putain mais y a des plumes partout !
Ayant décidé d'offrir au - à l'époque futur - mari de ma cousine un nœud papillon comme cadeau de mariage (parce qu'il est trop stylé), j'ai fait quelques recherches inspiratrices sur Gogle et suis tombée en arrêt devant des modèles en plumes absolument superbes. Sauf que soit c'est de la haute couture (et je kiffe Driss mais mon compte en banque ne suit pas), soit c'est fabriqué à Macao et vendu 25 euros, ce qui est à mes yeux une insulte à la qualité du travail effectué.
Adonc, forte de mes capacités créatrices, j'ai décidé de me lancer dans l'affaire moi-même. J'ai tellement adoré travailler la plume comme ça que j'en ai fait deux pour Driss, un pour André, un pour mon frangin, un pour mon père, et un que je ne sais pas à qui offrir parce qu'il est bleu électrique (c'est du geai). Et comme mon marchand d’œufs me fournit gracieusement en plumes de poules, j'en ai encore au moins deux en projet - je suis sûre que Julien, le mari de ma cop's de promo Corinne, portera cet accessoire avec classe pour Anjou Vélo Vintage :).
Voilà donc ci-dessous, sous vos yeux ébahis (à vous lecteurs endurcis et endurants qui continuez peut-être à suivre ce blog malgré ses publications plus que restreintes ces dernières années !), le résultat de ma frénésie créatrice de ces derniers mois. De gauche à droite et de haut en bas : geai (plumes de corps) et cuir vert, geai (plumes d'ailes et feutrine), faisan et cuir roux, faisan bleu et bouton en nacre, pintade et feutrine, ces deux derniers accompagnés de la bretelle de soutien-gorge qui fait office de lanière.
J'ai aussi bien sûr profité des plumes pour faire des boucles, même si j'en ai déjà des caisses... Mais il faut dire que les poules d'ornement d'Aurélien ont des plumages très graphiques, dont les noms ont une certaine poésie : noir caillouté, noir barré, soie... Ci-dessous donc, une paire noir barré-pintade, et une autre avec soie (la blanche), pondeuse et faisan.
Et puis samedi, alors que ni André ni moi ne pouvions aller au marché, Aurélien est passé apporter un petit bocal de plumes au resto où bosse André, et bien que je n'ai rien pu en faire pour l'instant (elles sont toutes petites), ça a réveillé la pulsion endormie ces derniers jours, et je me suis lancée dans les bracelets manchette. Comme j'avais trouvé chez Emmaüs des échantillons de cuirs colorés quand je cherchais de quoi faire le centre des noeuds pap', et qu'à part le zébu, très épais (mais ça sert pour les canapés donc ça peut se comprendre), le cuir est plutôt facile à travailler, j'aurais eu tort de me priver :). J'ai fait le noir-caillouté lundi, et en allant me coucher j'ai eu l'inspi de tenter un "crevé", soit une découpe dans une matière qui laisse apparaitre le motif en dessous (pour la petite histoire, cette technique date de la Renaissance, concernait surtout les manches, et symboliserait les faits d'armes de la noblesse, en imitant les coups d'épée reçus...). Je dois avouer que je suis plutôt fière du résultat !
Et pour finir, comme Aurélien, en plus de s'occuper de ses poules, travaille comme livreur de nourriture pour animaux, et qu'il a des clients qui sortent du trio chien-chat-hamster, il m'a passé une jolie plume de perruche, que je me suis attelée à intégrer à une coiffe assortie à ma tenue pour le mariage. Voilà donc pour finir un combo plume de paon-plume de poulet-plume de perruche-plumes teintées de chez Claire's, cousues sur du cuir, relevées d'un petit médaillon autocollant, et complétées d'un système de fixation à base d'épingles à cheveux (un peu à l'arrache, mais suffisant pour tenir dans ma tignasse).