Les bonnes choses ont une fin, ce qui console de savoir que les mauvaises aussi (j'avoue ne pas trop comprendre ce que je veux dire par là, mais passons). Partant, exit les vacances et bienvenue bis dans la vraie vie.
En tant que fille revendiquée, commençons par le futile. Contrairement à ce que la lecture assidue de pavés vautrée sur un canapé sous un chat, l'indifférence obtuse pour vélib' et vélov' et l'enchainement pastilla-couscous-spaghettis à la crème pouvaient laisser prévoir, je n'ai pas explosé ma balance cette semaine, c'est toujours ça de sport en moins à prévoir. Peut-être que cet acharnement à glander gras s'est trouvé inopinément compensé par le fait de porter 6 kg de bébé bien tassé pendant trois jours :). Car oui, j'ai enfin pu admirer en live les gazouillis, babils et bavouillis de l'adorable Etienne, profitez-en bien c'est pas demain la veille que je recomplimenterai un bébé (et Juliette n'en refera pas un de suite juste pour me faire mentir...). Et le voilà, mais il est plus mieux en vrai.
Je me suis bien plu dans le rôle très old school de la bonne amie qui vient décharger une jeune accouchée des menus mais obsédants petits travaux quotidiens. Même si Juliette s'est moquée de ce que mon séjour lyonnais ne me déconditionnait pas trop du boulot, rapport à la vaisselle d'une famille de 4, + 1 invitée un peu goinfrasse (voir plus haut).
Mon homme est resté égal à lui-même, tout fier de répondre à ma méfiance ("T'as pensé au changement d'heure ?") par un "Il est dix heures vingt" sûr de lui - ah oui mais non en fait doudou, il fallait l'ajouter, l'heure, pas l'enlever , là il est bientôt midi et demi et je monte dans le train :). Pas rancunier, il est gentiment venu chercher ma valise à la gare, et pour fêter ça on s'est fait le doublé quick-ciné. Lumi était en manque de câlins mais apparemment ça lui a passé, elle est présentement en train de mettre la pâtée à mes baskets...
Côté boulot, que dire, sinon que le plan foireux du lundi matin est revenu en force... Rendez-vous chez Arcade à 8h15 pour récupérer la voiture, petit savon au passage sur l'emplacement où je l'avais laissée vendredi (à cheval sur une place et un passage piéton à cause d'un connard-en-4x4 qui prenait deux places, nan mais quelle exagération dans le complexe de supériorité), je trace pour Aix où j'avais rendez-vous à 9h15. Premier bug, car bien évidemment on ne fait pas le trajet en si peu de temps un lundi matin sous l'orage. Malgré les explications relativement claires d'une collègue sur l'adresse de la mamie, je me perds à moitié (l'avantage c'est que maintenant j'ai un plan d'Aix dans la voiture), bref, j'arrive avec une bonne demi-heure de retard, et là, vous l'avez vu venir, personne chez la madame. Coup de fil à Arcade pour savoir s'il y a de la rétention d'infos dans l'air, rien, une demi-heure supplémentaire à poireauter pour finalement laisser un petit mot d'excuse et rentrer à la maison. Bilan, deux heures et demi dans le vent. J'ai l'explication en passant au bureau à midi : la dame a demandé le même jour à la même heure deux interventions, une sous son nom, une sous celui de son fils - handicapé, qui ne sort pas sans elle. Quand je suis arrivée à Aix, elle était donc déjà partie, avec l'autre accompagnatrice prévue pour l'autre mission... Qui est la plus quiche, la mamie, ou la responsable de la planification ???
Ca a continué avec le fameux rendez-vous de fin de mois, j'avais bien prévenu ma chère SophieChef que j'en voulais un, mais quand j'arrive elle est en arrêt maladie et je me retrouve face à une pauvre Emmanuelle tout juste majeure, avec qui il a fallu trois bons quarts d'heure pour réussir à comptabiliser les heures d'interventions, les heures "bureau", les déplacements à blanc, et finir par avoir un peu pitié (et un peu un monsieur qui m'attendait pour manger, pas le mien, mais ça n'empêche) et lui dire de laisser le compte des accompagnements et des trajets à Nathalie...
Bref, la routine, quoi :)
A part ça, en allant chercher Raphaël ce soir, j'ai pu admirer un spectaculairement magnifique arc-en-ciel, de Castellane à Ste Marguerite, mais alors vraiment le truc de manga à la Miyazaki, un demi-cercle parfait, pas un immeuble pour le masquer, tout le spectre jusqu'au rare indigo en relief lumineux sur un ciel bleu tendre et quelques nuages pour faire contraste, vraiment un truc de malade, le plus beau que j'ai jamais vu - même celui de Pelvoux en août 2006 avec son double reflet était moins merveilleux. Bien sûr j'avais oublié le portable à la maison, mais j'ai conduit le nez au ciel et la bouche ouverte pendant un quart d'heure, comme quoi y a pas que le chocolat qui me ramène à l'âge heureux de mes quatre ans.
J'oubliais de vous parler des chats du bateau, alias Tirou de la deuxième portée et Ticha la clocharde de la cambrousse de chez ma grand-mère. Enfin, surtout d'elle, parce qu'elle est assez comique avec son poil tout noir et ses deux bouts de pattes avant blancs, façon phares anti-brouillard. Donc spéciale dédicace aux amoureux des félins, je sais qu'il y en a quelques-uns parmi vous :), avec une photo de la bête (oui, elle est floue, mais faut dire qu'elle est assez flippée et pas évidente à chopper).