vivement la prochaine !!
Samedi matin, réveil avec les poules pour marché, courses et un peu de rangement, ma mère et son compagnon Arnaud débarquant pour le déjeuner. J'avais prévu des cuisses de pintade, mais rupture de stock à la boucherie donc ce fut côtes d'agneau, riz et champignons à la crème, le tout arrosé d'un petit vin médiéval aromatisé qui a conquis Arnaud - il faut lui reconnaitre un certain goût pour l'aventure, j'avais du Pineau au frais :)
L'après-midi, après son départ à lui, je bidouille comme prévu un rapetassage de la tringle de frein avant sur le biclou, puis balade au marché vintage avec ma mère. Je récupère le matériel nécessaire pour la balade (plan, coupons pour les arrêts picole, plaque à fixer au vélo, petit sac qui va bien pour mettre tout ça dedans), et on admire les vieux biclous et les stands vintage - tiens, un barbier old school... oh mon dieu cette barboteuse en laine... rha, ces guêtres à l'ancienne en tissu impression sakura... ciel, un stand de robes rétro de l'Aspire - j'en essaye quatre avant de trouver la bonne, sous les remarques de ma mère : "Arrête, on dirait ta grand-mère...". Bonne musique, bon vin, et surtout, tout le monde déguisé ! Les hommes barbus en bretelles et gapette, les femmes allant des intégrales années 30 à la réinterprétation en docks et dentelle, et même un faux curé en délicieux bas noirs sous la soutane :) Le soir, après avoir préparé ma tenue (avec l'approbation, réelle cette fois, de ma mère), petit tour à la soirée guinguette avec Anaïs, on retrouve des potes qui font la balade "vignerons" le lendemain, bonne musique et bon vin encore, retour, dodo !
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Le dimanche, ma mère repart vers Paris après le départ de la course Vignerons (1250 participants, le maire emballé, pas encore de pluie). Je me place en tête de foule (817 personnes pour deux parcours en partie identiques, plus modeste !) pour le départ de ma course à moi, et c'est le top, sous la pluie cette fois, mais avec le sourire :)
On file vers la gare, premier pont, j'aperçois une fille de la classe qui fait bénévole sécurité, deuxième pont, on passe devant la gare, et cinq cent mètres plus loin, mon pneu avant explose. Ah ben contrairement à ce que je viens d'espérer devant un participant qui s'inquiétait de leur état de crevassement, ils n'ont pas tenu le coup... Je repars, à pied, vers le marché, passe devant la gare au moment où le train de ma mère s'en va, repasse le deuxième pont, repasse le premier pont, et sens la bride de ma sandale qui craque... Bon, restons optimistes, ça va bien se passer ! Je trouve un réparateur qui me change le pneu et la chambre à air à l'avant, et puis tant qu'à faire le pneu à l'arrière, histoire d'éviter le running gag au bout de deux kilomètres, ça lui prend une bonne heure, il se démêne à fond, il est adorable, sa femme aussi, je promets de revenir le soir pour leur offrir un coup à boire, et je profite de l'arrêt pour réparer ma godasse avec un serflex qui traine dans mon sac. La pluie s'arrête.
Je repars, seule cette fois-ci, et longe la Loire, une route bucolique à souhait, au milieu de la verdure, vignes, vergers et belles baraques, pas une voiture, c'est plat, mais pourquoi donc mon tendon s'enflamme ? Premier arrêt pour déguster les fraises au vin, mes freins ne servent pour ainsi dire à rien, un limonaire joue du Piaf, il pleut gentiment, les familles qui font le parcours de 20 bornes attendent le bac qui les fera traverser la Loire, on admire une souris qui cavale pour échapper aux minots bien intentionnés qui lui balancent des tranches de gruyère trois fois plus grosses qu'elle, et je repars. Arrivée à Gênes avec une heure de retard sur le planning prévu, je constate que je ne suis plus la seule... Des vintage et des lambda, puisqu'il y a aussi la Fête du Vélo classique. Au menu, frites, saucisse des Mauges (un gars dans la file à qui je demande si c'est une chipo ou une andouillette tente de me faire croire que c'est une "chipouillette", mais mec, c'est fini, je marche plus comme avant...), et un fabuleux gateau au chocolat que je soupçonne de contenir du caramel au beurre salé. Il y a du monde, la pause dure, ça arrange mon tendon, qui me refait la misère dès que je repars, mais basta, je profite quand même !
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La route est moins sauvage, il ya plus d'arrêts, plein de troglo, un portail spectaculaire du côté de Chênehutte-Trêves-Cunault, et sur la fin du parcours, la traversée des caves à vélo dans la pénombre, un rayon de soleil en sortant, et pas le temps de remonter sur le vélo qu'on est déjà à la suivante - trois ou quatre verres en cinq cent mètres, l'arrivée était un peu zigzagante ! En passant, j'immortalise un grand bi et un Peugeot vraiment flambants.
Je gare le vélo, vais chercher une bouteille et deux flûtes pour mes réparateurs, tout émus, et je termine la bouteille avec des Bretons croisés plusieurs fois en route. Comme l'ambiance est bonne on s'en reprend une, pour accompagner les cacahouètes grillées au feu de bois (dans une espèce de fourneau monumental qui ferait passer le matos des grilleurs de marrons ambulants pour une boite à musique), et on se fait croquer le portrait façon Manet par un "oenographe", charmant monsieur qui peind au Saumur Champigny - au début on rigolait de le voir tremper son pinceau dans son verre, à la fin on était bluffés par le résultat !
Retour pompette vers une heure, et grève du vélo pendant deux jours, le temps de capter que ma suspicion de tendinite était positionnelle (c'est de l'humour infirmier, j'ai la flemme de détailler).
Pour les photos, les miennes sont évidemment très moyennes, j'attends celles de ma mère, et il y en a quelques-unes sur le facebook de l'évènement.
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