plan foireux once again
C'est marrant, j'ai l'impression que chaque plan foireux du lundi matin est pire que le précédent, pourtant en général déjà bien gratiné.
Vendredi midi, Vanessa d'Arcade m'appelle pour me refiler in extremis une mission, que comme une conne j'accepte humblement, bien que j'ai déjà plus d'heures qu'un temps plein pour ce mois. Le pitch consiste à aller chercher un gamin chez lui et à l'amener à l'école. J'avoue que sur le mot gamin j'ai tiqué et failli refuser, mais comme j'ai posé mon aprèm aujourd'hui, je me suis dit que ça ferait mauvais genre.
Après un dimanche pas reposant - lever à 6 heures pour amener Raph au boulot, quand il s'est rendu compte que les rollers et sa fatigue ça allait pas le faire, puis bidouillages divers et variés dans l'appart - je me lève ce matin, péniblement, toujours à 6 heures. Je devais être sur place à 7h15, c'est plutôt cool, quand je pars, personne sur la route. En chemin je m'aperçois que j'ai oublié la feuille de mission à la maison. Pas de coordonnées, pas d'adresse exacte, option demi-tour obligatoire. Je prends le papier et repars, pour tomber sur les premiers embout', évidemment.
J'arrive au portail du ghetto pour riches de ce quartier du 8°, et là, c'est le drame. Je suis censée me pointer à la villa 12, sauf que pas une seule n'a de numéro. Je commence à m'arrêter pour lire tous les noms des sonnettes quand un voisin très prévenant m'indique finalement la baraque - ah, mais fallait l'dire tout d'suite, que c'est celle avec les otaries en pierre qui surmontent le portail rose à motif doré... (on n'épiloguera pas sur l'incompatibilité manifeste de l'argent et du bon goût).
Je sonne, personne. J'appelle, et là, la meuf me fait un simili-scandale, genre ouais mais là il est trop tard, on m'avait dit 7h et il est -25. Ah. J't'explique, madame. D'abord, la moindre des politesses est de répondre à mon coup de sonnette, même si tu n'ouvres pas (des fois que je serais un braqueur lève-tôt et bien élevé). Ensuite, sur ma feuille de mission à moi, y a bien marqué 7h15, donc je vais pas me pointer un quart d'heure à l'avance, surtout un lundi matin de bonne heure, faut pas pousser non plus. Ensuite, que ce soit à mon horloge de bagnole, ma montre ou mes deux portables, il est 7h25 tout court et sans le "moins" devant, et si vos putains de taules avaient les numéros auxquels elles prétendent, j'aurais pas perdu 10 minutes à te chercher.
Et cette connasse a prétexté qu'elle ne pouvait pas me signer la feuille de mission pour preuve que je me suis bien déplacée, pour cause de rendez-vous important, et qu'elle le ferait demain. Ah mais, non, ma grande, demain c'est pas moi, et d'ailleurs vu comme c'est parti t'es pas prête de voir ma gueule un jour.
Je rentre fissa à la maison, déjà profondément évervée. Comme j'ai fait un passage à la boulangerie pour le croissant du matin, j'allume maurice, en comptant intégrer cette modeste dépense à mon fichier de compta. Et là, ben non. Excel s'ouvre, et une fenêtre "assistant de transfert de texte" m'insulte en langage codé, en me disant qu'il peut ouvrir mon fichier comme ci et comme ça, et au passage c'est quoi ces adresses mail de la redoute et de tf1 ???!!!
Bilan, à même pas 8 heures, j'étais dans une rage noire et à deux doigts de tout démolir. Ce qui est quand même relativement rare, un genre de petit exploit en soi, vu que je suis, certes, du genre à m'enflammer comme une aiguille de pin pour des conneries sans envergure, mais plus rarement en train de lutter pour réfréner une irrépressible envie d'aller hurler en pleine rue et de balancer mon ordi par la fenêtre (d'ailleurs, heureusement que c'est plutôt rare parce que je deviens infréquentable dans ces moments-là).
Là ça va mieux, et j'vais pouvoir retourner bosser dans la joie et l'allégresse... en essayant d'oublier la semaine de merde qui m'attend.
Vendredi midi, Vanessa d'Arcade m'appelle pour me refiler in extremis une mission, que comme une conne j'accepte humblement, bien que j'ai déjà plus d'heures qu'un temps plein pour ce mois. Le pitch consiste à aller chercher un gamin chez lui et à l'amener à l'école. J'avoue que sur le mot gamin j'ai tiqué et failli refuser, mais comme j'ai posé mon aprèm aujourd'hui, je me suis dit que ça ferait mauvais genre.
Après un dimanche pas reposant - lever à 6 heures pour amener Raph au boulot, quand il s'est rendu compte que les rollers et sa fatigue ça allait pas le faire, puis bidouillages divers et variés dans l'appart - je me lève ce matin, péniblement, toujours à 6 heures. Je devais être sur place à 7h15, c'est plutôt cool, quand je pars, personne sur la route. En chemin je m'aperçois que j'ai oublié la feuille de mission à la maison. Pas de coordonnées, pas d'adresse exacte, option demi-tour obligatoire. Je prends le papier et repars, pour tomber sur les premiers embout', évidemment.
J'arrive au portail du ghetto pour riches de ce quartier du 8°, et là, c'est le drame. Je suis censée me pointer à la villa 12, sauf que pas une seule n'a de numéro. Je commence à m'arrêter pour lire tous les noms des sonnettes quand un voisin très prévenant m'indique finalement la baraque - ah, mais fallait l'dire tout d'suite, que c'est celle avec les otaries en pierre qui surmontent le portail rose à motif doré... (on n'épiloguera pas sur l'incompatibilité manifeste de l'argent et du bon goût).
Je sonne, personne. J'appelle, et là, la meuf me fait un simili-scandale, genre ouais mais là il est trop tard, on m'avait dit 7h et il est -25. Ah. J't'explique, madame. D'abord, la moindre des politesses est de répondre à mon coup de sonnette, même si tu n'ouvres pas (des fois que je serais un braqueur lève-tôt et bien élevé). Ensuite, sur ma feuille de mission à moi, y a bien marqué 7h15, donc je vais pas me pointer un quart d'heure à l'avance, surtout un lundi matin de bonne heure, faut pas pousser non plus. Ensuite, que ce soit à mon horloge de bagnole, ma montre ou mes deux portables, il est 7h25 tout court et sans le "moins" devant, et si vos putains de taules avaient les numéros auxquels elles prétendent, j'aurais pas perdu 10 minutes à te chercher.
Et cette connasse a prétexté qu'elle ne pouvait pas me signer la feuille de mission pour preuve que je me suis bien déplacée, pour cause de rendez-vous important, et qu'elle le ferait demain. Ah mais, non, ma grande, demain c'est pas moi, et d'ailleurs vu comme c'est parti t'es pas prête de voir ma gueule un jour.
Je rentre fissa à la maison, déjà profondément évervée. Comme j'ai fait un passage à la boulangerie pour le croissant du matin, j'allume maurice, en comptant intégrer cette modeste dépense à mon fichier de compta. Et là, ben non. Excel s'ouvre, et une fenêtre "assistant de transfert de texte" m'insulte en langage codé, en me disant qu'il peut ouvrir mon fichier comme ci et comme ça, et au passage c'est quoi ces adresses mail de la redoute et de tf1 ???!!!
Bilan, à même pas 8 heures, j'étais dans une rage noire et à deux doigts de tout démolir. Ce qui est quand même relativement rare, un genre de petit exploit en soi, vu que je suis, certes, du genre à m'enflammer comme une aiguille de pin pour des conneries sans envergure, mais plus rarement en train de lutter pour réfréner une irrépressible envie d'aller hurler en pleine rue et de balancer mon ordi par la fenêtre (d'ailleurs, heureusement que c'est plutôt rare parce que je deviens infréquentable dans ces moments-là).
Là ça va mieux, et j'vais pouvoir retourner bosser dans la joie et l'allégresse... en essayant d'oublier la semaine de merde qui m'attend.
Publicité