour femmes urbaines - Même pas peur !", qui montre quelques techniques d'auto-défense assez simples et assez radicales, qui incluent bien sûr le fameux latage de couilles mais pas que. Donc, les filles, en attendant d'avoir un appart assez grand pour vous offrir l'équivalent des thés littéraires version guerilla urbaine, ACHETEZ CE DVD et entrainez-vous. Muriel Robin rappelle en intro qu'une femme est agressée toutes les 20 minutes et violée toutes les 2 heures dans notre beau pays (c'est des stats, hein, c'est pas toujours la même). Je pense que si on réussit à arrêter de se placer automatiquement en position de victime comme notre éducation nous l'inculque (bouh, c'est pas beau une femme qui tape, encore plus vilain qu'un homme qui pleure), et qu'on rend quelques gnons bien placés, au bout d'un moment, les mecs apprendront peut-être à gérer leur testostérone un peu plus rationnellement. L'égalité des sexes passe aussi par là :)
Dans un chouette bouquin que Del m'a passé, l'auteure explique qu'elle a fini par comprendre que sa plus grande angoisse vient du fait qu'en tant que femme, elle est nantie d'un "trou" et qu'elle ne peut pas empêcher, ni un homme d'y entrer, ni un enfant d'en sortir. Pour ce qui est des enfants, je suppose qu'au bout d'un moment c'est bien s'ils se décident à sortir. Mais pour ce qui est des hommes, mesdames, on a toutes un corps, autour de ce trou. On sait bien s'en servir pour les attirer du côté de ce trou, alors on peut tout autant s'en servir pour leur en défendre l'accès.
Publicité