fait beau, fait chaud, vélo
Après quelques tergiversations malvenues, une attaque en douceur avec le ponçage des poignées entachées d'un vernis écaillé pluri-décennal, et une virée chez Décat' pour du petit matériel, je m'attaque cet aprèm à la remise en état #1 de mon biclou. Pour être franche, j'avais déjà réparé la chaîne, ayant découvert que la pièce qui me manquait était vendue à l'unité. Je décide donc de m'atteler au changement des patins de frein, d'après le tuyau d'un gars du forum de Tonton Vélo, d'après qui il était possible d'adapter le caoutchouc moderne sur les supports d'origine. Ah, certes, mais en fait, pas vraiment.
D'abord, je tente de jouer du couteau pour adapter la taille du caoutchouc, mais comme il y a un pas de vis au milieu, ça ne va pas. Ensuite, je me dis, bon, pour une première expérience, on va pas se prendre la tête, et carrément monter les patins complets à la place des vieux, après tout, il y a un trou, une rondelle, un écrou, et les organisateurs vont pas me faire chier pour avoir privilégié la sécurité sur l'authenticité. Las, ça tient impec, ça fait pas trop vilain, mais le caoutchouc ne touche pas les jantes, même en tirant à fond sur la poignée. Je tente d'ajouter des rondelles sur la tige de la vis, pour rapprocher le caoutchouc, mais là, c'est la vis qui est trop courte et ne rentre plus dans le patin... Bref, je vais acheter de la gomme au mètre et retailler directement des patins de frein à remonter sur les supports d'époque, je pense que ça ira beaucoup mieux !
J'attaque ensuite le démontage du pneu - oui, car ayant acheté un gonfleur digne de ce nom, j'ai constaté que le pneu arrière est bel et bien crevé. Un exament minutieux révèle la présence d'une punaise pas du tout vintage dans ledit pneu - ah ben c'est sûr il va beaucoup moins bien marcher maintenant. Je décide donc de virer la chambre à air, même si pour l'instant je n'ai rien à mettre à la place. Changer un pneu de bagnole c'est facile, alors un pneu de vélo, ferait beau voir qu'il me résiste ! Oui, bon, il m'a fallu trois tournevis pour réussir à le faire sortir de son logement, ce qui m'a permis de constater que si tu ne dévisses pas la roue de son support, tu ne peux pas enlever le pneu... Et pour dévisser la roue et sortir donc le pneu, il m'a fallu un ôte-écrou de 8, le prolongateur qui va bien avec, une pince, et une bonne dose de dégripant. Mais j'en ai profité pour enlever les patins de frein arrière, qui sont morts aussi, donc c'est toujours ça de gagné.
Au final, j'ai pas des masses avancé, j'ai plus qu'à retourner chez Décath' pour la chambre à air, chez Brico-Man pour du polish et de la laine d'acier (histoire d'avoir de quoi décaper un peu le cadre la prochaine fois), et à espérer que ma commande de gomme à patins ne prendra pas mille ans, vu qu'il me reste trois semaines avant le grand jour...
Ci-dessous, quelques images : le maillon fort, le frein avant démonté +++, le dé-pneu-age, et la bécane en position pour la suite des opérations.
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En bonus, la minette qui squatte le jardin, son petit cadeau surprise du mois, et la saloperie qui squatte mon abri (longue comme la paume de ma main...).
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