la Grande Crue, avant/après

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Avec un titre pareil, au moins, pas de mystère :)
Nous sommes donc partis vers midi pour faire une balade de trente bornes, à vélo, et prendre en photos quelques coins immortalisés sous la crue, vu qu'en ce moment c'est plutôt exactement l'inverse - il y a tellement de bancs de sable à certains endroits qu'on a l'impression (trompeuse) de pouvoir traverser à pied.
Contrairement à ce que je pensais, impossible de re-transférer sur l'appareil photo celles de la première série, j'ai donc noté vite fait les endroits que j'étais sûre de reconnaitre, mais bien sûr les cadrages sont un peu différents. Néanmoins, ça vous donnera une certaine idée de ce que "fleuve sauvage" signifie quand il décide de sortir de son lit - avec 4 mètres 75, la Loire a atteint son plus haut niveau depuis Napoléon III...
Commençons avec quelques photos de l'inondation qui parlent d'elles-mêmes... Dans l'ordre : l'eau à un mètre du bord de la Levée, la route qui longe la Loire et culmine à trois mètres de haut en temps normal - la piste cyclable que nous avons pu emprunter aujourd'hui est dessous :). Ensuite, un gros zoom sur la limite entre le lit normal du fleuve (là où il y a du courant) et la partie inondée. Troisième photo, un aperçu de la rive droite depuis la rive gauche : de l'eau, partout (normalement à nos pieds il y a des jardins...). Quatrième : le quai Mayaud, en bas de mon ancien appart, pendant la décrue - normalement il y a la place pour deux rangées de voitures après les arbres à gauche, et au plus haut de l'inondation, l'eau léchait le pied du mur à droite.
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la Grande Crue, avant/aprèsla Grande Crue, avant/après
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Maintenant, les comparaisons.
La base nautique de l'ile Millocheau, prise depuis le pont du Cadre Noir, et cette même base nautique avec le chateau en fond, opposée à aujourd'hui (pris d'un peu plus au milieu du pont), où en plus du banc de sable qui gêne un peu la manoeuvre de la navette touristique, vous pouvez admirer au premier plan le fond caillouteux du fleuve.
la Grande Crue, avant/aprèsla Grande Crue, avant/après
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A Saint Martin de la Place, premier village en quittant Saumur par la Levée, le repère fluo a disparu, contrairement à la piste cyclable... On s'arrête un peu au bord de l'eau, le temps d'apercevoir un serpent d'eau qui vient de choper un poiscaille. Plus loin, un héron passe en rase-motte à ras de la berge, cou rentré et ailes déployées.
A Saint Clément des Levées, un kilomètre plus loin, le panneau annonçant la piste cyclable n'est plus là, mais elle, toujours :) Et les bites bleues au niveau de la première photo ont disparu sous les baraques de forains, par contre on en voit d'autres, plus bas sur la pente.
la Grande Crue, avant/aprèsla Grande Crue, avant/après
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Traversée du pont aux Rosiers sur Loire pour rejoindre Gennes, sur la rive gauche. Je prends ce qu'il reste du fleuve depuis le milieu du pont - pas de comparaison mais c'est beau dans son genre.
A Gennes, le parc Wincanton était noyé, aujourd'hui on y a pique-niqué en bénissant l'ombre.
La rue de la piscine ne prête plus à sourire, mais au moins je n'y ai pas trempé mes baskets en faisant la maligne à vélo dans la flotte :)
la Grande Crue, avant/après
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Après on a été rejoint par la malédiction des vélos... Faut savoir que depuis le début de l'été, on en chie à bicyclette. Ca a commencé quand André a voulu changer les chambres à air de son vélo vintage, et qu'après avoir bien galéré, elles se sont avérées trouées toutes les deux. Lui, on n'en parle plus, il est toujours dans un coin... Qu'à cela ne tienne, il a son VTT - ah non, le dérailleur est foireux, et les pneus sont à plat. Bon, ben le deuxième biclou vintage, alors - ouf, rien, il a même pu faire AVV tranquille.
Ensuite, il a réalisé que son dérailleur allait bien, en vrai, mais que la roue arrière était voilée - un peu plus gênant. Et il a remis des chambres à air, bon. Il rentre un soir d'Emmaüs, "putain, j'ai crevé". On décide d'investir dans des rustines, des fois que. Rustinage, regonflage, et quelques jours après, bim, à plat... Bon ben, nouvelles chambres à air alors...
Ensuite, j'ai pris le relais... En rentrant de la Pointe du Raz, André constate que je suis un peu à plat derrière - oh, pas grand chose, sinon vingt bornes sur la jante je m'en serais rendu compte. Rentrés à Saumur, on regonfle, bien, deux jours après on veut prendre les vélos, ah tiens, c'est pas juste à plat, c'est crevé. Bon ben rustinons la chambre à air.... Quelques jours plus tard, motivés et confiants, on descend à la cave, on prend les biclous, petite balade tranquille vers les Ardillers, dans Saumur sud, et au bout de trois kilomètres, ah ah, je suis à plat... Retour à pied, je jette la chambre à air, on en pose une autre, et on en reste là - après avoir tout de même pesté contre les rustines qui servent à rien, évoqué la possibilité d'investir dans une bombe anti-crevaison, et maudit le lobby des fabricants de chambre à air, sans qui on aurait des pneus pleins increvables.
Aujourd'hui, toujours motivés et confiants, mais sans plus aucune chambre à air de secours, on décide de tenter quand même. Au début, tout va bien. A Cunault, trois bornes après Gennes et son réparateur de vélos, le VTT d'André décide de péter un câble, celui du frein avant, environ dix secondes avant que son pneu arrière décide, je vous le donne en mille, de crever. Il est quinze heures, il nous reste douze bornes, ça va nous prendre un peu plus de temps que prévu...
On repart à pied, en poussant nos vélos, jusqu'à ce qu'André se dise "plus de frein, une roue voilée, un pneu à plat, foutu pour foutu autant rouler un peu sur la jante". Aïe aïe aïe... Trois mètres plus loin, le pneu était tout bonnement sorti de la jante. Son VTT est donc présentement attaché à un poteau à Trèves, où il restera jusqu'à dimanche, quand on rentrera d'Angers.
Ensuite, ben on a marché, et puis il a un peu courru pendant que je pédalais derrière, et on a repris quelques photos à Chênehutte, après Trèves : la terrasse du bar (avant, on voit la rambarde sur la gauche, après, on voit surtout du sable), et la rue Grissay dont un des jardins avait bien pris cher.
la Grande Crue, avant/aprèsla Grande Crue, avant/après
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L'avantage d'être à pied c'est qu'on admire plus le paysage, et après Chênehutte, on tombe en arrêt devant une construction sur pilotis, en tuffeau, au bord de la route mais à moitié dissimulée par la forêt, comme un affût de chasse mais alors, pour les ours ! En s'approchant, on constate que des lianes de ronces pleines de mûres mûres dégringolent des arbres alentour. André ayant toujours des gants pour faire du vélo, il tire quelques branches, je coupe quelques grappes, et on s'offre un petit goûter inopiné, sûrs que les renards ne pissent pas si haut (oui, on nous a mis en garde contre les risques inhérents à la cueillette sauvage en milieu rural...).
On repart, et on peut récupérer la piste cyclable à la Mimerole, qui n'était pas vraiment praticable en juin.
la Grande Crue, avant/aprèsla Grande Crue, avant/après
En guise de piste, c'est une route bitumée qui longe le bord de l'eau (le Chemin de la Grande Nonne, ???), ce qui fait qu'on croise quelques voitures, et un cavalier de l'Equipe de France qui trotte allègrement sur le bas-côté. Enfin, c'est Saint-Hilaire-Saint-Florent, aux portes de Saumur, et on fait un arrêt dégustation-achat chez Ackerman - où en garant mon vélo contre leur boutique, je constate que mon pneu arrière est, attention le running gag, à plat.
On est arrivés à la maison un peu moulus, avec un vélo en moins mais des photos en plus, il était dix-neuf heures... et demain, mission chambres à air !

Publié dans balades_Saumur

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