dé-cagolisation

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Je me désespérais de ne pas avoir l'inspiration créatrice ces jours-ci, alors que vacances oblige, j'ai du temps à revendre, mais voilà-t-i pas qu'on dirait que ça revient.
Il y a fort fort longtemps, dans une boutique de chaussures à bas prix du bas de la Canebière (voyez l'genre...), une paire de compensées vert vif m'avait tapé dans l'oeil d'une force telle que je m'étais décidée à l'acheter, après avoir essayé trois ou quatre pointures histoire de me laisser quelques minutes de réflexion. Las, je les ai rarement mises, car si confortables soient-elles, mon talon avait tendance à prendre le large à chaque pas, un coup à se retrouver avec une entorse level 12. 
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Il y a dix minutes (bon, allez, quinze, le temps de rédiger l'article), j'ai eu une illumination : bon sang mais c'est bien sûr, il suffirait d'une bride et le tour serait joué ! Et comme dans tout le bordel que j'accumule, j'avais un bout de ruban aux couleurs et dimensions précisément requises, ainsi fis-je. Un scalpel, deux trous, un poussoir (un truc qui me sert occasionnellemnet à me décrasser le dessous des ongles mais qui s'avère très pratique pour faire passer le ruban à travers le trou), et bingo, simple mais efficace. Comble du chic, j'avais le vernis assorti pour masquer les deux ou trois pains laissés par mes précédentes déambulations (ou les griffes de Lumi, j'ai un doute...). 

 

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Le résultat est choupi à souhait, et ajoute une suave touche de sophistication à ces pilotis, que je vais pouvoir ré-étrenner demain en allant boire un coup place St Pierre avec Corinne et Marion.
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