sale temps pour les cochons d'Inde

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Oui, bon, j'ai eu un sursaut d'inspi et un léger éclat de rire en surprenant ce bout de phrase en balade dans mon crâne, alors j'me fais plaisir toute seule et désolée si ça n'a rien à voir avec la suite (ce qui est le cas).
En effet, la nouvelle du jour, en réponse à Del qui se plaint qu'il n'y ait rien de nouveau ici, c'est une explosion de gaz Cours Lafayette à Lyon qui a fait un mort et 25 blessés. Comme ça à première vue, ça vous passe très loin, et je vous entends déjà marmonner que mes mini-scandalisations stériles à la petite semaine ça va bien cinq minutes. Sauf que comme c'est l'adresse de Juliette, je me suis un peu chiée dessus en tombant sur l'article alors que je jettais un oeil vague aux titres de Libé en page d'accueil de mon google. Le plus stupéfiant (pour moi) dans l'histoire, c'est que malgré tous mes séjours à Lyon je suis foutrement infoutue (c'est dire) de m'y repérer, et que pourtant au premier regard sur la photo de l'article j'ai eu un sale vieux soupçon du coin où ça avait pété. Et comme ma Ju est encore plus réfractaire que moi au portable (gardez vos remarques acides...), impossible de la joindre, je tombe juste sur un répondeur façon roumain sous prozac (merci Hélène). En désespoir de cause j'appelle ses parents en Haute-Loire, à qui j'ai pas parlé depuis, ben, euh, la classe de première, et là sa mère me rassure très gentiment (elle a du mérite, je suis la vingt-cinquième de la journée à l'appeler) : ils ont été évacués vu que ça s'est passé à 100 mètres de chez eux, ils sont hébergés chez des amis,  ils n'ont rien, et si tout le quartier a cru, au choix, au tremblement de terre ou à l'attentat, le petit Etienne, lui, n'a même pas entrouvert un oeil. En attendant j'ai bien balisé ma race, bordel, d'autant qu'un des commentaires de l'article évoque l'insouciance des badauds "notamment une jeune fille avec un bébé". Même si je sais pertinemment que Juliette n'irait jamais choisir un moment pareil pour aller faire prendre l'air à son petit homme.
A part ça, les nouvelles locales sont désespérement réjouissantes, contrairement à ce à quoi nous habituent quotidiennement des journaux télévisés acharnés à faire baliser les mamies pour qu'elles gardent bien leur droite au votant (mmh, je suis d'humeur spirituelle ce soir). Raphaël a trouvé un employeur pour sa formation d'éduc spé en septembre, et un remplacement d'ici là - les médecins, j'vous jure, le gars qu'il remplace s'est cassé un genou et on lui colle un arrêt maladie de 15 jours. Enfin pour nous c'est tout bénèf vu qu'avec la rééducation du type, Raphaël est assuré de bosser au moins deux mois. Le seul inconvénient c'est qu'il bosse à dache et que le lendemain de son embauche la RTM [le métro marseillais, Ju :)] se met en grève, comme blagounette stressante on fait pas mieux.
Lumi est toujours aussi insupportable, la nuit dernière Raphaël a craqué et remis en place la porte de la chambre à 4 h du matin, après lui avoir envoyé un shoot qui l'a manquée de peu (Lumi, pas la porte). Comme il s'est coincé la main sous la porte j'ai fini par lui filer de l'aide, et mon kiné était tout content de me martyriser l'omoplate, un peu grippée depuis.
Ma chef est toujours aussi à l'ouest, hier elle appelle un papi qui vient de perdre son fils pour lui présenter ses condoléances, et aujourd'hui elle oublie de me signaler que le papi en question ne veut personne jusqu'à lundi, du coup quand je me suis pointée la gueule enfarinée pour mes trois heures de ménage ça a un peu buggué... et j'ai bien sûr encore une fois prié in petto pour prendre un jour la place de ma boss qui décidemment navigue vraiment trop loin dans l'hyper-espace pour qu'on puisse lui envoyer une mission de sauvetage.
Harold fait un petit apéro pour son aniv demain soir, pour une fois que ça tombe le jour pile, j'ai évidemment pas pu m'empêcher de lui demander son âge réel (et à ma grande honte je suis incapable de diviser 30 par 4, c'est vraiment la loose). On a discuté un bon gros quart d'heure, du coup quand Raphaël est rentré, après avoir essayé de me joindre pour savoir s'il devait prendre du pain en passant, et qu'il m'a demandé si c'était avec mon amant que j'étais pendue au téléphone, j'ai eu un peu peur de sa réaction - euh non, juste mon ex :)
Et sinon, comme j'ai encore passé une semaine de maboul (pas loin de 40 h de boulot et pas mal de coups de stress divers et variés), je vais sur ce vous souhaiter une agréable soirée et de beaux rêves. Ah, oui, pour les amis loin, n'hésitez pas à m'appeler, vous savez que j'ai perdu la main côté téléphone mais que ça me fait toujours très plaisir de papoter avec vous :)
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Publié dans petites histoires

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