comme un lundi
Aujourd'hui, pour la deuxième ou troisième fois seulement depuis le début du stage, j'ai bossé avec l'infirmière qui est officiellement ma tutrice. J'ai adoré. On a à peu près le même âge, elle est décontractée, drôle, elle me donne confiance en moi parce qu'elle me fait confiance, je ne sais pas trop comment, mais ça marche.
J'ai pris connaissance de ce qui s'est passé pendant le week-end pour mes deux patientes à charge, j'en ai pris deux autres, j'ai pris leurs constantes, A. m'a laissé faire les bilans sanguins et j'ai géré comme il faut (sauf la dernière des quatre, je suis passée à côté de la veine). Ca m'a pris une heure et demi mais elle me rassure en me disant "C'est normal, tu es en première année".
J'ai pas fait mes transmissions au pneumologue parce que je préparais les petits-déj, mais j'ai pu les faire aux internes (qui gèrent trois de mes patientes), et j'ai pris trois quarts d'heure pour faire une toilette, mais j'ai pu laisser la dame faire son visage et ses mains, se mettre de la crème, prendre son temps pour bouger dans le lit, j'ai fait son soin d'escarre, je l'ai convaincue de s'installer au fauteuil, je l'ai coiffée, je lui ai mis de la crème sur les jambes, j'ai changé son lit, je n'ai rien oublié du tout question matériel (bon, sauf une paire de gants en rab parce que changer un pansement d'escarre les mains pleines de mitosyl, toutes les mères qui en ont tartiné le cul de leur bébé compatiront, c'est pas possible).
J'ai préparé un pousse-seringue, et déperfusé la dame deux heures après (merci les prescriptions pas à l'heure), j'ai préparé une perfusion à quatre ampoules pour un autre patient, j'ai appris à ma tutrice la notion de "risque émotionnel" (me suis bien faite pourrir par une petite infirmière l'autre jour parce que j'ai jeté les seringues dans la poubelle normale et que ça risque de choquer les éboueurs, donc ça va avec les déchets à risque infectieux même s'il n'y a pas de risque infectieux vu que les seringues n'ont pas été en contact avec du sang potentiellement infecté, et même si le traitement de ces déchets spécialisés coûte six cent euros de plus à la tonne que le traitement des ordures ménagères - j'aime pas me faire pourrir pour rien donc j'ai fait deux heures de recherche sur le sujet...).
J'ai eu le temps de descendre des prélèvements au labo, de déjeuner avec la diététicienne, j'ai même croisé le charmant Thomas en rentrant de ma pause, qui allait prendre son service aux urgences (il est trop jeune, mais qu'est-ce qu'il est sexy...).
J'ai eu le temps de remplir mon guide de suivi de stage et de le faire compléter par A., j'ai fait mes transmissions à l'infirmière de l'après-midi (une autre A., toute jeune et très sympa aussi), j'ai croisé une copine de classe dans l'ascenseur en partant, bref, j'ai passé une matinée vraiment très bonne, et ça fait du bien parce que l'ambiance stage est un peu pesante, à force.
Et cet aprèm, mission Décathlon pour les pièces détachées du vélo, j'ai trouvé tout ce qu'il me faut sauf la tige pour le freinage, mais ça n'est que partie remise. En allant ranger le vélo, j'ai vu que la minette maraudeuse miauleuse avait un petit chaton avec elle - j'avais déjà capté qu'elle devait allaiter, j'avais aperçu des minous dans un des appentis du jardin, mais là j'en ai vu un en vrai, tout rond, avec le genre de petite moustache qui fait führer sur le net :) Du coup j'ai flippé que les autres soient morts (la mère est super maigre, j'ai sacrifié une portion de croquettes qu'elle a torché en dix secondes), j'ai taxé un escabeau dans l'appentis du proprio, et j'ai découvert, bien planqués sous le toit et en mode "imitation feulage façon cinéma muet" dès qu'ils m'ont aperçue, trois boules de poils multicolores, plus craquantes les unes que les autres. Mais je m'interroge : pourquoi la minette squatte la pelouse derrière le compost avec un seul chaton et laisse les autres seuls ?? Surtout que ça gueule sévère le soir, doit y avoir d'autres chats errants dans les parages, hier Lumi était en folie, elle a passé une demi-heure à gronder sous la fenêtre, avant de comprendre que ça ne servait à rien. Va falloir que je garde un oeil sur la marmaille...
Voilà, c'était le billet inintéressant du jour, mais comme j'avais un peu le moral dans les chaussettes ces derniers jours, ça m'a fait du bien de passer une aussi bonne journée :)
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