Donc, bien sûr, j'ai encore bu :)
Crémaillère de potes de Guillaume hier soir, rue Marengo (pour ceux qui voient pas, c'est à trois rues de chez moi), soirée à thème, concept : M. Ok, m comme moi ça va pas le faire, je table sur
m comme manga - vous connaissez la tenue si vous étiez à la soirée ibid de Fanny, sinon sachez que ça donne une grosse paire d'écrase-merde façon sandales, rose autrefois vif, des chaussettes
montantes noires avec un motif rose et mauve en arabesque entre le mollet et la cuisse (mais personne n'a rien vu sous le pantalon), un pantalon, donc, blanc à fleurs roses mais un peu passé
parce que c'était le tissu du rideau de douche de chez mes grand-parents y a trente ans, coupé façon thaï, noué devant et derrière et flottant sur les côtés, et un tee-shirt à manches
trois-quart, rose aussi, avec des yeux de bouddha en patchwork de tissus violets brodés dans le dos. Là ça reste assez sobre, mais j'avais mis le paquet sur les accessoires... Petite poche de
ceinture rose avec une plume assortie dans un carré de plexi, bague comète rose, collier artisanal en pate fimo rose vif et jaune fluo (remember, Sido, nos essais dans la cuisine de la rue
Breteuil ?!), couilles de bisounours aux oreilles (Guillaume très fier de dire à tout le monde que c'est moi que j'les fais mes bijoux :) ), macarons de cheveux tenus par des baguettes
(chinoises, évidemment), plus diverses barrettes papillons éparpillées entre les macarons et la frange, et surtout, surtout, du maquillage... Ombre à paupière rose pâle, ombre à paupière rose
cuivré, trait de crayon rose sous les yeux étiré jusqu'aux tempes, crayon rose pour couvrir les sourcils, rouge à lèvres rose sur toute la bouche et rouge à lèvres prune au milieu façon geisha,
et une bonne grosse dose de paillettes argentées du front au décolleté... plus trois bindis en dégradés de rose, un par tempe et un en troisième oeil. J'ai évité les faux cils argentés, faute de
colle...
[et en fait en photo c'est mieux, merci Guillaume !]

Bref, du grand n'importe quoi, Guillaume
frustré de pouvoir m'embrasser nulle part ("euh, j'ai un coude libre, si tu veux"), et une question cruciale : y aura-t-il des pailles pour boire les mojitos, parce que sinon les rouges à lèvres
ça va pas le faire.
On part pour la soirée, en chemin on tombe sur une poubelle bien chargée, avec un coffre en bois genre "lui, je le veux", et dedans, au milieu des peluches, des livres de contes pour enfants et
des douilles de fusil usagées, mazette, deux poignets de force - les trucs en cuir noir avec pointes de diamant en métal - juste la touche punk qu'il faut pour ma tenue un peu trop violemment
kawai. Pas le choix, on rapporte le coffre à la maison, et on repart. Ah oui, avant que j'oublie, Guillaume était en moine, donc robe de bure, tongs défoncées, grande croix blanche en carton
plume à dédicacer façon plâtre, et surtout, surtout, tonsure !!! Il a eu droit à tout : "c'est ta vraie coupe ?", "c'est une perruque ?", "mais tu rases à blanc demain, quand même ?", etc :)
[donc ça donne ça...]

On arrive à la soirée, blablabla, ménagère
marseillaise, miss muguet du mois de mai, manga goth et son marilyn manson, maharadja avec turban, pagne à motif éléphants porté à l'envers et éléphant dessiné sur la main genre quand il lève
l'index ça fait la trompe (énorme), monsieur mon bar mobile et maladroit avec plateau en carton chargé de bouteilles pendu au cou et petite moustache à la française, miss mapemonde avec petits
drapeaux dans les couettes, mariée à moustache, mousquetaire, marin(e), miss mauve, bref, y avait plus d'une cinquantaine de personnes mais très peu déguisées, j'en connaissais, allez, quatre,
des potes de Guillaume essentiellement, ah oui et Aude une collègue de Raph en métallo-mécano bleu de travail et casque de soudeuse (mais comment ça Raph t'a parlé de moi ? ben oui, on est
toujours en bons termes, si tu veux, donc on discute, et puis des fois, ben on parle des gens avec qui il bosse et qui jonglent avec mon copain, ça se fait dans certains milieux...).
Premier mojito, bien chargé, je m'étonne mais je termine le verre, quand Guillaume me dit ah merde, j'ai oublié de te mettre le perrier dedans - ah ok, c'est pas du sucre qu'il fallait que je
rajoute, j'me disais bien qu'il était un peu costaud... c'est pas grave, refais-m'en un... Deuxième mojito, je commence à aller tchatcher avec les gens et fais la bise aux arrivants que je
connais (mais j'ai plein de paillettes sur la gueule - pas grave ! ah en fait si ma copine croit qu'on a fait des choses et veut nous taper - attends jui fais la bise elle aura ses paillettes
elle aussi), troisième mojito arf plus de rhum alors une goutte de vodka c'est parti, un grand brun à rouflaquettes me gobe les couilles de bisounours (tête de Guillaume...), ça papote ça papote,
bref, sympa mais je commence à avoir du mal à négocier les virages (au passage l'appart est complètement gigantesque, six ou sept chambres, deux ou trois salons, des portes entre toutes les
pièces, la totale). Quatrième mojito le brun à rouflaquettes a dégoté une miette de rhum elle est pour moi !!! Après j'ai dit au revoir et je suis rentrée, les chaussettes dans une main et les
chaussures dans l'autre. Arrivée à la maison, dessapée-démaquillée-décoiffée à l'arrache complet, écroulage dans le lit, pense à prendre la pilule et mettre le réveil, Lumi qui s'excite
sauvagement sur mon bras mais j'ai pas senti grand-chose (constaté les balafres ce matin), mon dieu que j'ai la tête qui tangue c'est rien ça va passer, ah ben non ça passe pas, faut se lever
très très vite là, sais pas comment je suis pas tombée de l'échelle en descendant du lit, suis arrivée en rampant dans la salle de bain, vidange d'estomac, retour au lit, dodo.
Ce matin, lever 7h30, toujours un peu l'estomac baladeur, un reste de crayon dans les sourcils (impossible de me gratter hier soir malgré la démangeaison, i m'aurait fallu un cure-dent), une
bonne douche et beaucoup d'eau ! Le seul truc que j'ai pas compris, finalement, c'est pourquoi mon corps refuse désormais d'assumer plus de deux mojitos consécutifs (parce que faut pas déconner,
les deux derniers étaient risibles question alcoolémie) (en même temps, on peut considérer que le premier en valait bien trois...).
Bref, je finis tôt cette aprèm, et je crois bien que je vais passer une soirée pépouze à la maison, en mode tisane :)