ce coup-ci je sors l'artillerie lourde
Ou
De l'utilisation dévoyée du matériel de bricolage
pour compenser le positionnement géo-pas-stratégique de mon appartement.
Certains phénomènes naturels trop bien connus des filles gagneraient à accorder leur bio-rythme sur celui des saisons. Ah, si le problème que je vais aborder ici pouvait, telle la feuille, se mettre en sommeil au début de l'automne, et ne réapparaitre que, timidement, à la fin du printemps, certes, de nombreux industriels qui ont fait de son éradication perpétuellement recommencée leur fonds de commerce mettraient bien vite la clé sous la porte, mais ô combien la vie nous serait facilitée. Je parle bien évidemment de notre ennemi atavique, plus retors que les vêtements subitement trop serrés, plus envahissant que le bronzage vanille-fraise-chocolat des non-adeptes du nudisme intégral, plus tenace que les bubons périodiques qui ornent nos nez à la veille d'un rendez-vous galant, bref, je parle du poil, ce vicieux.
En tant qu'utilisatrice régulière de techniques fiables à long terme, à savoir la cire, l'épilateur, et ma plus fidèle compagne, la pince à épiler, j'ai la chance d'éviter l'aspect barbe de deux jours sous les aisselles, le maillage de collants neufs sur des nano-picots en acier génétiquement modifié, et la désagréable impression d'avoir régulièrement une râpe à fromage dans le slip. Néanmoins, je suis fortement handicapée par l'emplacement rez-de-chaussétal de mon appartement, qui me prive de lumière une grande partie de l'année, tout en offrant aux quidams la possibilité d'admirer mon entrecuisse pour peu que j'oublie de doubler les rideaux à grand renfort de serviettes de bain scotchées aux fenêtres.
La solution consistait jusqu'à aujourd'hui en la multiplication des points d'éclairage, qui, grâce à de nombreuses acrobaties qui font que mon kiné me préfère poilue et le dos détendu plutôt qu'imberbe mais coincée en quatorze endroits différents, me permettait d'éradiquer une quantité satisfaisante de fourrure. Toutefois, cette statégie n'est qu'un pis-aller, la manipulation d'une lampe à pied branlant en tant que spot directionnel étant légèrement incompatible avec la nécessité de mobiliser une main pour tenir l'épilateur (ou la spatule) et l'autre pour tendre la peau et ne laisser ainsi aucune chance au poil d'échapper à l'arrachage par un vil plaquage au milieu des cellules mortes du mollet.
La trouvaille du jour peut s'illustrer littéralement par cette célèbre image de l'ampoule qui s'allume au-dessus de la tête pour métaphoriser la seconde "eurêka", puisque j'ai enfin pensé à requérir le concours de ma lampe frontale pour mener à bien la traque de cette après-midi. Certes, cet engin implique de se pencher de très près sur la question, mais, à part l'impression intéressante d'être un cyclope se prenant un crayon dans l'oeil à chaque fois que j'oubliais de reculer la tête en approchant l'épilateur de mon genou (clong), je dois avouer que le résultat est très satisfaisant. D'autant que mon appartement étant également privé de chauffage, les poils dressés de froid sous les neuf diodes blanches de l'appareil étaient globalement inratables. De près, on les voit très bien se faire éjecter par les roulettes impitoyables de l'épilateur, tels les arbres des forêts canadiennes, sauf qu'il n'y a pas de petit bûcheron pour crier "timber" à chaque fois (et heureusement car vu la masse déracinée, il finirait légèrement hystérique, et totalement aphone).
Bref, les copines, si vous optez vous aussi pour les méthodes douces, n'oubliez pas qu'il s'agit d'un combat millénaire sans cesse renouvelé, et n'hésitez pas à employer les grands moyens...
NB : la lampe frontale ne règle pas le problème du chat qui estime que le moment est bien choisi pour tenter une installation en mode sieste sur le dos alléchamment horizontalisé sur les genoux - qui sont, le chat finit par s'en apercevoir après moult tentatives d'intrusion furtive, momentanément indisponibles.
En tant qu'utilisatrice régulière de techniques fiables à long terme, à savoir la cire, l'épilateur, et ma plus fidèle compagne, la pince à épiler, j'ai la chance d'éviter l'aspect barbe de deux jours sous les aisselles, le maillage de collants neufs sur des nano-picots en acier génétiquement modifié, et la désagréable impression d'avoir régulièrement une râpe à fromage dans le slip. Néanmoins, je suis fortement handicapée par l'emplacement rez-de-chaussétal de mon appartement, qui me prive de lumière une grande partie de l'année, tout en offrant aux quidams la possibilité d'admirer mon entrecuisse pour peu que j'oublie de doubler les rideaux à grand renfort de serviettes de bain scotchées aux fenêtres.
La solution consistait jusqu'à aujourd'hui en la multiplication des points d'éclairage, qui, grâce à de nombreuses acrobaties qui font que mon kiné me préfère poilue et le dos détendu plutôt qu'imberbe mais coincée en quatorze endroits différents, me permettait d'éradiquer une quantité satisfaisante de fourrure. Toutefois, cette statégie n'est qu'un pis-aller, la manipulation d'une lampe à pied branlant en tant que spot directionnel étant légèrement incompatible avec la nécessité de mobiliser une main pour tenir l'épilateur (ou la spatule) et l'autre pour tendre la peau et ne laisser ainsi aucune chance au poil d'échapper à l'arrachage par un vil plaquage au milieu des cellules mortes du mollet.
La trouvaille du jour peut s'illustrer littéralement par cette célèbre image de l'ampoule qui s'allume au-dessus de la tête pour métaphoriser la seconde "eurêka", puisque j'ai enfin pensé à requérir le concours de ma lampe frontale pour mener à bien la traque de cette après-midi. Certes, cet engin implique de se pencher de très près sur la question, mais, à part l'impression intéressante d'être un cyclope se prenant un crayon dans l'oeil à chaque fois que j'oubliais de reculer la tête en approchant l'épilateur de mon genou (clong), je dois avouer que le résultat est très satisfaisant. D'autant que mon appartement étant également privé de chauffage, les poils dressés de froid sous les neuf diodes blanches de l'appareil étaient globalement inratables. De près, on les voit très bien se faire éjecter par les roulettes impitoyables de l'épilateur, tels les arbres des forêts canadiennes, sauf qu'il n'y a pas de petit bûcheron pour crier "timber" à chaque fois (et heureusement car vu la masse déracinée, il finirait légèrement hystérique, et totalement aphone).
Bref, les copines, si vous optez vous aussi pour les méthodes douces, n'oubliez pas qu'il s'agit d'un combat millénaire sans cesse renouvelé, et n'hésitez pas à employer les grands moyens...
NB : la lampe frontale ne règle pas le problème du chat qui estime que le moment est bien choisi pour tenter une installation en mode sieste sur le dos alléchamment horizontalisé sur les genoux - qui sont, le chat finit par s'en apercevoir après moult tentatives d'intrusion furtive, momentanément indisponibles.
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